Le climat sec de la Namibie et ses ressources en eau limitées restreignent les cultures dans de nombreuses zones. La production nationale comprend du mahangu, du maïs blanc, du sorgho, du blé, des cultures horticoles, des bovins, des chèvres et des moutons. La côte bénéficie du courant de Benguela et fournit du merlu, du chinchard, des sardines, de la baudroie, du crabe et de la langouste. La pêche intérieure et l’aquaculture apportent d’autres ressources. La Namibie dépend structurellement des importations alimentaires, et la sécheresse peut fortement réduire la production locale. La production céréalière a chuté de 53 % pendant la sécheresse de 2024; la production agronomique du quatrième trimestre est passée de 18 928 tonnes en 2023 à 4 758 tonnes en 2024, soit une baisse de 74,9 %. Les chiffres du quatrième trimestre 2024 comprenaient 1 819 tonnes de maïs blanc, 32 tonnes de millet et 2 907 tonnes de blé. Les habitudes alimentaires varient selon les régions. Le nord et le centre-nord, notamment les communautés Aawambo, dépendent largement du mahangu et produisent aussi du maïs, du sorgho, des haricots, des melons et des oignons. Les périodes de crue peuvent favoriser la pêche; les bovins contribuent à l’alimentation et aux revenus. Dans les régions du Kavango et du Zambèze, la production combine mahangu, pêche et cultures saisonnières, mais le stockage peut être difficile. Dans les villes du centre, commerces, restaurants, marchés informels et vendeurs de rue sont accessibles. La côte dispose d’un bon accès aux poissons marins, aux huîtres et aux entreprises de transformation du poisson. Dans le sud aride et l’intérieur, l’élevage et les produits de base achetés comptent davantage, car les cultures y sont limitées. Il n’existe donc pas de modèle alimentaire national unique. Les aliments et modes de préparation courants reflètent ces conditions. L’oshifima est une bouillie épaisse de mahangu, tandis que l’okatete est plus liquide. L’oshikundu, aussi appelé ontaku, est une boisson fermentée non alcoolisée à base de mahangu ou de sorgho; les ménages, particulièrement en zone rurale, en préparent souvent de petites quantités, car elle se conserve peu. L’oshikuvila est une crêpe, l’olumbololo associe farine de mahangu crue et lait aigre, et l’onona est du grain décortiqué bouilli. Le kapana est du bœuf grillé dans la rue, souvent vendu dans les marchés informels, particulièrement à Katutura. Les repas de la côte comprennent souvent du poisson et des huîtres. La transformation domestique peut inclure le séchage, le battage, le vannage et la mouture avant que les céréales ne deviennent une bouillie ou une boisson fermentée. Les connaissances culinaires transmises oralement restent importantes, tandis que la disponibilité commerciale varie selon les régions. Les gens s’approvisionnent dans les magasins, marchés locaux, productions familiales, activités de pêche et d’élevage, restaurants, lodges et commerces informels. Les entreprises alimentaires formelles et informelles coexistent, mais l’hygiène et la qualité varient selon le lieu. Le prix d’un repas n’est pas fixe à l’échelle nationale; il dépend de la zone, de la saison, du point de vente et du produit. En février 2026, le prix de détail moyen du bœuf à ragoût était de 108,99 N$ par kilogramme en zone 1, 104,19 N$ en zone 2 et 113,96 N$ en zone 3. Une bouteille d’huile de tournesol de 750 ml coûtait en moyenne 32,78 N$ en zone 1, 33,99 N$ en zone 2 et 34,79 N$ en zone 3. Dans l’indice des prix à la consommation de mars 2026, les aliments et boissons non alcoolisées représentaient 16,5 % du panier; la sous-catégorie alimentaire affichait une inflation annuelle de 14,8 %. Le pain et les céréales représentaient 4,8 % du panier, la viande 3,5 %, le sucre, les confitures et confiseries 1,4 %, les légumes 1,2 %, ainsi que le lait, le fromage et les œufs 1,2 %. La politique de sécurité alimentaire et nutritionnelle, appelée FNSP, traite de la disponibilité, de la qualité, du coût, de la diversité alimentaire et de la sécurité alimentaire selon une approche du champ à l’assiette. Les services de nutrition relèvent du ministère de la Santé et des Services sociaux. Les préoccupations actuelles comprennent un apport énergétique insuffisant, des carences en micronutriments, une diversité alimentaire limitée, l’alimentation des nourrissons et des jeunes enfants, le surpoids et l’obésité. Les estimations citées pour 2022 relevaient un retard de croissance chez 16,8 % des enfants de moins de cinq ans et une malnutrition aiguë chez 7,1 %. L’enquête nationale SMART 2024 de Namibie couvrait les 14 régions et portait sur les enfants de 6 à 59 mois, les femmes en âge de procréer, la consommation alimentaire, l’alimentation des nourrissons et jeunes enfants, l’eau et