Le Myanmar n’a pas de code du travail unique. Le ministère du Travail, le Département du travail, le Département d’inspection des usines et des lois générales du travail, le Conseil de la sécurité sociale, les bureaux de township, les organismes de conciliation, les organismes d’arbitrage et les tribunaux ont chacun des fonctions distinctes. Le cadre couvre les salariés et d’autres formes de travail dépendant, notamment le travail journalier, temporaire, agricole, domestique, gouvernemental et des apprentis, même si l’accès pratique et la couverture formelle sont inégaux. Les Forces de défense, la Police du Myanmar et d’autres organisations armées sont exclues de certaines parties du cadre relatif aux organisations syndicales et aux différends du travail. L’employeur doit fournir un contrat de travail écrit dans les 30 jours suivant le début du travail et le déposer auprès du bureau du travail compétent du township ou du district dans les 30 jours suivant sa conclusion. Le contrat indique normalement le poste, le lieu de travail, le salaire, les horaires, les repos, les congés, la sécurité sociale, la fin d’emploi, la discipline et les procédures de règlement des différends. Une clause contractuelle inférieure à un minimum légal est sans effet. Il convient de vérifier les règles contractuelles et le statut pratique du modèle prévu à la règle 14 au regard des notifications en vigueur. Les limites du temps de travail dépendent du lieu de travail. En usine, un adulte travaille normalement au maximum huit heures par jour et 44 heures par semaine ; le travail continu en usine peut atteindre 48 heures par semaine. Les magasins et établissements sont généralement soumis à une limite de huit heures par jour et 48 heures par semaine. En usine, une pause d’au moins 30 minutes doit suivre au plus cinq heures de travail ; la journée entière, pauses comprises, est normalement limitée à 10 heures. Dans les magasins, une pause d’au moins 30 minutes doit suivre au plus quatre heures de travail ; la journée, pauses comprises, est normalement limitée à 11 heures. Les travailleurs bénéficient d’un jour de repos hebdomadaire payé. Les usines utilisent généralement le dimanche, tandis qu’un magasin peut choisir un autre jour. Le tableau des équipes doit être affiché à l’avance et communiqué à l’inspecteur lorsque cela est requis ; les travailleurs ne devraient pas être programmés pour plus de 10 jours de travail consécutifs. Les limites des heures supplémentaires diffèrent également. Le travail non continu en usine est généralement limité à 20 heures supplémentaires par semaine, dont jusqu’à 15 heures du lundi au vendredi et cinq heures le samedi. Les heures supplémentaires en magasin sont généralement limitées à 12 heures par semaine et peuvent atteindre 16 heures uniquement dans des circonstances exceptionnelles ; elles ne devraient pas se poursuivre après minuit. Les heures supplémentaires en usine sont généralement payées au double du salaire ordinaire, hors allocations ; celles rémunérées à la pièce sont généralement calculées au double du taux moyen. La distinction entre salaire ordinaire, allocations et base de calcul des heures supplémentaires doit être vérifiée au regard de la notification 1/2025. Le salaire minimum national enregistré est de 7 800 MMK pour une journée de huit heures, soit 975 MMK par heure, après les augmentations prenant effet le 1er octobre 2023, le 1er août 2024 et le 1er octobre 2025. Le cadre du salaire minimum s’applique généralement aux lieux de travail d’au moins 10 travailleurs et exclut les petites entreprises familiales de moins de 10 travailleurs. Les salaires sont généralement versés en espèces et les avantages en nature ne suffisent pas à eux seuls pour respecter l’obligation de salaire minimum. Les salaires doivent normalement être versés chaque mois avant le septième jour du mois suivant ; les établissements d’au moins 1 000 travailleurs ont jusqu’au dixième jour. Les retenues légales sont limitées et le salaire final après un licenciement par l’employeur doit normalement être versé dans les deux jours ouvrables. Les congés comprennent environ 15 jours fériés par an selon la gazette applicable, 10 jours de congés annuels acquis après 12 mois de travail