Le cadre familial monténégrin repose principalement sur la loi sur la famille, la loi sur la protection sociale et infantile et la loi sur la protection contre la violence domestique. Les termes juridiques porodica, bračna zajednica, vanbračna zajednica, roditeljsko pravo, izdržavanje, usvojenje et hraniteljstvo désignent les relations familiales, la vie conjugale, la vie commune hors mariage, l’autorité parentale, la pension alimentaire, l’adoption et le placement familial. Une vanbračna zajednica de longue durée peut produire, sous réserve des empêchements au mariage prévus par la loi, des effets similaires au mariage pour l’entretien mutuel et les biens. Les parents exercent conjointement l’autorité parentale. Ils doivent prendre soin de leurs enfants, les élever et les instruire, les représenter et administrer leurs biens. Ils ont aussi le devoir de subvenir aux besoins de leurs enfants ; ceux-ci ont, de leur côté, le devoir de prendre soin de leurs parents nécessiteux. L’adoption crée un lien de filiation et doit servir l’intérêt supérieur de l’enfant ; celui-ci a le droit de connaître son adoption. Les tribunaux et les centres d’action sociale évaluent les litiges parentaux, la médiation, la tutelle, l’adoption et les questions de pension alimentaire. Un centre d’action sociale, appelé Centar za socijalni rad ou CSR, constitue le principal point d’accès public à de nombreux services familiaux. Le Monténégro compte 13 centres et 12 unités régionales couvrant ses 24 municipalités. Ils reçoivent les demandes et signalements, évaluent l’admissibilité et coordonnent les aides matérielles, allocations pour enfants, prestations pour nouveau-nés et accouchements, aides aux repas préscolaires, soutien à l’éducation spécialisée, indemnités de congé de maternité et parental, conseil, thérapie, médiation, placement familial, accueil en famille, hébergement et services de proximité. Le ministère de la Protection sociale, de la Prise en charge des familles et de la Démographie supervise le cadre social et familial ; le ministère du Travail, de l’Emploi et du Dialogue social traite les questions d’emploi et de congé. Les montants des prestations, les conditions d’admissibilité et les capacités locales peuvent changer : le centre ou l’autorité compétente doit confirmer la situation actuelle. Le placement familial en famille d’accueil nécessite une demande auprès d’un centre d’action sociale, une évaluation de l’admissibilité, une formation achevée et une licence de prestataire. Selon les besoins de l’enfant et l’évaluation de l’adéquation, le placement peut se faire dans une famille d’accueil, un établissement ou un refuge. Les informations officielles examinées n’indiquent pas de frais pour le service de placement familial ; la licence du prestataire est délivrée pour six ans. Les règles actuelles relatives à l’emploi prévoient 98 jours de congé de maternité payé, dont 28 jours avant la naissance et 70 après. Le congé parental suit jusqu’au premier anniversaire de l’enfant et peut être transféré après 30 jours. L’un des parents peut prendre un congé non payé pour garde d’enfant jusqu’aux trois ans de celui-ci ; les assurances maladie, retraite ou invalidité sont maintenues. La proposition de congé de 14 mois, dont deux mois non transférables pour le père, ne constitue pas un droit actuel et ne s’appliquerait qu’après l’adhésion à l’UE si elle était adoptée. La violence domestique est couverte par une loi spécifique. Les victimes peuvent demander une aide psychosociale et juridique, des soins sociaux et médicaux, un hébergement et des mesures de protection telles que l’éloignement du domicile, une ordonnance restrictive, l’interdiction du harcèlement ou du harcèlement obsessionnel et un traitement obligatoire contre la dépendance ou psychosocial. Le numéro SOS 080 111 111 est anonyme, gratuit et disponible 24 heures sur 24. Les victimes peuvent bénéficier de l’aide juridique quelle que soit leur situation matérielle. Tout risque immédiat pour la sécurité doit être signalé à la police, au CSR, à la ligne SOS ou à un refuge ; la médiation ne remplace pas une protection urgente. Le recensement de 2023 a dénombré 170 247 familles. Les couples mariés avec ou sans enfants représentaient 74,27 %, les couples non mariés avec ou sans enfants 4,33 %, les familles composées d’une mère et de ses enfants 17,24 % et celles composées d’un père et de ses enfants 4,16 %. Les situations diffèrent selon les municipalités, notamment pour les ménages d’une personne et les familles multigénérationnelles. En 2024, le Monténégro a enregistré 6 977 naissances vivantes, 6 329 décès, 2 852 mariages et 853 divorces ; l’âge moyen au premier mariage était de 29 ans pour les épouses et de 31 ans pour les époux. Ces chiffres décrivent la population et ne déterminent pas les droits ni l’accès à l’aide d’une famille particulière.
La famille au Monténégro
La vie familiale au Monténégro comprend le mariage, la vie commune durable, la parentalité, l’adoption, le placement familial, le soutien financier, l’aide aux proches, la séparation et la protection contre la violence domestique. Les époux ont des droits égaux, et les enfants nés dans ou hors mariage ont les mêmes droits et devoirs envers leurs parents. Les principaux points d’accès aux services publics sont les centres d’action sociale, les tribunaux, les services de santé, les municipalités et les organismes d’aide aux familles.
Conseil
Pour la plupart des questions de soutien familial, de protection de l’enfance, de pension alimentaire et de placement, commencez par le centre d’action sociale. Adressez-vous plutôt à un tribunal, une municipalité, un employeur ou un service de santé lorsque cet organisme est précisément compétent. Rassemblez les documents et exposez le problème concret avant de déposer une demande, car l’admissibilité, les montants et les capacités locales varient. En cas de risque immédiat lié à la violence, privilégiez la protection et ne retardez pas les démarches au profit d’une médiation ou de formalités ordinaires.

