Un izabrani doktor est le médecin de premier recours choisi qui coordonne une grande partie des soins programmés d’un patient. Un Dom zdravlja est un centre de santé primaire. En règle générale, les enfants assurés jusqu’à 15 ans choisissent un pédiatre, les personnes de plus de 15 ans un médecin pour adultes, et les femmes peuvent également choisir un gynécologue. Une personne choisit ou change de médecin en signant la déclaration correspondante (Izjava o izboru-promjeni izabranog doktora) ; les listes à jour sont affichées dans les établissements de santé et les unités du Fonds d’assurance maladie du Monténégro (Fond za zdravstveno osiguranje Crne Gore, FZO). Le choix d’un dentiste est particulièrement pertinent pour les moins de 18 ans et les plus de 65 ans, selon les règles applicables. Le système public monténégrin comporte trois niveaux. Les soins primaires sont principalement dispensés dans les Dom zdravlja et sont conçus pour répondre à environ 80–85 % des besoins de santé, même si les capacités réelles varient selon la municipalité. Les soins secondaires comprennent les consultations spécialisées, les hôpitaux généraux et les hôpitaux spécialisés. Les soins tertiaires sont centrés sur le Centre clinique du Monténégro (Klinički centar Crne Gore, KCCG), le centre national de référence. Les soins hospitaliers peuvent inclure des services d’hospitalisation et des hôpitaux de jour. Un parcours programmé type commence par une consultation, un examen ou un traitement en soins primaires, se poursuit par une orientation (uput) si des soins spécialisés ou hospitaliers sont nécessaires, puis revient aux soins primaires pour la documentation et le suivi. L’izabrani doktor peut prescrire un traitement, demander des soins secondaires ou tertiaires, déterminer une incapacité temporaire, organiser un traitement ou des soins à domicile, délivrer un ordre de transport, prescrire des aides médicales à domicile et orienter vers la réadaptation. L’Institut de santé publique du Monténégro (Institut za javno zdravlje Crne Gore, IJZCG) prépare des programmes et des consignes de prévention. Les actions de santé publique comprennent la vaccination, la lutte contre les maladies transmissibles, les maladies cardiovasculaires, le cancer, le diabète et les risques pour la santé mentale, ainsi que les risques liés au tabac, à l’alcool, à l’alimentation et à l’inactivité physique. Le gouvernement a adopté le Programme de mesures d’immunisation 2026–2028, mais il convient de vérifier les calendriers, les campagnes et la mise en œuvre locale auprès de l’IJZCG, du ministère de la Santé ou du Dom zdravlja concerné. Le suivi prénatal, la prévention chez l’enfant et le conseil font intervenir le pédiatre choisi, le gynécologue choisi, les maternités ou hôpitaux généraux et le KCCG. Les symptômes urgents concernant une grossesse, un nouveau-né ou un enfant nécessitent des soins d’urgence. En cas d’urgence vitale, appelez le 124 pour les services d’urgence médicale ou le 112, numéro d’urgence européen unifié. Indiquez le lieu précis, l’état de la personne, les dangers éventuels et un numéro de rappel. Les secours interviennent sur place, pendant le transport et dans les unités d’urgence, 24 heures sur 24. Une grave difficulté respiratoire, une douleur thoracique, une hémorragie importante, une perte de connaissance, une suspicion d’AVC, une réaction allergique grave, une crise suicidaire, une psychose ou une intoxication grave justifient d’appeler le 124 ou le 112, ou de se rendre au service d’urgence le plus proche, plutôt que d’attendre un rendez-vous ordinaire. Les examens diagnostiques sont disponibles dans les centres de diagnostic de premier recours et les services spécialisés ou hospitaliers, mais les examens proposés et les modalités de rendez-vous dépendent de l’établissement. Apportez une pièce d’identité, un justificatif d’assurance si nécessaire, les résultats antérieurs ainsi qu’une liste à jour des médicaments et allergies. Conservez les résultats de laboratoire, les examens d’imagerie, les lettres de sortie et les orientations. Les prestataires privés peuvent parfois accepter les patients sans orientation, mais un traitement privé n’ouvre pas automatiquement droit à un remboursement public. L’accès formel aux soins publics dépend principalement du statut d’assuré auprès du FZO, du médecin choisi et des règles d’orientation applicables ; la situation des visiteurs, des migrants, des personnes non assurées et des patients transfrontaliers dépend du droit en vigueur, des accords et du prestataire. Une prescription d’un médecin choisi ou d’un spécialiste ne garantit pas la disponibilité immédiate du médicament ni sa prise en charge publique. La prise en charge dépend des listes de médicaments de base et complémentaires du FZO et des règles actuelles de délivrance. L’Agence des médicaments et des dispositifs médicaux (CALIMS) tient le registre des