Le système d’apprentissage du Népal propose une formation pratique dans des métiers tels que la mécanique, l’agriculture, la sylviculture, l’ingénierie, l’hôtellerie, le tourisme, l’artisanat, le textile, l’habillement et d’autres professions. Le Conseil de l’enseignement technique et de la formation professionnelle (CTEVT) définit les programmes, agrée ou affilie les prestataires, soutient le contrôle de la qualité, organise les examens par son Bureau du contrôleur des examens (OCE) et délivre les certificats. La formation en milieu de travail a lieu dans une entreprise ou une industrie, tandis que l’institut de formation assure l’enseignement théorique et les travaux pratiques de base. Un formateur interne ou superviseur industriel suit les tâches professionnelles, l’assiduité et le livret d’apprentissage. Les parcours officiels comprennent la formation d’apprenti industriel pré-diplômante, qui dure généralement 24 mois, et un modèle d’apprentissage de niveau diplôme régi par la directive de mise en œuvre de la formation par apprentissage 2082, modulaire et d’une durée habituelle de 36 mois. Les avis de programme et l’état de mise en œuvre peuvent changer ; l’avis actuel du CTEVT et le programme publié par l’établissement choisi déterminent donc la durée et la structure applicables. Une formation pré-diplômante classique dure généralement environ 18 mois et peut comprendre 12 mois de cours suivis de 6 mois de formation en milieu professionnel, mais il s’agit d’un programme distinct des différentes options d’apprentissage. L’admission exige généralement la citoyenneté népalaise, un âge minimal de 16 ans, une aptitude mentale et physique correspondant au métier et au moins la qualification précisée dans le programme, souvent le SEE ou une qualification équivalente. Il faut également une possibilité d’apprentissage ou une recommandation d’une entreprise. La sélection peut comprendre un examen écrit d’entrée et un entretien. Dans le modèle d’apprentissage documenté, le score de sélection est calculé à partir du dossier de candidature (20 %), de la recommandation de l’entreprise (20 %), de l’examen écrit (30 %) et de l’entretien (30 %). Un représentant local de l’éducation fait partie du comité de sélection. Le respect des critères de base ne garantit pas l’admission, car le nombre de places et de stages en entreprise est limité. L’accord devrait désigner l’apprenti, l’entreprise ou l’organisation qui le parraine et l’institut de formation. Il devrait préciser les modalités d’apprentissage, les obligations d’assiduité, la supervision, les tâches sur le lieu de travail et les règles d’évaluation applicables. Dans un exemple documenté de formation pré-diplômante en mécanique, le programme comporte 1,280 heures à l’institut et 2,600 heures, soit 65 semaines, en entreprise, avec un volet de formation en alternance de 160 heures. La charge de formation totale est de 3,880 heures. L’exemple exige une assiduité d’au moins 80 % aux cours théoriques et de 90 % à la formation pratique ou industrielle ; un autre programme peut fixer des règles différentes. L’institut et l’entreprise effectuent l’évaluation interne, tandis que l’OCE organise l’examen externe final. Dans le modèle d’apprentissage documenté, l’évaluation interne et l’examen final comptent chacun pour 50 %. L’apprenant doit obtenir au moins 40 % en théorie et 60 % dans la pratique ou la formation industrielle, et réussir chaque matière ou élément exigé par le programme. La réussite donne droit à un certificat pré-diplômant du CTEVT ou au certificat prévu par le programme. Elle ne garantit ni un emploi, ni l’accès automatique à un diplôme, ni une licence professionnelle. Le diplômé peut postuler à un emploi ou à une formation complémentaire, sous réserve des règles de l’employeur, du programme et de l’autorité concernée. La loi du travail 2074 distingue l’apprenti formé selon un programme approuvé et un accord avec un établissement d’enseignement d’un travailleur salarié régulier. Si l’établissement affecte l’apprenti à des tâches ne relevant pas du programme approuvé, la personne peut être considérée comme un travailleur régulier. Les apprentis bénéficient d’une protection de la santé et de la sécurité au travail équivalente à celle des travailleurs ; l’établissement prend généralement en charge les soins après un accident et l’indemnisation de l’invalidité, sauf disposition contraire dans l’accord. Selon les règles citées, le travail ne dépasse pas huit heures par jour et 48 heures par semaine. L’apprenti doit également respecter l’assiduité et les consignes de sécurité, accomplir