l’assainissement et les stratégies d’adaptation. Le traitement des maladies individuelles et les conseils médicaux en nutrition relèvent des services de santé, et non de l’information générale sur l’alimentation. Les responsabilités en matière de sécurité alimentaire sont partagées. Le ministère de la Santé et des Services sociaux protège la santé publique. Le ministère de l’Agriculture, des Pêches, de l’Eau et de la Réforme foncière supervise la sécurité de la production agricole et animale primaire et de la première transformation. Le ministère des Pêches et des Ressources marines réglemente la manipulation des produits de la pêche, notamment réfrigération, congélation, filetage, transport et emballage. L’Institut namibien de normalisation établit les normes applicables à la transformation, aux additifs, à l’étiquetage et à l’emballage. Les autorités locales gèrent les marchés, l’enregistrement des locaux, les aliments vendus au public, le stockage frigorifique et les permis de commerce ambulant. Le cadre juridique comprend la loi de 2015 sur la santé publique et environnementale 1, l’ordonnance de 1979 sur les aliments, cosmétiques et désinfectants 18 et la loi sur les autorités locales. L’importation alimentaire exige également des documents sanitaires et phytosanitaires, permis ou certificats propres aux marchandises. Une eau propre, une manipulation hygiénique, le contrôle des températures, la séparation des aliments crus et prêts à consommer, un stockage sûr et une cuisson complète réduisent les risques. Les aliments fermentés et ceux vendus dans la rue nécessitent des contrôles d’hygiène adaptés à leur source, car les risques de contamination diffèrent. Le programme national d’aide contre la sécheresse 2024-2025 couvrait les 14 régions. Il ciblait 341 855 ménages et 1 299 049 personnes en situation d’insécurité alimentaire. Le panier mensuel comprenait 20 kg de farine de maïs ou de mahangu et soit quatre boîtes de poisson de 400 g, soit 400 g de haché de soja, soit 1,5 kg de bœuf ou de gibier congelé, plus 750 ml d’huile de cuisson. Les conditions d’accès documentées incluaient un ménage rural de subsistance touché par la sécheresse, un revenu mensuel combiné ne dépassant pas 3 200 N$ et l’absence d’une aide alimentaire équivalente parallèle. Dans certaines zones, l’aide pouvait prendre la forme de bons et être distribuée par des détaillants locaux. Il s’agissait d’une intervention temporaire, et non d’une prestation alimentaire nationale permanente. Les programmes publics soutiennent une agriculture résiliente au climat, la gestion durable de l’eau et des terres, les cultures résistantes à la sécheresse, la diversification, l’horticulture locale, le stockage, la réduction des pertes après récolte et les achats nationaux. Une estimation de 2021 situait les pertes et le gaspillage alimentaires à environ 24 % des calories de la chaîne alimentaire; les pertes de produits périssables communaux dépassaient 40 %, et celles des céréales étaient d’environ 20 %. Ces chiffres dépendent de la date et de la méthodologie. Les pêcheries marines et intérieures utilisent des évaluations scientifiques des stocks, des quotas et des mesures de protection des écosystèmes. L’octroi d’un permis d’aquaculture comprend une évaluation du site visée dans un délai d’un mois; les permis de pêche intérieure et d’aquaculture visent un délai de 10 jours ouvrables. L’initiative NamiGreen 2026-2031 associe aquaculture et horticulture face aux contraintes climatiques, hydriques et foncières. L’appui à la production nationale comprend vulgarisation agricole, recherche, programmes de semences et de mécanisation, ainsi que des dispositifs pour l’horticulture, les produits laitiers et la volaille. Le Conseil agronomique réglemente certains aspects de la production et de la commercialisation du mahangu, du maïs blanc et du blé.
Alimentation en Namibie
L’alimentation en Namibie repose sur des céréales, de l’élevage, des produits marins, l’horticulture et des produits de base importés. Le mahangu, aussi appelé millet perlé, est un aliment de base important dans le nord; le poisson, le bœuf, la chèvre, les légumes et les produits achetés jouent un rôle plus important dans d’autres régions. La disponibilité et le coût des aliments dépendent fortement des précipitations, de l’eau, des revenus, de la saison et du lieu.
Conseil
Planifiez l’alimentation en fonction de votre région, de votre budget, de la saison et de l’accès disponible, plutôt que de supposer qu’un seul modèle alimentaire convient à toute la Namibie. Privilégiez des produits de base fiables, une manipulation sûre et une diversité alimentaire suffisante; considérez l’aide contre la sécheresse comme un soutien temporaire, et non comme une source permanente de nourriture.

