Au Mozambique, les dettes formelles peuvent provenir de banques, microbanques, établissements de microcrédit, organisations d’épargne et de crédit, coopératives de crédit, sociétés financières, sociétés de crédit-bail et autres prêteurs agréés. La Banco de Moçambique supervise ces prestataires, tient le Central de Registo de Crédito (CRC), traite les réclamations des consommateurs de services financiers et délivre les licences aux établissements de crédit réglementés. Le CRC consigne les informations sur les emprunteurs, avalistas et garants. Un prêteur a généralement besoin du consentement exprès du client pour consulter ces données ; il doit déclarer un décaissement, une limite de crédit ou une garantie dans les 24 heures. Un emprunteur peut demander l’accès à ses données auprès de la Banco de Moçambique ou d’un prêteur participant, demander une clarification ou une correction et reçoit normalement une réponse dans les 10 jours ouvrables. Une fois le crédit éteint, le prêteur doit délivrer, sur demande, une quitação, c’est-à-dire une confirmation d’extinction de la dette. Le CRC peut conserver l’historique de crédit pendant 10 ans après l’extinction ; les frais d’accès suivent le manuel applicable. Les conditions du crédit dépendent du prêteur, du produit, du risque et du contrat. En septembre 2026, le taux de référence commercial indiqué était de 15,50 %, composé d’un taux de référence de 9,30 % et d’une prime de coût de 6,20 % ; une marge propre au produit peut augmenter ou réduire le taux final. Les marges de la microfinance sont généralement nettement plus élevées que celles des banques commerciales. Parmi les normes bancaires indicatives figuraient au moins six mois de relation avec le client, l’absence d’incident non réglé au CRC, des pièces d’identité et justificatifs de revenus et, dans certains cas, un effet de commerce en blanc. Les plafonds d’endettement indiqués représentaient jusqu’à 30 % du revenu net mensuel pour les prêts au logement et à la consommation auprès des banques et jusqu’à 40 % auprès des établissements de microfinance. Les normes de prêt hypothécaire prévoyaient une couverture de garantie d’au moins 120 %, tandis que la durée des prêts à la consommation était annoncée jusqu’à cinq ans. Les prêts aux fonctionnaires peuvent durer de six à 84 mois et être remboursés par retenue sur salaire. Il s’agit de normes indicatives de risque et de contrat, non d’un droit universel à l’approbation. L’emprunteur a droit à des informations complètes, à jour et claires sur un produit financier. Pendant le contrat, un remboursement anticipé total ou partiel peut être demandé par écrit, avec réduction proportionnelle des intérêts et frais restants. Un délai de renonciation de sept jours ouvrables peut s’appliquer, sous réserve de restituer les fonds ou d’autres conditions applicables. L’emprunteur doit fournir des renseignements exacts, utiliser le crédit conformément à l’accord, conserver le compte financé disponible pour les échéances et frais, payer à temps et mettre à jour les données pertinentes. Une réclamation commence généralement auprès du créancier. Si celui-ci ne la résout pas ou répond tardivement, l’emprunteur peut contacter la Banco de Moçambique par l’intermédiaire d’une succursale, d’un formulaire papier, de l’adresse électronique reclamacoes@bancomoc.mz ou de son formulaire en ligne. La Banco de Moçambique peut traiter les questions d’information et les réclamations des consommateurs, mais n’impose généralement pas de plan de restructuration d’une dette privée. Les arriérés peuvent entraîner des incidents au CRC, compliquant l’accès à de nouveaux crédits réglementés. Un prêteur peut négocier un remboursement, un rééchelonnement ou un autre règlement, mais le résultat dépend du créancier, du contrat et de la situation financière. Les biens meubles donnés en garantie peuvent être inscrits au Central de Registo de Garantias Mobiliárias (CRGM), le registre des sûretés mobilières régi par la loi 19/2018. Le recouvrement peut suivre des procédures judiciaires ou extrajudiciaires autorisées par la loi. Lorsque les conditions légales et contractuelles sont remplies, une procédure extrajudiciaire de reprise peut s’appliquer après cinq jours ouvrables. En règle générale, un