continu et six jours de congé occasionnel par an. Le congé médical payé peut atteindre 30 jours par an après au moins six mois de service et exige normalement un certificat médical ; le congé médical pris plus tôt est généralement non rémunéré. Le congé maternité comprend six semaines avant la naissance et au moins huit semaines après, avec quatre semaines supplémentaires pour des jumeaux. Le congé paternité est de 15 jours. Les congés non utilisés à la fin de l’emploi doivent être payés dans les deux jours. Le travail un jour férié est généralement rémunéré au double du taux ordinaire, plus toute allocation de coût de la vie applicable. Les enfants de moins de 14 ans ne peuvent pas être employés. Un enfant travailleur de 14 ou 15 ans peut travailler au maximum quatre heures par jour, ne peut travailler entre 18 h et 6 h et doit disposer d’un certificat médical d’aptitude. La sécurité et la santé au travail sont supervisées en vertu de la loi sur les usines et des pouvoirs d’inspection connexes. Un accident du travail relève de la loi sur la sécurité sociale si le travailleur est couvert, ou de la loi sur l’indemnisation des travailleurs si cette couverture ne s’applique pas. Un établissement d’au moins cinq travailleurs doit généralement s’inscrire auprès du Conseil de la sécurité sociale dans les 30 jours suivant le début de son activité. Les travailleurs permanents et temporaires ainsi que les apprentis sont normalement inclus. Certains secteurs peuvent adhérer volontairement, notamment certaines activités publiques non commerciales, les organisations internationales, les ambassades, l’agriculture et la pêche saisonnières, les entreprises en activité depuis moins de trois mois, les organisations sans but lucratif, les entreprises familiales et le service domestique non commercial. Le calculateur de cotisation de base actuel indique 2 % pour l’employeur et 2 % pour le travailleur au titre de la santé et de l’assistance sociale ; les autres fonds et taux liés à l’âge nécessitent une vérification des règles et notifications en vigueur. Les prestations peuvent comprendre les soins médicaux, des indemnités maladie en espèces de 60 % du salaire moyen pendant 26 semaines au maximum, les prestations maternité et paternité, les frais funéraires et les prestations liées aux accidents du travail. Les prestations maternité en espèces exigent généralement au moins un an d’emploi et six mois de cotisations. Les appels en matière de sécurité sociale peuvent passer du bureau local au niveau régional ou étatique, puis au tribunal d’appel du Conseil de la sécurité sociale. Les travailleurs peuvent s’organiser en vertu de la loi sur les organisations syndicales. Une organisation syndicale de base exige normalement au moins 30 travailleurs ; des solutions alternatives sur le lieu de travail dans un même secteur et une même région peuvent utiliser un seuil de vote de 10 %. Les niveaux township, région ou État, fédération et confédération ont des seuils distincts. Les organisations inscrites peuvent s’organiser, élire des représentants, négocier collectivement, participer aux différends et faire grève légalement. Les employeurs ne peuvent pas contrôler l’organisation ni exercer de représailles en raison d’une adhésion ou activité syndicale légale. L’inscription est visée dans les 60 jours. Un comité de coordination du lieu de travail comprend normalement autant de représentants de l’employeur que des travailleurs ; ses membres siègent pendant un an et peuvent traiter de la négociation collective, de la sécurité, du bien-être et de la productivité. Les différends du travail peuvent être individuels ou collectifs et porter sur l’emploi, les horaires, les salaires, les avantages, les congés, la sécurité, les blessures ou le licenciement. Lorsqu’au moins 30 travailleurs sont concernés, un comité de coordination du lieu de travail doit tenter un règlement dans les cinq jours. Lorsque moins de 30 travailleurs sont concernés, le travailleur s’adresse normalement directement à l’employeur pour tenter un règlement dans les cinq jours. Un différend non résolu peut être transmis à l’organisme de conciliation du township. La conciliation collective prend généralement trois jours, puis le dossier est transféré