Le Népal ne possède ni autorité centrale, ni système d’enregistrement, ni obligation juridique générale de créer, entretenir ou soutenir financièrement une amitié. साथी (sathi) et मित्र (mitra) sont des mots courants pour ami ou compagnon. Miteri désigne une amitié rituelle ou symbolique présente dans certaines communautés régionales et ethniques ; un guthi est une association sociale ou religieuse. Un friendship guthi peut organiser entraide économique ou soutien lors de funérailles, surtout dans les communautés newar de Bhaktapur. Ces termes ne désignent pas un système d’amitié commun à tout le Népal. Les amitiés se construisent par des contacts personnels ou numériques répétés, des activités partagées, la réciprocité, la confiance et l’entraide pratique ou émotionnelle. Écoles, universités, lieux de travail, quartiers, groupes sportifs ou culturels, associations bénévoles, groupes de jeunes et ONG offrent des occasions de rencontre. Yuwa Clubs locaux, Ward Clubs, activités du Youth Parliament et autres groupes communautaires proposent des cadres plus organisés. Le National Youth Council s’adresse aux jeunes de 16 à 40 ans ; l’adhésion aux clubs suit la procédure locale et les niveaux supérieurs du Youth Parliament peuvent exiger une recommandation municipale et un appel à candidatures applicable. Selon l’organisation du service, des conseils aux jeunes peuvent être gratuits pendant une journée, en personne, en ligne ou en groupe. Les groupes informels établissent souvent leurs propres conditions d’accès selon intérêt, lieu, âge ou confiance ; il n’existe pas de critère uniforme valable dans tout le Népal. Règles locales, langue, caste ou origine ethnique, genre, situation économique, mobilité et statut migratoire peuvent influencer la participation. Le Népal compte 125 groupes de castes et d’ethnies, 10 religions et 123 langues ; un groupe peut sembler ouvert en principe tout en étant difficile d’accès en pratique. Une étude menée auprès de jeunes en zone rurale près de Katmandou a constaté que les amitiés entre classes sociales étaient moins fréquentes que celles au sein d’une même classe. L’étude faisait état d’un fort intérêt pour ces amitiés chez 88 % des participants de classe inférieure, mais seuls 21 % les jugeaient réalisables grâce à des intérêts ou contacts de voisinage communs. Hiérarchie, statut social, réputation familiale et discrimination étaient décrits comme des obstacles ; ces résultats n’établissent pas une prévalence nationale. Une amitié peut comprendre rencontres régulières, appels ou messages, travail, loisirs ou activités communautaires partagés. Le droit népalais n’impose aucune obligation générale de rester en contact, d’être exclusif ou de donner de l’argent à un ami. Les limites personnelles et l’accord mutuel déterminent le soutien approprié. Un accord écrit de groupe peut fixer cotisations, présence, rôles et montant de l’aide prévue. Dans une étude ethnographique menée à Bhaktapur en 2018–2019, les friendship guthis réunissaient plus de 100 ménages, dont 70 participants actuels ou anciens. Les groupes comptaient environ 4 à 55 personnes et pouvaient s’appuyer sur cotisations régulières, réunions et accords écrits pour l’aide économique ou funéraire. Un cas documenté mentionnait 3 000 NPR par mois ; ce montant n’est ni un tarif ni une norme nationale. Une Tol Bikas Sanstha peut être un groupe local de quartier ou de développement, selon un modèle de procédure du Ministry of Federal Affairs and General Administration. Règles de création et d’enregistrement diffèrent selon les municipalités. À titre d’exemple, une procédure de Chure prévoyait réunion des résidents locaux, frais de 500 NPR et traitement le jour même. Il s’agit d’une démarche de développement communautaire, pas d’un système formel d’enregistrement des amitiés. Chacun peut mettre fin à une amitié ou réduire les contacts sans procédure obligatoire générale. Si un différend sérieux se prête à la médiation communautaire, le Mediation Act 2068 prévoit une démarche volontaire locale. Le médiateur peut être un membre respecté de la communauté, une institution communautaire, un travailleur social ou un enseignant. Une partie peut déposer une demande et l’autre doit être invitée dans les sept jours. Si elle refuse, la démarche prend fin. Selon le cadre indiqué, la médiation peut durer au maximum 60 jours pour les affaires civiles et 30 jours pour les affaires pénales. Elle ne remplace pas les procédures de protection ou pénales en cas de danger, de maltraitance ou d’infraction. En cas de cyberharcèlement, fausse identité, chantage, piratage ou publication non autorisée lié à une amitié, une plainte peut être déposée auprès d’un poste de police de district, de zone ou de quartier, ou du Nepal Police Cyber Bureau. Elle peut être rédigée en anglais ou népalais, remise en personne ou par courriel, avec pièce d’identité, URL ou captures d’écran. Les urgences policières sont joignables au 100. Les enfants confrontés à une amitié ou situation en ligne risquée peuvent contacter le National Child Right Council ou la ligne gratuite Child Helpline au 1098 pour protection, conseils, soutien psychosocial, sauvetage, hébergement temporaire, réunification familiale ou réinsertion. Le 104 aide à localiser les enfants. La ligne d’information gouvernementale sur la santé mentale, au 1166, fournit des renseignements psychologiques ou de l’aide si un conflit amical provoque une détresse importante.
Amitié au Népal
Au Népal, l’amitié est généralement une relation informelle et librement choisie, entretenue par la confiance, des contacts répétés et un soutien mutuel. Les gens se rencontrent souvent à l’école, au travail, dans le voisinage, par les réseaux familiaux ou communautaires, ainsi que dans des clubs et par communication numérique. Accès et attentes peuvent varier selon la langue, la caste, l’origine ethnique, le genre, la classe sociale, l’âge, la mobilité et les coutumes locales.
Conseil
Au Népal, choisissez une voie d’amitié qui permet des contacts répétés, une confiance mutuelle et un accès réaliste. Commencez par l’école, le travail, le voisinage, un groupe d’intérêt commun ou une activité organisée pour les jeunes et clarifiez les règles locales avant de vous engager en temps ou en argent. Gardez des limites personnelles claires et adressez les conflits graves, abus en ligne ou situations dangereuses au service d’aide compétent.