médicaments à usage humain autorisés. Montefarm est le réseau de pharmacies publiques et peut être utile pour la délivrance et la vérification des stocks. Lorsqu’une procédure de pénurie ou de remboursement est applicable, les justificatifs peuvent inclure la prescription, une preuve médicale, un reçu fiscal et la confirmation que le prestataire ou la pharmacie n’a pas pu fournir le médicament. Un pharmacien ou un clinicien doit confirmer toute substitution ou modification de dose. Les soins de santé mentale sont accessibles par les centres de santé mentale de premier recours et le réseau spécialisé et hospitalier. L’accès ordinaire commence souvent auprès d’un izabrani doktor ou d’un Dom zdravlja, tandis que la clinique de psychiatrie du KCCG et l’hôpital psychiatrique spécialisé de Dobrota dispensent des soins de niveau supérieur. La confidentialité et le consentement s’appliquent. Une crise suicidaire, une psychose ou une intoxication grave nécessite le 124, le 112 ou une évaluation aux urgences. Ne cessez pas et ne modifiez pas un médicament psychiatrique sur la seule base d’une autoévaluation. Pour une maladie chronique, le grand âge ou un handicap, le médecin choisi peut coordonner le suivi, les prescriptions, les orientations, les traitements à domicile, les soins infirmiers à domicile, les aides médicales et la réadaptation. Une orientation vers la réadaptation reste soumise aux règles actuelles du FZO, aux indications médicales, aux prestataires conventionnés et aux conditions d’accès locales. La continuité des soins, la disponibilité des spécialistes, l’équipement diagnostique, les délais de rendez-vous, la couverture géographique des urgences et les stocks des pharmacies varient selon les municipalités. Parmi les établissements publics figurent les hôpitaux généraux de Bar, Berane, Bijelo Polje, Cetinje, Kotor, Nikšić et Pljevlja, ainsi que les hôpitaux spécialisés de Brezovik, Risan et Dobrota ; il convient de vérifier les services, les zones de desserte et les coordonnées avant de se déplacer. Après un traitement, demandez un compte rendu de sortie, une conciliation médicamenteuse, les signes d’alerte, le prochain rendez-vous ou l’orientation, ainsi que tout plan de réadaptation ou de soins à domicile. Demandez des copies des comptes rendus et des résultats. Le médecin choisi doit tenir à jour le dossier médical, même si le traitement a eu lieu ailleurs. Si les consignes sont incomplètes, contactez rapidement l’établissement concerné ou le médecin de premier recours. Les patients ont droit à l’information, au consentement, au respect de leur vie privée, à la confidentialité, à l’accès à leur dossier médical, à l’égalité de traitement et à des procédures de plainte. Ils doivent fournir des renseignements exacts sur leur santé, leurs médicaments et leurs allergies, honorer ou annuler leurs rendez-vous, respecter le règlement des établissements et payer les services non couverts. Le système de priorité des urgences ne supprime pas les protections du consentement et de la vie privée, sauf exceptions prévues par la loi pour les situations urgentes. L’architecture IZIS du ministère vise à relier les données de santé électroniques, comme les prescriptions, les résultats de laboratoire, les rendez-vous et les dossiers partagés publics et privés ; sa mise en œuvre et la disponibilité de ses services doivent toutefois être vérifiées, et non présumées. Les frais, participations, remboursements, délais d’attente et financements de soins à l’étranger dépendent des règles d’assurance et de coûts en vigueur. Il convient donc de vérifier les modalités auprès du bureau du FZO, du Dom zdravlja, de l’hôpital, de la pharmacie ou du service d’urgence concerné, pour la municipalité et le service en question.
Santé au Monténégro
Le système de santé au Monténégro couvre la prévention, les examens, le diagnostic, les traitements, les médicaments, les urgences, la réadaptation et le suivi. La plupart des soins programmés commencent auprès d’un médecin traitant choisi (izabrani doktor) dans un centre de santé primaire (Dom zdravlja), tandis que les soins spécialisés et hospitaliers sont soumis aux règles d’orientation applicables. Pour les urgences graves, appelez le 124 ou le 112. Les prestataires publics et privés coexistent, et la disponibilité, la prise de rendez-vous et les stocks des pharmacies varient selon la municipalité et le prestataire.
Conseil
Pour accéder aux soins au Monténégro, choisissez le point d’entrée adapté à l’urgence et à la complexité du problème. Pour les soins programmés, gardez l’izabrani doktor comme interlocuteur de coordination ; en cas de symptômes graves, appelez le 124 ou le 112, ou rendez-vous à l’unité d’urgence la plus proche. Regroupez vos dossiers médicaux et vérifiez la prise en charge actuelle, la disponibilité locale, les modalités de rendez-vous et les stocks de médicaments avant de compter sur un service.

