Le Myanmar dispose d’un système médiatique formel, mais son fonctionnement concret varie fortement selon la région, le prestataire, l’appareil, l’approvisionnement en électricité, l’accès au réseau et les mesures de sécurité en vigueur. Le birman est la principale langue des contenus locaux, mais les langues ethniques et l’anglais sont également employés. Le ministère de l’Information, appelé MOI, est la principale autorité publique chargée des médias et de l’information. Myanma Radio and Television, ou MRTV, fournit la radio et la télévision publiques, des actualités, des programmes éducatifs et destinés aux jeunes, des divertissements et des diffusions en direct. La Myanmar News Agency, ou MNA, est une agence de presse publique. Le Myanmar Press Council, ou MPC, est un organisme officiel chargé de la déontologie, des plaintes et du développement des médias, même si le contrôle étatique limite son indépendance pratique et le pluralisme. Le Television and Radio Broadcasting Council fait partie du cadre formel de radiodiffusion. La loi de 2014 sur les médias d’information couvre la presse écrite, le son, les images, la télévision et les médias en ligne. Elle reconnaît formellement des activités telles que la recherche d’informations, l’accès aux informations publiques et la critique des pouvoirs législatif, exécutif et judiciaire ; elle prévoit aussi que les médias ne doivent pas faire l’objet d’une censure préalable en vertu de cette loi. Ce cadre exige également l’exactitude, la correction des erreurs, la protection des sources et le respect de l’éthique ; il restreint les contenus susceptibles d’encourager les conflits. L’article 354 de la Constitution protège l’expression et la publication, sous réserve des lois relatives à la sécurité de l’Union, à la loi et à l’ordre, à la paix communautaire, à l’ordre public et à la moralité. Le Code pénal, notamment l’article 505-A, la loi sur les télécommunications, la loi sur les transactions électroniques, la loi sur les médias d’information, la loi sur l’impression et l’édition, la loi sur la radiodiffusion et la loi sur la cybersécurité adoptée par le Conseil d’administration de l’État en 2025 peuvent avoir des effets sur les activités médiatiques et la liberté d’expression en ligne. La mise en œuvre et l’application actuelles de la loi de 2025 sur la cybersécurité n’ont pas été entièrement vérifiées de façon indépendante. Les activités d’impression, d’édition et d’agence de presse exigent généralement un certificat ou une licence en vertu de la loi de 2014 sur les entreprises d’impression et d’édition. Un éditeur ou une agence de presse certifiés peuvent exploiter un site d’actualités sur Internet selon les règles applicables. L’exploitation sans le certificat requis peut entraîner une amende de 2 millions à 5 millions de MMK. La durée des licences, leur renouvellement et les frais dépendent des exigences applicables, et les barèmes actuels ne sont pas établis de façon fiable ici. Avant de lancer une publication imprimée ou un projet d’agence de presse, vérifiez les exigences en vigueur auprès du Département de l’impression et de l’édition. La loi de 2015 sur la radiodiffusion, modifiée en 2018, couvre la radiodiffusion terrestre, par câble et par satellite. La radiodiffusion sur Internet n’est pas expressément couverte par ce cadre et constitue un secteur distinct de diffusion en continu. MRTV demeure une source dominante d’information officielle, tandis que la couverture par les stations relais et la qualité de réception varient selon les régions. Pyone Play propose un service local de télévision et de vidéo en ligne avec des contenus de MRTV-4 et de Channel 7 ; le prestataire indique que la télévision en direct est disponible à toute heure. MRTV propose également des diffusions en continu sur son site Web et son application. L’accès réel dépend du bon fonctionnement du réseau, du fournisseur d’accès à Internet, du coût des données, de l’accès à un appareil et d’éventuels blocages ; la disponibilité uniforme des services de diffusion en continu par contournement des opérateurs dans tout le pays n’est pas établie de manière fiable. Facebook, YouTube, WhatsApp et Signal ont été restreints à certaines périodes ou dans certains endroits. Les services VPN peuvent également faire l’objet de blocages ou de contrôles, et des arrestations ainsi que des saisies d’appareils liées à l’activité en ligne ont été