L’identité juridique d’un enfant commence par l’enregistrement de sa naissance. Cet enregistrement est obligatoire et gratuit s’il est effectué dans les 120 jours ; un enregistrement tardif peut entraîner des frais. Une Conservatória, c’est-à-dire un bureau d’état civil, délivre l’acte de naissance nécessaire à l’inscription scolaire, à la protection sociale, à l’emploi formel, au vote et à l’obtention d’un passeport. En 2023, seuls environ 32 % des enfants de moins de cinq ans étaient enregistrés à l’échelle nationale. Les 165 Conservatórias avaient été numérisées et les liens entre l’état civil et les services de santé couvraient 152 établissements, mais la distance, les documents manquants, la dépendance envers les papiers d’une autre personne et les situations d’urgence continuent de limiter l’accès. Les enfants de moins de deux ans peuvent être admissibles à l’allocation ciblée pour enfants dans certains districts et ménages vulnérables. Pendant une période documentée du programme, environ 540 MZN étaient versés tous les trois mois ; l’aide était accompagnée d’informations sur la nutrition, l’eau et l’assainissement, d’un soutien à la garde d’enfants et d’un suivi des ménages. En 2024, plus de 23 000 enfants de moins de 25 mois étaient inscrits à Nampula et Cabo Delgado, tandis que plus de 3 500 personnes responsables vulnérables bénéficiaient d’une gestion de cas. Il ne s’agit pas d’un paiement national universel ; il faut confirmer l’admissibilité, la couverture et le montant en vigueur dans le district concerné. La loi sur l’éducation du Mozambique prévoit la gratuité et l’obligation scolaire de la 1re à la 9e classe, quel que soit l’âge. Les enfants commencent généralement l’école vers six ans et terminent la scolarité obligatoire vers 15 ans, mais le passage au secondaire supérieur ou à une formation professionnelle est sélectif. Une stratégie nationale existe pour l’éducation de la petite enfance, mais il ne faut pas présumer de sa mise en œuvre nationale ni d’un droit universel. Le lieu de résidence rural, la pauvreté, la faiblesse des conditions d’apprentissage, les conflits, les catastrophes, les risques liés au genre et le handicap peuvent interrompre la fréquentation ou la poursuite des études. L’adolescence désigne habituellement les 10 à 19 ans, et la jeunesse les 15 à 24 ans. Il s’agit de catégories de planification, et non d’un statut ouvrant automatiquement droit à une prestation nationale. Les jeunes peuvent passer de l’école à des programmes de formation, à une reprise des études, au travail ou à des services d’orientation en santé sexuelle et reproductive, en protection sociale et en protection de l’enfance. L’accès dépend de la région, du genre, du handicap, des ressources du ménage et de la sécurité. Le mariage d’enfants, les grossesses adolescentes, le VIH, les violences, le décrochage scolaire et le décalage entre études et emploi restent des risques majeurs. La loi du travail 13/2023 fixe généralement à 18 ans l’âge d’accès à l’emploi. À titre exceptionnel, un travail léger peut être autorisé à partir de 15 ans avec l’accord des représentants légaux, dans la limite de 25 heures par semaine et de cinq heures par jour. Les travaux dangereux, insalubres ou physiquement exigeants sont interdits aux moins de 18 ans. Un profil national de l’OIT indique 12 ans comme âge minimum pour l’apprentissage, mais toute situation concrète doit aussi respecter la loi mozambicaine et les garanties de protection de l’enfance. Avoir 18 ans ne donne pas automatiquement accès à un emploi, un logement, un revenu ou une assurance sociale. L’Institut national de sécurité sociale, appelé INSS, couvre des prestations contributives telles que les prestations de maladie, maternité, paternité, invalidité, vieillesse et survivants. L’accès dépend de l’inscription et des cotisations ; l’emploi formel et le travail informel n’offrent donc pas la même protection. Les informations publiques de l’INSS indiquent une pension de vieillesse à partir de 55 ans pour les femmes et de 60 ans pour les hommes, avec 240 mois de cotisations. Le 4 mars 2026, le gouvernement a annoncé l’approbation d’une loi portant l’âge de la retraite à 65 ans, mais le texte promulgué et son champ d’application n’étaient pas établis dans les recherches disponibles ; les demandeurs doivent vérifier la règle actuelle auprès de l’INSS avant de présenter une demande. L’aide aux personnes âgées est répartie entre les régimes contributifs, les dispositifs de la fonction publique et de l’armée, et l’aide sociale de base administrée par le ministère du Genre, de l’Enfance et de l’Action sociale (MGCAS) et l’Institut national d’action sociale (INAS). Les éléments disponibles ne confirment ni centre de services pour personnes