Le marché du travail du Népal comprend les personnes qui proposent leur travail, les entreprises et institutions qui recrutent, les travailleurs indépendants, les entreprises familiales et les programmes publics d’emploi. Le ministère de la Jeunesse, du Travail et de l’Emploi, le Bureau national de statistique, le Département du travail et de la sécurité au travail, le Département de l’emploi à l’étranger et les collectivités locales se partagent les responsabilités en matière de politique, de données, de protection des travailleurs, d’emploi à l’étranger et de prestation de services. Le recensement national de la population et du logement de 2021 a relevé l’activité économique des 12 mois précédents pour 14,983,310 personnes âgées de 10 ans et plus. Il a dénombré 11,038,105 personnes habituellement actives, dont 10,270,447 personnes habituellement en emploi, soit 93.05 % du groupe actif, et 767,658 personnes habituellement au chômage, soit 6.95 %. L’enquête sur le niveau de vie des ménages 2022/23 apporte un aperçu plus récent des ménages et du travail. La quatrième enquête sur la population active du Népal était encore en cours lorsque la recherche a été achevée ; ses résultats n’étaient donc pas disponibles. Les anciennes données sur la population active ne doivent pas être considérées comme des estimations actuelles. Dans la structure fondée sur le recensement, l’agriculture, la sylviculture et la pêche représentaient 57.3 % de l’emploi. Le commerce de gros et de détail, y compris la réparation de véhicules à moteur, en représentait 12.5 % ; la construction, 8.1 % ; les autres services, 3.9 % ; et la fabrication, 3.8 %. Par secteur institutionnel, les entreprises familiales représentaient 61.8 % du travail, les entreprises non financières 32.7 %, l’administration publique 3.9 %, les entreprises financières 1.1 % et les institutions sans but lucratif 0.4 %. Cette structure aide à comprendre pourquoi le travail à son compte et les arrangements informels restent répandus. Les principaux groupes professionnels étaient les travailleurs qualifiés de l’agriculture, de la sylviculture et de la pêche (50.1 %), les professions élémentaires (23 %), les services et la vente (5.8 %), l’artisanat et métiers apparentés (5.6 %), les cadres (5.1 %), les professions intellectuelles et scientifiques (3.8 %), les conducteurs d’installations et de machines (2.7 %), les techniciens et professions intermédiaires (1.9 %), les employés de bureau (1.3 %) et les forces armées (0.7 %). Selon le statut professionnel, 55.3 % travaillaient à leur compte, 28.6 % étaient salariés, 14.5 % étaient des travailleurs familiaux contribuant à l’activité et 1.4 % étaient des employeurs. L’enquête plus ancienne sur la population active 2017/18 estimait que le secteur informel représentait 62.2 % et le secteur formel 37.8 % selon la répartition entre secteurs formel et informel. Avec sa définition distincte de l’emploi, elle estimait que 84.6 % des emplois étaient informels et 15.4 % formels. Ces données reposent sur des définitions différentes de celles des enquêtes plus récentes. La même enquête historique indiquait un taux d’activité de 38.5 %, soit 53.8 % pour les hommes et 26.3 % pour les femmes ; le chômage était de 11.4 %, soit 10.3 % pour les hommes et 13.1 % pour les femmes ; et le sous-emploi au sens large de 39.2 %. Le salaire mensuel médian des salariés était de 15,208 NPR, contre 18,000 NPR pour les hommes et 12,000 NPR pour les femmes. Ces rémunérations sont des indicateurs historiques, et non le salaire minimum légal actuel. Les possibilités régionales diffèrent entre les sept provinces du Népal. Le Bagmati concentre le plus d’emplois salariés diversifiés, de services et d’industrie. Le Madhesh est davantage tourné vers l’agriculture. Le Gandaki présente un intérêt particulier pour l’hébergement et le tourisme. Le Karnali et le Sudurpashchim sont moins diversifiés sur le plan économique et connaissent davantage de contraintes d’accès. Les données par province, district et niveau local peuvent fournir plus de détails, mais il n’existe pas au Népal de modèle salarial régional unique qui s’applique partout. La formation technique et professionnelle relie certains travailleurs au marché du travail. Le Conseil de l’enseignement technique et de la formation professionnelle, appelé CTEVT, propose des diplômes et des programmes de niveau certificat de compétence, des formations pré-diplômantes et des programmes de certificat de fin d’études techniques, des cours de courte durée et des programmes d’apprentissage ou en alternance. Les diplômes durent couramment trois ans. Les formations pré-diplômantes durent souvent 12 mois plus six mois de formation en milieu professionnel, ou suivent des formats plus longs de trois plus un an, selon le programme. Les cours courts durent couramment environ 140 heures à plus de 550 heures. L’admission peut exiger d’avoir réussi ou passé l’examen d’enseignement scolaire (SEE) ou l’ancien certificat de fin d’études secondaires (SLC), ainsi que les notes propres au programme ou un examen d’entrée. Les frais et les places disponibles varient selon l’établissement. Le Bureau national de certification des compétences propose des évaluations et des certifications de compétences, tandis que le Système népalais de qualifications professionnelles est en cours d’élaboration et de transition ; il ne constitue pas un régime universel de permis professionnel obligatoire. La mise en relation avec des emplois est proposée par le portail public Jobkhoj du Département du travail, les centres de services pour l’emploi des 753 niveaux locaux, le portail d’information sur les formations du CTEVT, les