La loi namibienne no 10 de 2012 sur la gestion des risques de catastrophe constitue le cadre juridique national. La Direction de la gestion des risques de catastrophe (DDRM) du Cabinet du Premier ministre coordonne les travaux nationaux et appuie le Comité national de gestion des risques de catastrophe (NDRMC), les conseils régionaux, les circonscriptions, les localités et les comités locaux de gestion des risques. Le Plan national de gestion des risques de catastrophe couvre la réduction des risques, la préparation, l’intervention rapide, le relèvement et la réadaptation. Les évaluations du Comité namibien d’évaluation de la vulnérabilité (NAMVAC) et les évaluations des risques menées dans les 14 régions orientent la planification. Les ménages dépendant de l’agriculture et les communautés éloignées sont particulièrement exposés lorsque sécheresse, pénuries d’eau, inondations ou insécurité alimentaire menacent leurs moyens de subsistance. Le Service météorologique de Namibie émet des alertes pour les risques météorologiques. La Division hydrologique du Ministère de l’agriculture, de l’eau et de la réforme foncière surveille les rivières, les barrages et les conditions hydriques et publie des bulletins quotidiens sur les inondations et la sécheresse hydrologique pendant la saison des pluies. Elle diffuse ces informations auprès des organismes publics, des agriculteurs, des autorités locales, des propriétaires de lodges et d’autres parties prenantes. Les autorités compétentes, les médias et les canaux locaux de communication transmettent aussi les alertes au public. Aucun portail national public unique et vérifié pour les alertes, les abris ou l’inscription en vue d’une évacuation n’existe en Namibie. Les institutions publiques sont censées maintenir des programmes de gestion des risques de catastrophe, évaluer les risques pour les aléas et les infrastructures, former le personnel, organiser des exercices et sensibiliser le public. Leurs plans devraient préciser les procédures de sécurité et d’évacuation, la distribution des fournitures et du matériel ainsi que les responsabilités en matière d’intervention et de relèvement. Les plans d’urgence doivent être testés et révisés au moins tous les trois ans. La stratégie de sensibilisation et de communication 2023-2027 soutient les communications concernant plusieurs risques, notamment les incendies, les inondations et la sécheresse. Lors d’une urgence aiguë, contactez la police, les pompiers, les services de secours ou les services médicaux d’urgence locaux, et suivez les instructions du conseil régional ou de l’autorité locale. Les éléments disponibles ne permettent pas d’établir un numéro d’urgence national unique et fiable pour toutes les catastrophes. À Windhoek, le service municipal de gestion des urgences et des risques de catastrophe assure la lutte contre les incendies, les soins médicaux d’urgence, le sauvetage en milieu difficile et sur l’eau, l’intervention concernant les matières dangereuses, la surveillance et la coordination des incidents. Les coordonnées publiées à Windhoek comprennent EDRM au +264 81 950 3777, NAMPOL au 10 111, les pompiers au 211 111 et la police municipale au 302 302. Les numéros et modalités locales doivent être vérifiés auprès de l’autorité compétente, car ils peuvent varier selon la région. Un signalement de catastrophe peut être fait au niveau de l’autorité locale auprès du responsable de son centre local de gestion des risques. L’autorité locale enquête et intervient conformément à son plan. Les plans nationaux et locaux fournissent la base juridique des procédures d’évacuation, mais aucune règle nationale vérifiée n’attribue des lieux de rassemblement publics, des abris ou des procédures d’inscription. L’autorité régionale ou locale compétente détermine donc les dispositions pour la zone touchée. Le Fonds national pour les catastrophes reçoit des crédits parlementaires, des dons et d’autres fonds. L’aide peut soutenir les institutions publiques, les conseils régionaux et les conseils des autorités locales pour les secours, le relèvement, la réadaptation, le renforcement des capacités, le matériel et les infrastructures. Cette aide ne crée pas de droit automatique à un paiement individuel. La déclaration de sécheresse de 2024, le 22 mai 2024, illustre les formes possibles de secours nationaux, notamment l’aide alimentaire, l’appui à l’élevage et l’approvisionnement en eau; les chiffres publiés à son sujet décrivent un programme historique et ne constituent pas un droit permanent. La subvention d’urgence à court terme du Ministère de l’égalité des sexes, de l’éradication de la pauvreté et de la protection sociale peut aider un ménage namibien admissible lorsqu’une catastrophe naturelle a causé des pertes à un enfant de moins de 18 ans ou à sa famille, à leur logement ou à leurs biens, si un autre programme public de secours ne couvre pas ces pertes. La demande est écrite et déposée en personne dans un bureau de circonscription ou régional; elle comprend normalement une pièce d’identité, un acte de naissance intégral, une preuve de citoyenneté ou de résidence permanente, le motif de la demande et les détails du paiement ou de l’aide en nature. Les bureaux sont généralement ouverts du lundi au vendredi de 08 h à 17 h. La subvention est disponible toute l’année pendant une durée maximale de trois mois et fournit N$350 par ménage et par mois, avec une éventuelle aide en nature. Pendant une catastrophe déclarée, les agents autorisés peuvent recevoir des pouvoirs spéciaux, notamment celui de réquisitionner des biens ou des terres. Les articles 42 à 44 de la loi prévoient des mécanismes d’indemnisation pour certains cas de perte ou de dommages matériels, de décès ou de blessure, ainsi que des dispositions d’exonération de responsabilité; ils ne garantissent toutefois pas un paiement général. Le relèvement suit normalement une évaluation des dommages et des besoins menée par la DDRM, les comités de gestion des risques et les secteurs concernés. La Division hydrologique reste impliquée dans la gestion de l’eau, des rivières, des barrages et des inondations; les infrastructures essentielles relèvent des évaluations et plans publics des risques. Pour la coordination nationale, la DDRM indique le +264 61 2879111 et info@opm.gov.na; il convient de confirmer les contacts locaux et régionaux pour la zone touchée.
Catastrophes en Namibie
Les catastrophes en Namibie sont des événements graves qui menacent sérieusement les personnes, l’environnement ou les infrastructures essentielles et peuvent dépasser les capacités d’intervention habituelles. Le système namibien de gestion des risques de catastrophe couvre la prévention, la préparation, les alertes, l’intervention d’urgence, le relèvement et la réadaptation. Les risques récurrents comprennent la sécheresse, les pénuries d’eau, l’insécurité alimentaire, les inondations, les feux de végétation et d’habitation, les fortes pluies et les tempêtes; les communautés rurales et éloignées sont souvent particulièrement exposées.
Conseil
Considérez la préparation aux catastrophes en Namibie comme une tâche de coordination locale : les alertes, les contacts d’urgence, les modalités d’évacuation et l’aide disponible peuvent varier selon la région. Identifiez l’autorité locale compétente avant une urgence, suivez les renseignements météorologiques et hydrologiques vérifiés et ne présumez pas qu’un fonds national ou un ancien programme contre la sécheresse donne droit à un paiement automatique aux ménages. Si une catastrophe naturelle entraîne une perte admissible touchant un enfant ou son ménage familial, vérifiez rapidement les conditions de la subvention d’urgence à court terme et rassemblez les pièces requises.

