Le dispositif officiel de Nauru concerne principalement les chiens. La Dog Management and Control Unit (DMU), le Department of Justice and Border Control, la Quarantine Division et le Director ou Chief of Quarantine assurent différentes fonctions liées aux licences, au contrôle et à l’importation. L’Animals Act 1982, l’Agricultural Quarantine Act 1999, le Dog Management and Control Act 2017, le Dog Management and Control (Import) Regulations 2021 et l’Agricultural Quarantine (Animal Import) Regulations 2008 constituent le principal cadre juridique. Un chien doit être enregistré avant l’âge de six mois. Les frais de demande sont de 100 $, ou de 200 $ pour un chien dangereux ; les frais annuels sont de 50 $, ou de 150 $ pour un chien dangereux. La licence doit être renouvelée au plus tard le 1er juin, le chien doit porter son numéro de licence et sa médaille, et une personne ne peut détenir de licences que pour deux chiens au maximum. Tout changement de propriétaire doit être signalé dans les sept jours. La loi prévoit des amendes pouvant atteindre 5 000 $ pour un chien non enregistré et, en cas d’infraction répétée, 10 000 $ ou deux ans d’emprisonnement. Les propriétaires doivent empêcher la cruauté, les douleurs inutiles ou injustifiables, les mauvais traitements et la torture. Dans un lieu public, un chien doit être tenu en laisse et porter sa médaille ; il ne doit pas errer librement, poursuivre des vélos, des motos ou des véhicules, ni attaquer ou poursuivre des personnes, des animaux ou d’autres chiens. Une chienne en chaleur doit être confinée, et les propriétaires doivent ramasser immédiatement les excréments. Toute attaque doit être signalée à la Nauru Police Force et à l’Autorité dans les 12 heures. Les propriétaires peuvent être tenus responsables des blessures et des pertes de bétail. L’Autorité enquête sur une plainte pour nuisance dans un délai de cinq jours ouvrables. Un avis concernant un chien dangereux exige que celui-ci soit euthanasié dans les trois jours ou placé en confinement sécurisé avec un panneau d’avertissement. Les chiens saisis peuvent être réclamés dans les deux jours ouvrables ; un chien non identifié peut être euthanasié. Les combats de chiens sont interdits, et les infractions graves liées à la cruauté ou aux chiens dangereux peuvent entraîner des amendes allant jusqu’à 50 000 $ ou trois ans d’emprisonnement. Les données opérationnelles historiques pour l’exercice 2022-2023 font état de 342 propriétaires de chiens enregistrés, dont 187 propriétaires de chiens dangereux, et de plus de 200 chiens éliminés. Les attaques de chiens signalées auraient diminué de 75 % pendant cette période. Ces chiffres décrivent les mesures de contrôle prises par le passé ; ils ne constituent pas une estimation actuelle de la population canine de Nauru ni de la prévalence des maladies. Pour importer un chien, il faut obtenir un permis non transférable du Director of Quarantine. Les règles de 2021 n’autorisent comme pays d’origine que l’Australie, sauf exception, et les frais du permis d’importation d’un chien sont de 1 000 $. La demande se fait au moyen du formulaire 1 et requiert des informations sur le demandeur, le chien, le voyage et le transporteur, ainsi qu’une photographie et des certificats vétérinaires. Le chien doit être stérilisé avant son arrivée et vacciné contre la rage, le parvovirus canin, la maladie de Carré, l’hépatite canine et la leptospirose. Le règlement énumère les races interdites, notamment l’American pit bull terrier, le Rottweiler, l’American bulldog, le Bullmastiff, le Siberian husky, le Staffordshire bull terrier, le Bull terrier, l’American bully, le Miniature terrier, le Boston terrier, le Boxer, l’Alapaha blue blood bulldog, le Dogo argentino et le Doberman ; une exception peut être accordée par le Cabinet. Les exigences de la demande doivent être satisfaites au moins 14 jours avant son dépôt, et l’autorisation doit être obtenue au moins 14 jours avant l’importation. Les directives opérationnelles indiquent également que le traitement des documents de quarantaine peut prendre environ quatre semaines ; il faut donc confirmer directement les conditions en vigueur avant de réserver. Le chien doit arriver avec un certificat sanitaire international pour animaux et subir un examen dans les 48 heures précédant l’expédition. Les vaccins contre la maladie de Carré, l’hépatite et le parvovirus doivent généralement être administrés un à trois mois avant l’expédition. Un traitement contre l’échinococcose ou l’hydatidose et contre les ascaris, les ankylostomes et les trichocéphales, ainsi qu’un traitement contre les ectoparasites ou une preuve de leur absence, est requis dans les trois jours précédant l’expédition. Les conditions concernant la rage peuvent exiger un vaccin administré plus de 30 jours avant l’expédition et, selon le statut du pays exportateur et les règles de vaccination, une quarantaine agréée d’au moins 120 jours dans un pays indemne de rage. À l’arrivée, le chien est conduit directement dans des locaux de quarantaine agréés jusqu’à sa libération par un inspecteur. L’importation sans permis peut entraîner la saisie et l’euthanasie immédiate, ainsi qu’une amende pouvant atteindre 5 000 $ ; l’importation d’une race interdite peut entraîner une amende allant jusqu’à 10 000 $, et un transporteur ne peut transporter ni débarquer le chien sans le permis requis. Aucune procédure distincte de licence ou