ses tâches et tenir un livret exact. Le stagiaire Talimi relève d’une catégorie distincte, soumise à d’autres dispositions, notamment une durée habituelle maximale d’un an et des avantages liés à l’emploi précisés par les règles ; l’accord devrait indiquer la catégorie appropriée. La formation est assurée par des écoles constituantes du CTEVT, des écoles partenaires, des programmes techniques d’établissements scolaires communautaires, des instituts techniques privés affiliés et des prestataires agréés de formation courte. La disponibilité des lieux de travail et la qualité des prestataires varient selon les régions ; les établissements sont les plus concentrés au Bagmati. Pour l’exercice 2081/82, le réseau du CTEVT comprenait 67 écoles constituantes, 58 écoles partenaires, 639 programmes techniques d’établissements communautaires, 439 instituts techniques privés affiliés et 1,850 prestataires privés de formation courte affiliés ou agréés. Ces chiffres décrivent l’ensemble du réseau de formation technique et professionnelle, et non le nombre de places d’apprentissage dans un établissement donné. Les frais d’apprentissage dépendent du programme, du prestataire et du financement. Pour l’exercice 2081/82, les plafonds du CTEVT comprenaient 15,000 à 22,000 NPR pour les formations pré-diplômantes des écoles constituantes, 55,000 à 65,000 NPR pour les formations pré-diplômantes communautaires ou partenaires, et jusqu’à 160,000 NPR pour les formations de diplôme ou certificat des écoles constituantes, ou 190,000 NPR pour les formations communautaires ou partenaires. Les frais propres à l’apprentissage peuvent différer ; le paiement peut être réparti en échéances de 40 %, 30 % et 30 %. Les aides publiques, provinciales, locales et liées aux projets peuvent réduire le montant à payer. Environ 10 % des places des programmes réguliers sont réservées à des groupes déterminés par des bourses classées ; les bourses au mérite et spéciales peuvent exonérer des frais. Les bénéficiaires admissibles d’une bourse spéciale peuvent également recevoir une aide à l’hébergement, 3,500 NPR par mois pour les dépenses courantes, 1,500 NPR par an pour le transport et 2,500 NPR par an pour les vêtements. Au Népal, huit programmes d’apprentissage étaient actifs, avec un quota de 2,585 places et 2,429 apprentis inscrits pour l’exercice 2081/82, tandis que neuf programmes d’apprentissage étaient répertoriés. L’apprentissage est donc une voie établie mais plus restreinte que les formations pré-diplômantes et diplômantes classiques en établissement. Les formations professionnelles de courte durée et la certification du Bureau national de certification des compétences (NSTB) constituent d’autres options pour les personnes ayant déjà une expérience pratique. Le NSTB évalue les compétences par rapport aux normes nationales de compétences professionnelles (NOSS) ; selon le niveau, l’admissibilité peut reposer sur l’expérience, une formation pertinente ou les deux. La reconnaissance des acquis (RPL) peut évaluer les apprentissages issus d’un emploi, de la pratique individuelle, d’activités familiales ou communautaires, du bénévolat, du coaching, de l’étude personnelle ou d’un travail à l’étranger. Un centre désigné évalue les compétences et peut délivrer un certificat de compétences complet ou un relevé des acquis pour les unités réussies, avec une nouvelle évaluation ou une formation complémentaire pour combler les lacunes.
Apprentissage au Népal
Au Népal, l’apprentissage associe une formation structurée en milieu de travail à un enseignement dispensé par un établissement de formation. Il fait partie de l’enseignement et de la formation techniques et professionnels (TVET), mais représente une voie moins développée que les formations pré-diplômantes et diplômantes classiques. Les apprentis se forment généralement dans le cadre d’un accord réunissant l’apprenti, une entreprise ou un secteur industriel et un institut de formation ; ils obtiennent un certificat du CTEVT après avoir réussi les évaluations requises.
Conseil
Au Népal, choisissez l’apprentissage lorsque vous pouvez vérifier l’existence d’un véritable stage en entreprise, d’un apprentissage supervisé en milieu de travail et d’un programme actuel approuvé par le CTEVT. Pour bénéficier des garanties les plus solides, vérifiez l’accord écrit, les frais exacts, les règles d’assiduité, les seuils d’évaluation et les responsabilités en matière de sécurité avant d’accepter une place. Considérez le certificat comme une qualification permettant de présenter des candidatures, et non comme une promesse d’emploi.

