Le Monténégro comptait, en 2024, 26 711 exploitations agricoles et 248 234,2 hectares de surface agricole utilisée. L’élevage prédomine et 92,3 % de la surface agricole est constituée de prairies permanentes et de pâturages. Les exploitations et ménages fournissent viande, lait, fromage, légumes, fruits et d’autres produits, parallèlement aux commerces et entreprises alimentaires. En 2024, la production de maïs a atteint 3 585,6 tonnes ; celle de raisin a augmenté de 3,6 % par rapport à l’année précédente. Le littoral est associé aux poissons de mer, aux produits méditerranéens, aux olives et au vin. Le centre du Monténégro et la Zeta sont réputés pour les fruits, les légumes et les vignobles. Dans le nord et les zones montagneuses, l’élevage, l’agneau et le mouton, le lait, la viande, les pommes de terre, les produits forestiers et les katuns — des hameaux saisonniers de pâturage en montagne — occupent une place plus importante. Parmi les produits régionaux figurent le Njeguški pršut, le skorup ou kajmak, le raštan, le kačamak, la pogača iz crepulje, le fromage de Pljevlja, le fromage de Njeguši, le fromage feuilleté de Kolašin et le fromage de chèvre de Krajina. Les plats de poisson peuvent être préparés avec de l’ablette, de la carpe, de la truite ou de l’anguille ; ils comprennent notamment la carpe poêlée et la carpe séchée et fumée. On se procure des aliments dans les commerces généralistes, les restaurants traditionnels, les cafés, les ménages ruraux et les circuits gastronomiques et viticoles. L’accueil dans les ménages ruraux s’accompagne souvent de plats régionaux, mais les menus, prix et disponibilités varient selon la municipalité, la saison et la demande touristique. En 2021, l’alimentation et les boissons non alcoolisées représentaient 37,1 % des dépenses de consommation des ménages, contre 2,6 % pour les restaurants et hôtels. En juillet 2026, les prix des aliments et boissons non alcoolisées ont augmenté de 0,7 % sur un mois et de 2,2 % sur un an ; la hausse de janvier à juillet était de 2,5 %. Les prix des restaurants et de l’hébergement ont augmenté de 4,4 % sur un mois, de 5,4 % sur un an et de 4,7 % entre janvier et juillet. Aucun indice national unique du prix d’un repas ne rend compte des différences locales ; il faut donc vérifier les prix directement sur place. Au Monténégro, la sécurité alimentaire couvre la production, la transformation, la vente et la consommation. La loi sur la sécurité alimentaire publiée au Journal officiel 59/2026 est entrée en vigueur le 12 mai 2026. Les entreprises alimentaires doivent respecter les obligations relatives à la sécurité et à l’information, maintenir des contrôles et assurer la traçabilité, ainsi que fournir des informations exactes, lisibles et non trompeuses. Les aliments non emballés doivent comporter les informations pertinentes, notamment sur les allergènes, même si leur présentation n’est pas uniforme. L’Administration de la sécurité alimentaire, des affaires vétérinaires et phytosanitaires, appelée UBHVFP, organise les contrôles officiels. La politique nutritionnelle comprend les normes alimentaires pour les établissements préscolaires publiées en 2024 par le ministère de l’Éducation, des Sciences et de l’Innovation et l’Institut de santé publique du Monténégro. Un programme scolaire de 2025 prévoit la distribution gratuite de fruits, légumes, lait et produits laitiers dans les écoles admissibles et soutient les jardins scolaires. Les éléments disponibles ne comprennent pas de données nationales récentes et exhaustives sur les apports alimentaires ; les dépenses et normes des repas en institution ne décrivent donc pas, à elles seules, ce que mange toute la population. La production biologique est réglementée par la loi et soumise à des contrôles visant les producteurs enregistrés et d’autres participants agréés. La stratégie pour l’agriculture et les zones rurales 2023–2028 traite de la sécurité alimentaire, de la gestion des ressources naturelles, des économies rurales, du transfert de connaissances et de la transparence des politiques. Le plan stratégique pour la production biologique 2025–2029 vise à accroître la production, les marchés, les capacités institutionnelles et le soutien. La stratégie de la pêche 2024–2029 et un appel à projets de mariculture de 2026 traitent de l’hygiène, de la production écologique, de l’innovation et du bien-être animal ; l’aide à l’aquaculture est réservée aux entreprises ou entrepreneurs disposant d’un permis valide. Une indication géographique protège le lien établi entre un produit alimentaire et son lieu d’origine. Au Monténégro, une demande d’indication géographique coûte 32 EUR ; l’enregistrement d’un utilisateur autorisé coûte 50 EUR. Le statut est valable cinq ans et peut être renouvelé.
L’alimentation au Monténégro
Au Monténégro, l’approvisionnement alimentaire passe par les commerces de détail, les restaurants, les exploitations agricoles, les ménages ruraux et les circuits gastronomiques et viticoles. Le littoral, le centre et le nord proposent des produits et des plats différents : poisson, olives et vin d’un côté, agneau, produits laitiers, pommes de terre et produits de montagne de l’autre. La sécurité alimentaire couvre toute la chaîne, de la ferme à l’assiette, tandis que les saisons, le tourisme et les dépenses des ménages influent sur les prix et la disponibilité.
Conseil
Privilégiez les commerces de détail pour comparer les prix et obtenir une disponibilité plus prévisible ; choisissez les exploitations, ménages ruraux et restaurants traditionnels si les produits régionaux sont prioritaires. Vérifiez les prix locaux, car la saison, le tourisme et le lieu influent sur la disponibilité et le coût. Vérifiez les informations alimentaires, les allergènes et le statut du producteur au lieu de supposer que les mentions « local », « traditionnel » ou « biologique » garantissent la sécurité ou une certification.