recommandations privées et les réseaux informels. Le Programme du Premier ministre pour l’emploi et le Programme national de promotion de l’emploi inscrivent les chômeurs à des travaux publics ou à des dispositifs de rémunération au travail de courte durée, avec un objectif stratégique de 100 jours. L’activité indépendante constitue également une voie importante. L’inscription ou la formation n’entraîne pas automatiquement un placement ; l’accès dépend de l’éducation, du genre, de la province, de la connectivité Internet et des décisions migratoires. Pour les salariés, la loi du travail 2074 établit le cadre légal des normes minimales, des contrats, de la rémunération dès le début du travail, des congés, de la sécurité sociale et de la santé et de la sécurité au travail. À compter du 1 Shrawan 2082, la rémunération minimale indiquée est de 19,550 NPR par mois hors plantations de thé, soit 12,170 NPR de salaire de base et 7,380 NPR d’allocation de cherté de la vie. Les taux équivalents sont de 754 NPR par jour, 101 NPR par heure et 107 NPR par heure pour le travail à temps partiel. Le Département du travail et de la sécurité au travail effectue les inspections et veille à la conformité. Lorsque la loi s’applique, une rémunération inférieure au minimum légal n’est pas valable ; toutefois, le travail informel et indépendant bénéficie souvent d’une protection moins effective. L’emploi à l’étranger est une voie importante du marché du travail. En 2023/24, le Népal a délivré 460,102 nouvelles autorisations de travail et 741,297 autorisations, renouvellements compris. Les femmes représentaient 12.9 % des nouvelles autorisations. Elles couvraient 148 pays, dont les pays du Conseil de coopération du Golfe pour 281,849 nouvelles autorisations et la Malaisie pour 81,382. Les provinces du Madhesh, du Koshi, du Lumbini et du Bagmati étaient les principaux lieux d’origine. La migration soutient les revenus des ménages par les transferts de fonds, mais elle réduit aussi l’offre de main-d’œuvre nationale et expose les travailleurs aux frais de recrutement, aux faux contrats, aux risques pour la sécurité et aux changements de politique des pays de destination. La procédure d’emploi à l’étranger passe par le Département de l’emploi à l’étranger et le Système d’information sur la gestion de l’emploi à l’étranger (FEIMS). Le travailleur remplit normalement un formulaire en ligne, suit une formation d’orientation préalable au départ, passe un examen médical, souscrit une assurance et verse les cotisations de sécurité sociale et au fonds de bien-être, puis obtient l’autorisation de travail. En général, le passeport doit être valide au moins 90 jours et le dossier doit comprendre un visa, un contrat et des justificatifs de l’employeur valides. Le travailleur peut suivre une procédure individuelle, passer par une agence agréée ou utiliser une filière intergouvernementale. Le Département de l’emploi à l’étranger propose un moteur de recherche d’emplois à l’étranger et un système de plaintes. Les montants d’assurance indiqués selon l’âge sont de 3,708 NPR pour les 18 à 35 ans, de 4,931 NPR pour les 36 à 50 ans et de 9,463 NPR pour les 51 à 64 ans, auxquels s’ajoutent 2,308 NPR pour la sécurité sociale et 1,500 NPR pour le fonds de bien-être. Les frais de santé, de formation et de recrutement varient. Des agents non agréés et de faux documents peuvent priver le travailleur de protections juridiques et financières fiables. Le développement du marché du travail népalais reste étroitement lié à la migration et aux transferts de fonds, tandis que la création d’emplois nationaux de qualité est limitée. Le Programme national de promotion de l’emploi pour l’exercice 2082/83 associe emploi public, compétences, entrepreneuriat et formalisation. L’hydroélectricité, le tourisme, les services numériques, la fabrication, la transformation agricole et les secteurs liés à l’exportation sont définis comme des domaines prioritaires de croissance et d’emploi. Ce sont des domaines d’opportunité économique et de politique publique, et non des garanties de postes vacants ou de revenus.
Marché du travail au Népal
Le marché du travail népalais est façonné par l’agriculture, l’activité indépendante, le travail informel et une importante voie d’emploi à l’étranger, ainsi que par le développement des services, de la construction et de l’industrie. Lors du recensement de 2021, 10,270,447 personnes étaient habituellement en emploi et 767,658 habituellement au chômage, parmi les 14,983,310 personnes âgées de 10 ans et plus ayant déclaré une activité économique au cours des 12 mois précédents. L’accès au travail dépend des compétences, de l’éducation, du genre, de la province, de la connectivité et de la migration ; la rémunération et la protection juridique varient entre emplois formels, entreprises familiales et travail informel. Les services publics de l’emploi, la formation technique, les réseaux privés et les filières agréées d’emploi à l’étranger mettent les travailleurs en relation avec des possibilités, sans garantir de placement.
Conseil
Utilisez les services du marché du travail népalais pour comparer une possibilité réaliste dans le pays avec une formation, une activité indépendante, un emploi public ou un emploi à l’étranger vérifié ; ne prenez pas une statistique nationale pour une prévision personnelle. Commencez par évaluer le travail auquel vous pouvez accéder, les compétences et documents nécessaires, la rémunération après frais et les protections liées à l’arrangement. Considérez une offre étrangère non vérifiée ou un emploi informel moins protégé comme un choix plus risqué, même si le salaire annoncé paraît intéressant.