créancier non garanti doit obtenir une décision judiciaire, puis procéder à l’exécution. Le recours exact et l’ordre de priorité dépendent de la garantie, du contrat et de la procédure applicable. Le décret-loi 1/2013 prévoit le redressement judiciaire, le redressement extrajudiciaire par conciliation ou médiation et les procédures d’insolvabilité. Avec les adaptations nécessaires, ces procédures peuvent s’appliquer aux entrepreneurs commerciaux, associations, fondations, sociétés civiles, coopératives et particuliers. Les entreprises publiques, banques, sociétés financières, assureurs et entités équivalentes sont exclus de ce régime. Le tribunal compétent est généralement celui du domicile du débiteur, de son établissement principal ou de la succursale d’une société étrangère. Le redressement judiciaire ou l’insolvabilité peut suspendre les actions et exécutions ; le sursis de redressement peut durer jusqu’à 180 jours. En règle générale, le redressement judiciaire exige plus de 12 mois d’activité régulière et d’autres conditions prévues par la loi ; si la viabilité échoue, une liquidation et une distribution aux créanciers peuvent suivre. Le cadre examiné ne prévoit pas de mécanisme général d’effacement des dettes personnelles ni de service national unique de conseil en matière d’endettement. Les dispositifs informels de liquidité comprennent le xitique, système rotatif d’épargne, l’ASCA, association d’épargne et de crédit à accumulation, les prêts familiaux ou entre amis et les prêteurs informels. Ils peuvent fournir des fonds d’urgence lorsque l’accès officiel est limité, notamment dans certaines zones rurales ou à faibles revenus, mais leurs tarifs, registres, force juridique, modalités d’exécution et protections des consommateurs ne sont pas uniformes. L’accès varie aussi entre villes et campagnes et d’un district à l’autre ; la Banco de Moçambique indique une activité dans 154 districts, mais cela ne crée pas un service unique de gestion des dettes personnelles. La dette publique relève d’un autre cadre. L’évaluation de la viabilité de la dette du FMI et de la Banque mondiale de 2025 classait la dette publique globale du Mozambique en situation de surendettement et sur une trajectoire non viable. La dette publique représentait 91,5 % du PIB à la fin de 2024, y compris les obligations de l’administration centrale, la dette intérieure et extérieure, les dettes des entreprises publiques et les garanties de l’État ; la dette extérieure d’ENH représentait 19,2 % du PIB. Les arriérés de service de la dette étaient projetés à 1,3 % du PIB à la fin de 2025, soit 0,9 % d’arriérés extérieurs et 0,4 % d’arriérés intérieurs. Les litiges concernant les dettes cachées de Proindicus et MAM ont fait l’objet de règlements extrajudiciaires en 2023 et 2024. La stratégie de dette à moyen terme 2025–2029 privilégie le financement extérieur concessionnel, l’allongement des échéances intérieures et une part à court terme inférieure à 10 % des nouvelles dettes intérieures d’ici à 2029. Cette stratégie de dette publique ne constitue pas un accord de remboursement pour les emprunteurs privés.
Les dettes au Mozambique
Au Mozambique, une dette est une somme d’argent ou une autre prestation due par un débiteur à un prêteur, créancier, fournisseur ou autre demandeur. Elle englobe les emprunts, les crédits, les échéances impayées, les arriérés, le recouvrement, les garanties, la restructuration, l’insolvabilité et le rétablissement financier. Le soutien aux particuliers et aux entreprises est fragmenté : banques, institutions de microfinance, créanciers, Banco de Moçambique et tribunaux interviennent dans des aspects différents. La dette publique est un domaine distinct, qui concerne les obligations de l’État, les entreprises publiques et les garanties publiques.
Conseil
Au Mozambique, traitez une dette en la documentant, en la classant et en la maîtrisant avant d’accepter de nouvelles conditions ou de laisser une procédure de recouvrement avancer. Commencez par le créancier, vérifiez les données du CRC et le contrat, puis adressez les réclamations non résolues à la Banco de Moçambique. Distinguez les dettes personnelles, commerciales, informelles et publiques, car leurs protections et procédures diffèrent.