d’enregistrement des chats n’est publiée. Leur importation relève néanmoins de la procédure générale de quarantaine, exige un certificat sanitaire international pour animaux et un examen dans les 48 heures précédant l’expédition. Le chat doit satisfaire aux exigences vaccinales indiquées contre la panleucopénie féline et la rhinotrachéite virale féline ou le calicivirus, recevoir des traitements contre les parasites et les ectoparasites dans les trois jours, et soit ne présenter aucun risque de rage avec les antécédents de résidence requis, soit effectuer au moins 120 jours de quarantaine agréée dans un pays indemne de rage lorsque les conditions relatives au pays ou à la vaccination habituelle contre la rage s’appliquent. Le chat reste dans des locaux agréés jusqu’à sa libération. L’importation d’autres animaux de compagnie nécessite généralement un permis d’importation d’animaux vivants, une déclaration du propriétaire ou de l’exportateur, un certificat sanitaire international pour animaux délivré par un vétérinaire officiel, une arrivée par un premier port désigné et un avis envoyé au plus tard un jour ouvrable avant l’embarquement. L’animal voyage normalement comme fret déclaré, directement et sans transbordement ni contact avec d’autres animaux, sauf exception prévue par le permis. Les autorités peuvent l’inspecter, le retenir, le tester ou le traiter jusqu’à sa libération. Parmi les exemples d’animaux interdits figurent les serpents, reptiles venimeux, amphibiens, poissons et invertébrés, les bulbuls à ventre rouge, les mainates, les écureuils gris d’Amérique, les singes, les mangoustes, les visons et les perroquets, ainsi que d’autres espèces désignées en raison des risques de nuisance ou de dommages à l’environnement. Il ne faut jamais supposer qu’une catégorie peut être importée simplement parce qu’elle est couramment détenue comme animal de compagnie ailleurs. Le permis général de quarantaine pour un animal vivant, à l’exclusion des chiens, oiseaux et poussins d’un jour, coûte 100 $ par animal, ou 130 $ pour un traitement en 24 heures. Un permis multiple peut coûter 1 000 $ pour 12 mois lorsque cette catégorie s’applique. Les frais vétérinaires, transporteurs, cages, retenues en quarantaine, traitements, tests, nourriture et entreposage ne sont pas publiés de manière fiable. Tous les frais liés à l’importation sont à la charge de l’importateur. Les activités de quarantaine de Nauru comprennent l’inspection à l’aéroport et au port maritime ; l’embarquement en mer peut impliquer les services des douanes, de la police et de la santé publique. Un inspecteur ou un vétérinaire peut délivrer un certificat sanitaire international pour animaux en vue d’une exportation ou d’une réexportation lorsque les conditions sont remplies. Le pays de destination et le transporteur imposent des règles distinctes ; un voyage de Nauru vers l’Australie doit respecter les exigences du Department of Agriculture, Fisheries and Forestry australien ainsi que le certificat propre au pays concerné. Rien n’atteste l’existence à Nauru d’un système local de passeport pour animaux. Les sources nauruannes examinées ne fournissent aucune preuve fiable de l’existence d’une clinique vétérinaire publique, d’un refuge, d’un service de sauvetage ou d’adoption, d’un système d’assurance pour animaux, d’un registre des puces électroniques, d’une licence officielle pour les chats ou d’une procédure standard d’euthanasie ou d’abandon. Cela ne prouve pas qu’aucune aide privée n’existe. Tout transfert privé sûr ou changement de propriétaire devrait être organisé directement auprès de la DMU ou de l’autorité de quarantaine compétente, en particulier pour un chien dangereux, malade ou errant. Les mêmes services traitent les chiens errants, malades et dangereux et peuvent les saisir, les retenir ou les euthanasier. Le logement, les soins de santé animale et la biosécurité environnementale peuvent influer sur la détention d’un animal de compagnie, mais ne remplacent pas les obligations distinctes de licence et de quarantaine applicables à Nauru.
Animaux de compagnie à Nauru
La détention d’animaux de compagnie à Nauru est réglementée de façon particulièrement claire pour les chiens, tandis que les dispositions concernant les chats et les autres animaux de compagnie sont plus fragmentaires. Les propriétaires de chiens doivent obtenir une licence, une médaille d’identification et assurer une maîtrise sûre de l’animal ; l’importation de tout animal nécessite une autorisation de quarantaine, des documents sanitaires et une inspection. Aucun système national fiable de refuge, d’adoption, de soins vétérinaires courants ou d’abandon n’est documenté à Nauru ; les propriétaires doivent donc confirmer directement les dispositions locales.
Conseil
Ne choisissez un animal de compagnie à Nauru qu’après avoir vérifié que vous pourrez répondre à ses besoins quotidiens, le maîtriser, l’enregistrer, respecter la quarantaine et organiser un éventuel changement de propriétaire. La détention d’un chien suit les règles officielles les plus claires, mais impose aussi les obligations et sanctions les plus strictes ; les procédures moins publiées pour les chats et les autres animaux ne signifient pas qu’ils présentent moins de risques pratiques. Confirmez directement les exigences en vigueur et les aides disponibles avant d’acheter un animal, de réserver son transport ou d’accepter un animal dangereux ou importé.