dans les deux jours. L’organisme d’arbitrage de la région ou de l’État rend généralement sa décision dans les sept jours et la remet dans les deux jours. Un appel au Conseil d’arbitrage dispose généralement de sept jours ; un tribunal national composé de trois membres statue normalement dans les 14 jours, ou dans les sept jours pour les services essentiels, et remet sa décision dans les deux jours. Un différend individuel non résolu peut être porté devant un tribunal. La conciliation et l’arbitrage légaux des différends du travail sont généralement gratuits pour les parties, mais cette règle ne détermine pas les coûts des conseils juridiques privés, de la traduction ou des déplacements. Les services essentiels peuvent relever d’un arbitrage contraignant. Une grève ou un lock-out exige la procédure prévue par la loi et normalement un préavis de trois jours ; l’employeur ne peut pas modifier unilatéralement les conditions faisant l’objet du différend. Les règles de licenciement devraient figurer dans le contrat de travail. La référence de base consignée dans le guide de l’Organisation internationale du travail prévoit un préavis de 30 jours donné par l’employeur ou le travailleur et un motif valable, mais le statut exact et l’application de la règle 14 doivent être vérifiés auprès de sources officielles actuelles. L’indemnité de licenciement est calculée sur le dernier salaire hors heures supplémentaires : aucune indemnité pour moins de six mois de service ; un demi-mois de salaire de six mois à moins d’un an ; un mois de un à moins de deux ans ; un mois et demi de deux à moins de trois ans ; trois mois de trois à moins de quatre ans ; quatre mois de quatre à moins de six ans ; cinq mois de six à moins de huit ans ; six mois de huit à moins de 10 ans ; huit mois de 10 à moins de 20 ans ; 10 mois de 20 à moins de 25 ans ; et 13 mois à partir de 25 ans. Les fautes graves, notamment le vol, la détérioration intentionnelle de biens, les armes ou explosifs, les violences graves, la corruption, les jeux d’argent ou trois jours d’absence consécutifs, peuvent supprimer le droit à l’indemnité selon les règles applicables. Le Département du travail et les bureaux d’échange de main-d’œuvre traitent concrètement le dépôt des contrats de travail. Le département d’inspection peut inspecter les lieux de travail, les salaires et les registres de sécurité et peut engager des poursuites ou transmettre les dossiers. L’accès, les délais et l’application varient selon le lieu et les capacités. Les travailleurs informels, domestiques et agricoles rencontrent des risques d’accès plus élevés, même lorsque la législation mentionne leur activité. Il faut donc vérifier le cadre juridique au regard de la loi actuelle, de la notification, de la catégorie du lieu de travail et du bureau local compétent plutôt que de le considérer comme une procédure uniforme.
Droit du travail au Myanmar
Le droit du travail au Myanmar est un ensemble fragmenté de règles régissant le travail salarié, les contrats, le temps de travail, les salaires, les congés, la sécurité au travail, la sécurité sociale, la représentation, les différends et la fin d’emploi. Les règles proviennent de plusieurs lois, notamment celles sur les organisations syndicales, le règlement des différends du travail, l’emploi et le développement des compétences, le salaire minimum, le paiement des salaires, les congés et jours fériés, les usines, les magasins et établissements, la sécurité sociale et l’indemnisation des travailleurs. Les règles applicables et l’accès à leur application dépendent du lieu de travail, des effectifs, du secteur et de l’autorité compétente.
Conseil
Considérez le droit du travail du Myanmar comme un dossier de conformité propre à chaque lieu de travail, et non comme un ensemble de règles uniformes. Identifiez d’abord la catégorie de lieu de travail, les effectifs et la couverture ; obtenez ensuite les dossiers de contrat, salaire, horaires, congés, sécurité et fin d’emploi qui déterminent les droits et procédures applicables. Vérifiez le salaire, les heures supplémentaires et les règles contractuelles au moyen des notifications officielles en vigueur avant de vous fier aux chiffres ou de prendre une mesure liée à l’emploi.

