Selon le Press Council Nepal Media Year Book 2082 pour l’exercice 2024/25, le secteur népalais des médias compte 8 040 publications imprimées, 1 204 stations de radio, 249 chaînes de télévision et 5 126 médias d’information en ligne. Ces chiffres désignent les médias enregistrés ou répertoriés, pas nécessairement les médias actifs ni leur audience réelle. Le Ministry of Communication and Information Technology (MoCIT), le Department of Information and Broadcasting (DOIB), Press Council Nepal (PCN), Nepal Telecommunications Authority (NTA) et National Information Commission (NIC) assument des fonctions différentes de réglementation, de déontologie et d’accès à l’information. L’accès des ménages reste inégal. Le recensement national de la population et du logement de 2021 a relevé un accès à Internet à domicile pour 37,8 % des ménages, un téléphone mobile intelligent pour 73,0 %, la télévision pour 49,4 %, la radio pour 34,2 % et un ordinateur ou portable pour 15,0 %. L’accès à Internet à domicile atteignait 45,7 % en zone urbaine et 21,5 % en zone rurale ; les chiffres provinciaux allaient de 55,2 % au Bagmati à 20,3 % au Karnali. Relief, électricité, possession d’appareils, données mobiles et prix des abonnements influencent l’utilisation possible des services. L’existence d’un média répertorié ou d’une plateforme ne garantit donc pas un accès pratique partout. La Constitution protège la liberté de communication et interdit la censure préalable. Elle autorise aussi des restrictions prévues par la loi concernant la souveraineté, l’intégrité territoriale, les relations entre communautés, la sédition, la diffamation, l’outrage au tribunal, l’incitation au crime, la décence ou la morale publiques, et la discrimination fondée sur la caste ou le genre. L’article 27 et le Right to Information Act 2064 fondent les demandes d’information auprès des organismes publics. L’article 28 et le Privacy Act 2075 protègent la vie privée, tandis que le Copyright Act 2059 protège les œuvres créatives et journalistiques. La déontologie journalistique relève du code de Press Council Nepal. Il exige des sources fiables et une base factuelle, l’objectivité, l’équilibre, la correction et la possibilité de répondre. Il protège les sources et la vie privée, interdit la discrimination et impose des précautions concernant les victimes et l’identité des enfants. La publicité ne doit pas être présentée comme de l’information, et les images, vidéos ou sons manipulés ne doivent pas être présentés comme authentiques. Les plaintes concernant les médias ou le journalisme peuvent être déposées en ligne auprès du PCN. Les suites possibles incluent correction, droit de réponse, excuses, avertissement, retrait d’une classification ou d’un soutien, mesures touchant un laissez-passer de presse ou une accréditation, et recommandations d’autres mesures. La radiodiffusion relève de règles distinctes en matière de licence. Le DOIB délivre et renouvelle les autorisations FM, télévision et liaison descendante en vertu du National Broadcasting Act 2049 et des Rules 2052, du Radio Act 2014 et des Radio Communication Licence Rules. Une demande FM ordinaire est traitée en environ deux semaines si le dossier est complet. Les frais de licence vont de 1 000 à 20 000 000 roupies selon la puissance de transmission. Le renouvellement coûte 10 % des frais de licence et la demande doit être déposée avant la fin d’Ashadh. Un retard supérieur à six mois peut entraîner l’annulation automatique. Les demandes de liaison descendante coûtent 10 000 roupies ; les frais de chaîne sont d’environ 100 000 à 700 000 roupies selon que le service est gratuit ou payant et diffuse de la publicité ou non. Le traitement prend environ deux mois et les frais de distribution représentent 2 % du chiffre d’affaires annuel brut. Le service public audiovisuel est assuré par Public Service Broadcasting Nepal en vertu du Public Service Broadcasting Act 2081. Radio Nepal diffuse en continu, dispose de sept stations provinciales et de 36 relais FM, et diffuse des informations en 26 langues et des programmes en 25 langues. Sa couverture déclarée dans l’Economic Survey de l’exercice 2081/82 était d’environ 94 %. Nepal Television exploite en continu cinq chaînes HD et propose l’accès par le web, une application, YouTube et Facebook, notamment en direct, en rattrapage et à la demande, gratuitement ou contre paiement. Le Népal ne compte pas de plateforme locale de diffusion en continu qui domine seule le marché national. Les options comprennent les services web et d’application de Radio Nepal, les services en direct, en rattrapage et à la demande de Nepal Television, les chaînes de télévision privées et YouTube, les portails en ligne et les services internationaux. L’accès dépend du fournisseur Internet, des données mobiles, de l’appareil, de l’électricité, de l’abonnement, de la licence