âgées à l’échelle nationale, ni revenu universel de vieillesse. La couverture demeure limitée et l’accès peut dépendre des cotisations, de l’historique professionnel, du ciblage selon la pauvreté, de la capacité du district et des règles actuelles du programme. Les soins quotidiens aux personnes handicapées, aux personnes âgées et à celles qui ont besoin d’aide sont principalement assurés par les ménages, les proches et les communautés. Les éléments disponibles ne démontrent pas l’existence d’une assurance nationale de soins de longue durée, de niveaux de dépendance standardisés, d’une allocation universelle de soins ni d’un réseau national de services à domicile et en établissement. L’INAS, le MGCAS, les services de santé et sociaux, les structures communautaires et les organisations partenaires peuvent proposer des orientations, des visites à domicile, de la réadaptation communautaire, des aides techniques, un repérage précoce et une éducation inclusive. La disponibilité et la continuité dépendent fortement de la pauvreté, de l’évaluation du handicap, de la capacité du district, des conflits et des déplacements. La formation d’une famille relève principalement du thème Famille, mais elle influe sur les étapes de la vie. En vertu de la loi sur la famille de 2019 et du régime contre les unions précoces, le mariage ou l’union d’une personne de moins de 18 ans est interdit. Une enquête de 2022 indiquait que 48,4 % des femmes âgées de 20 à 24 ans s’étaient mariées ou mises en union avant 18 ans, et 12,9 % avant 15 ans ; 78,5 % des mariages d’enfants déclarés concernaient des filles. Le taux était plus élevé dans les zones rurales et les régions du nord et du centre : environ 61 % avant 18 ans à Cabo Delgado, contre environ 16 % à Maputo. Ces chiffres révèlent un grave risque pour la protection et l’éducation ; ils ne décrivent pas une transition normale. Les conflits à Cabo Delgado, les déplacements internes, les cyclones, les inondations, le choléra et les troubles postélectoraux peuvent interrompre plusieurs services en même temps. Les familles peuvent perdre leurs documents, les enfants cesser d’aller à l’école, les proches être séparés et les personnes responsables subir une forte pression ; les risques de violence, d’exploitation, d’unions précoces et de violences fondées sur le genre peuvent augmenter. Les interventions peuvent inclure des équipes mobiles d’enregistrement des naissances, des services temporaires, des espaces adaptés aux enfants, la gestion de cas, la protection communautaire, un soutien psychosocial et en santé mentale, des services inclusifs d’eau et d’assainissement, l’éducation, une aide humanitaire en espèces et des lignes d’assistance comme Linha Verde 1458 et Linha Fala Criança. Les paiements et les services ont été perturbés par les troubles, le cyclone Chido, les attaques et les fortes pluies ; l’accès en période de crise dépend donc du lieu et de la situation sécuritaire. Les transitions courantes comprennent l’enregistrement de la naissance, la nutrition et les soins de la petite enfance, la fin de la 9e classe, le passage au secondaire supérieur ou à une formation professionnelle, l’entrée dans un emploi autorisé, les responsabilités familiales, l’emploi cotisant, puis l’accès à une pension ou à l’aide sociale. Chaque transition peut nécessiter des documents, l’accès à une école ou à un service, une évaluation de la pauvreté ou de la vulnérabilité, ou des cotisations sociales. Aucune institution publique unique ne répond à tous les besoins liés aux étapes de la vie, et les constats nationaux ne sont pas nécessairement identiques dans chaque province ou district.
Les étapes de la vie au Mozambique
Au Mozambique, les étapes de la vie sont accompagnées par plusieurs systèmes publics, communautaires et partenaires, plutôt que par un programme unifié. La loi mozambicaine considère généralement comme enfant toute personne de moins de 18 ans, tandis que l’éducation, le travail, les responsabilités familiales, le vieillissement et les soins relèvent de règles juridiques et pratiques différentes. L’accès à l’état civil, à l’école, à la protection sociale, aux soins de santé et aux services de protection varie fortement selon le lieu, les revenus, les documents, le handicap et les situations de crise.
Conseil
Considérez le soutien au Mozambique comme une suite de démarches concrètes, et non comme un parcours public automatique. Obtenez d’abord les documents d’identité, puis vérifiez directement dans le district concerné le prochain service scolaire, professionnel, financier, de soins ou de protection. Ne prévoyez pas un budget reposant sur une aide ciblée, une pension ou un service de soins avant d’en avoir confirmé l’admissibilité et la disponibilité actuelle.