signalées. Des coupures d’Internet et de communications touchant MPT, Ooredoo, Atom et Mytel ont été documentées. Des services locaux comme My Space Myanmar, Okay Par et Mtube ont été présentés comme des solutions de remplacement, mais leur portée nationale est limitée ou insuffisamment documentée. Lorsque l’accès en ligne n’est pas possible, les personnes peuvent recourir aux plateformes locales, aux sites miroirs ou d’organes en exil, à la radio, aux émissions en ondes courtes ou au partage hors ligne. Les données de compte, les contacts, la localisation et le contenu des appareils peuvent créer des risques de sécurité ; le chiffrement des messages ne doit pas être considéré comme une protection garantie. Depuis 2021, des médias indépendants ont perdu leur licence. Certains journalistes travaillent depuis l’exil, notamment en Thaïlande ; d’autres rendent compte des événements clandestinement ou par l’intermédiaire du journalisme local et citoyen. Les risques signalés comprennent l’arrestation, la torture, de longues peines de prison et la mort. Le 9 août 2026, RSF a indiqué que 39 journalistes et 2 professionnels des médias étaient détenus. Des risques peuvent également provenir des organisations armées ethniques et des groupes de résistance, en particulier dans les zones de conflit. Pour vérifier plus sûrement une information, il est préférable de comparer au moins deux sources indépendantes, de distinguer la date, le lieu et la source d’une affirmation, et de vérifier le contexte des photos et vidéos avant de les partager. Les jeunes peuvent trouver des programmes qui leur sont consacrés sur MRTV et participer à UNICEF Myanmar U-Report, un service gratuit de participation des jeunes par voie numérique en activité depuis 2016. U-Report organise des sondages, diffuse des informations et propose des échanges aux adolescents et aux jeunes, y compris aux habitants de zones isolées ou touchées par des conflits. En juillet 2026, le service déclarait compter 1,2 million d’utilisateurs U-Report et avoir mené 280 sondages. Les discours haineux, la désinformation, les violences numériques, le doxxing, la surveillance, les restrictions de réseau, le nombre limité d’appareils et les barrières linguistiques peuvent entraver la participation. Il n’existe pas de données fiables attestant un droit ou service uniforme et indépendant des médias pour les jeunes à l’échelle du Myanmar. La participation formelle peut passer par les plaintes auprès du MPC, les sondages U-Report, les contributions à des groupes médiatiques ou de la société civile, le journalisme citoyen, les médias en exil ou la diffusion locale de contenus audio et vidéo. La répression peut pousser à participer de manière anonyme, chiffrée ou indirecte, mais aucun canal n’est automatiquement sûr. L’accès entraîne des coûts liés à l’appareil, aux données mobiles, à d’éventuels services VPN ou moyens de diffusion alternatifs et, selon le service, aux abonnements ou aux contenus. Durant une coupure, l’accès aux informations peut nécessiter une radio, les ondes courtes ou des copies hors ligne. La situation concrète peut évoluer rapidement selon la ville ou la zone rurale, le conflit, le prestataire, l’appareil, le forfait de données, l’approvisionnement en électricité et les directives publiques en vigueur.
Les médias au Myanmar
Les médias au Myanmar comprennent les journaux, la radiodiffusion, les vidéos en ligne, les services de diffusion en continu, les plateformes sociales et le journalisme en birman, dans les langues ethniques et en anglais. Le système formel comprend des institutions publiques et des règles juridiques, mais le contrôle militaire depuis 2021, les conflits, la surveillance, les restrictions visant les plateformes et les coupures d’Internet rendent l’accès et la liberté des médias très inégaux. Il peut être nécessaire de recouper plusieurs sources et de prévoir des solutions hors ligne pour vérifier les informations et rester informé.
Conseil
Considérez l’accès aux médias et la participation au Myanmar comme des réalités changeantes qui dépendent du lieu. Utilisez plusieurs moyens d’information, vérifiez les informations avant de les diffuser et évitez d’exposer inutilement les données de compte, les contacts, la localisation ou les appareils. Si vous envisagez de publier ou d’exploiter un service d’actualités, confirmez les certificats ou licences applicables avant de vous lancer.