de la plateforme et d’éventuelles restrictions géographiques. Les coûts varient donc selon le service. Une licence NTA pour fournisseur Internet, qui coûte 300 000 roupies et 270 000 au renouvellement, est un coût fournisseur, et non le prix payé par l’utilisateur individuel. Les réseaux sociaux sont soumis à la Directive for Managing the Use of Social Networks 2023 et aux avis connexes du MoCIT. Une plateforme peut devoir être inscrite auprès du MoCIT, disposer d’un point de contact au Népal, d’un responsable résident du traitement des plaintes et d’un responsable de l’autorégulation ou de la conformité. La modération et le filtrage sont censés couvrir les contenus népalais et en langues nationales ; les plateformes peuvent devoir coopérer concernant les contenus illicites ou inappropriés et les cybercrimes. Le non-respect peut entraîner une désactivation ou un blocage. Il faut vérifier séparément la disponibilité et le statut actuel d’une plateforme plutôt que de les présumer pour chaque service. L’intérêt supérieur, la protection et les droits au développement des enfants s’appliquent en vertu du Children Act 2075. Les enfants ont aussi des droits à la vie privée, et un Judicial Committee local peut recevoir une plainte pour violation de leurs droits. Les contenus journalistiques ne devraient pas révéler d’informations identifiantes sur des enfants dans des affaires sexuelles ou socialement stigmatisées et devraient éviter toute nouvelle victimisation. Les sources examinées n’établissent pas de norme nationale uniforme de classification par âge ou de protection des jeunes pour chaque plateforme de diffusion en continu et de réseaux sociaux. La population participe au système médiatique népalais en lisant, écoutant, regardant, commentant, déposant des plaintes, demandant des informations publiques et pratiquant le journalisme citoyen dans le respect de la loi. Une demande d’information est normalement adressée au responsable de l’information compétent. La charte de service du DOIB prévoit une réponse le jour même ou le traitement selon le délai applicable au titre du Right to Information et les frais prévus par la loi. En cas de refus d’accès, le demandeur peut déposer plainte ou appel auprès du NIC. Les médias de service public proposent aussi des canaux d’information et de plainte ; le PCN traite les plaintes portant sur la conduite des médias et des journalistes. L’accès professionnel relève de procédures distinctes. Le DOIB peut archiver le jour même une inscription de média en ligne si les justificatifs requis sont complets, notamment inscription de l’entreprise, acte constitutif et statuts, informations de domaine, données PAN ou TVA, inscription au PCN, justificatif de citoyenneté, résolution du conseil et photographies. Un laissez-passer de presse coûte 400 roupies pour un représentant local, 600 pour un journaliste indépendant et 900 pour un laissez-passer temporaire ; le traitement est indiqué comme effectué le jour même. Les frais pour la presse étrangère sont de 1 500 roupies pour un laissez-passer ordinaire, 900 pour un temporaire et 500 pour une recommandation de visa autre que touristique. Selon les éléments de recherche, un litige professionnel d’un journaliste traité par le DOIB prend environ 30 jours. Les prestataires de médias, journalistes, plateformes et utilisateurs ont des responsabilités distinctes : exactitude et équilibre des reportages, corrections, vie privée et protection des enfants, respect du droit d’auteur et absence de contenu haineux ou incitant au crime. Le choix concret d’un média dépend de l’objectif — information, service public, divertissement, couverture locale, participation ou publication professionnelle — ainsi que de la connexion, de l’appareil, de la langue, du prix et du statut juridique disponibles.
Les médias au Népal
Le Népal possède un système médiatique diversifié mais fragmenté, comprenant presse écrite, radio, télévision, actualité en ligne, diffusion en continu et réseaux sociaux. L’accès varie fortement selon la province, le lieu de résidence, les revenus, la connectivité, les appareils et l’approvisionnement en électricité. Liberté des médias, accès à l’information, vie privée, droits d’auteur, protection de l’enfance et obligations telles que l’exactitude et la correction relèvent de règles constitutionnelles, légales et professionnelles.
Conseil
Choisissez un média selon votre objectif, votre lieu, votre connexion, votre appareil, votre langue et votre budget, plutôt qu’en fonction de son nombre d’enregistrements ou de sa marque. Pour les informations sensibles, vérifiez la date, la source et le fondement juridique et, lorsque c’est possible, consultez plusieurs canaux fiables. Pour publier, diffuser, demander des informations ou déposer une plainte, gardez des justificatifs écrits des autorisations, sources, échéances et réponses.

