La Constitution de la Mongolie fait de la démocratie, de la justice, de la liberté, de l’égalité, de l’unité nationale et de l’État de droit ses principes fondamentaux. La Mongolie possède un système étatique national unique plutôt qu’un partage fédéral de la souveraineté. Son administration territoriale comprend 21 aimags et Oulan-Bator, puis 330 soums et 9 districts de la capitale. Les baghs et khoroos sont des unités locales plus petites. Le gouvernement local associe l’autonomie locale élue et l’administration de l’État. Le Grand Khoural d’État est le Parlement monocaméral de la Mongolie et la plus haute autorité de l’État. Il est seul à faire les lois, à approuver le budget national et à exercer un contrôle parlementaire sur le gouvernement et l’application des lois. La législature 2024–2028 compte 126 membres : 78 élus dans des circonscriptions et 48 à la proportionnelle. Les membres exercent un mandat de quatre ans. En 2025, le travail parlementaire était organisé autour de huit commissions permanentes. Le Parlement traite aussi des nominations importantes, des auditions, des pétitions et du contrôle des organismes publics. Le président est le chef de l’État, préside le Conseil de sécurité nationale et exerce les fonctions de commandant suprême. Ses pouvoirs constitutionnels comprennent la représentation de la Mongolie à l’étranger, la nomination de hauts responsables diplomatiques, l’exercice d’un veto, l’octroi de grâces, certaines décisions en matière de citoyenneté et d’asile, ainsi que des interventions concernant la conscription, les situations d’urgence et la loi martiale dans le cadre prévu par la Constitution. Le gouvernement comprend le Premier ministre et les ministres. Le Premier ministre dirige le gouvernement et répond de son action devant le Parlement. Le Secrétariat du Cabinet coordonne la politique gouvernementale, l’administration du personnel, le suivi et les relations entre administrations centrale et locales. Les ministères, organismes de régulation et organismes d’exécution assurent les fonctions publiques propres à leurs secteurs. Le pouvoir judiciaire est indépendant. La Cour suprême est la juridiction la plus élevée ; les tribunaux des aimags et de la capitale, les tribunaux des soums et inter-soums, les tribunaux de district et, lorsque la loi le prévoit, les tribunaux spécialisés traitent les affaires à différents niveaux. Le Conseil général de la magistrature et le Comité de discipline judiciaire contribuent à l’administration et à la responsabilité de la justice. La Cour constitutionnelle (Tsets) compte neuf membres nommés pour six ans ; le Parlement, le président et la Cour suprême en désignent chacun trois. Elle examine les litiges constitutionnels et la conformité des dispositions légales à la Constitution. Le procureur général est nommé par le président après consultation du Parlement pour un mandat de six ans. Les Khourals des aimags et de la capitale, des soums et des districts, ainsi que les Khourals généraux des citoyens des baghs et khoroos assurent des fonctions de représentation locale. Des gouverneurs exercent à chaque niveau. Le Premier ministre nomme les gouverneurs des aimags et de la capitale ; les gouverneurs de niveau supérieur nomment ceux des soums et des districts, et les gouverneurs des soums ou districts nomment ceux des baghs ou khoroos. Les Khourals et les gouverneurs exercent normalement un mandat de quatre ans. Le Parlement modifie les limites et les unités administratives sur proposition du gouvernement, après la consultation des citoyens exigée par la loi. Les organismes locaux s’occupent notamment de la planification du développement, des biens et budgets locaux, des impôts et frais locaux, de l’eau, de l’alimentation et de l’agriculture, du logement et des services collectifs, des transports publics, des routes, des déchets, des cimetières, des pâturages et de l’entretien des biens locaux d’éducation, de santé et de culture. Les responsabilités précises dépendent du niveau administratif. Une fonction de l’État ne peut être déléguée qu’en vertu d’une loi, d’un accord de droit public et d’un financement correspondant. La loi sur la fonction publique répartit le service public entre le service politique, l’administration d’État, les services spécialisés de l’État et les services de soutien de l’État. Le noyau de la fonction publique comprend l’administration d’État et les services spécialisés de l’État. Le mérite, le professionnalisme, la continuité, la transparence, la neutralité politique pour les postes non politiques, l’égalité d’accès et la prévention des conflits d’intérêts guident l’emploi public. La plateforme e-Mongolia et gov.mn offrent un accès numérique centralisé aux services publics ; le portail en répertorie plus de 900. L’accès dépend du service et des exigences d’identité. Les ressortissants étrangers peuvent utiliser les services d’immigration et le portail pour étrangers lorsqu’ils sont disponibles. Les bureaux locaux restent utiles lorsqu’un service dépend d’un dossier d’aimag, de soum, de district ou de khoroo. Les personnes physiques et morales peuvent accéder aux informations publiques. Les organismes gouvernementaux peuvent publier des informations ouvertes en ligne sans demande préalable ; il est aussi possible de présenter une demande oralement ou par écrit. Les informations restreintes nécessitent une demande écrite et restent soumises aux règles sur les secrets d’État, les secrets officiels, les données personnelles et d’autres limites légales. Les organismes publics doivent publier des informations sur leurs fonctions, leur organisation, leur personnel, leurs budgets, leurs finances, leurs achats, leurs rapports et les résultats des audits ou du suivi. Ils doivent mettre à jour les informations modifiées dans un délai de trois jours ouvrables. Les plaintes concernant le traitement des données ouvertes sont généralement soumises à un délai de dix jours ouvrables en vertu des règles applicables. Le budget public intégré de la Mongolie comprend le budget de l’État, les budgets locaux, les fonds désignés dans les sources juridiques actuelles comme Fonds national de richesse ou Fonds du patrimoine futur, le Fonds d’assurance sociale et le Fonds d’assurance maladie. Le Parlement approuve le budget de l’État, tandis que les organismes des aimags, de la capitale, des soums et des districts approuvent leurs budgets locaux respectifs. Les recettes proviennent des impôts, des recettes non fiscales, des transferts et d’autres sources légales. L’exercice financier va du 1er janvier au 31 décembre. Un gouverneur de soum ou de district prépare le projet de budget local avant le 10 décembre, et le Khoural compétent l’approuve avant le 20 décembre. Les règles de stabilité budgétaire encadrent la dette, la stabilité du budget et l’épargne ou l’investissement des recettes minières. Le système Glass Account publie les informations relatives au budget, aux achats et aux biens de l’État. Les impôts, droits, frais de service et paiements locaux reposent sur des bases juridiques distinctes ; il n’existe donc pas de frais général unique d’accès à l’État en Mongolie. Le contrôle est réparti entre plusieurs organismes. Le Parlement et ses commissions surveillent les lois, les résolutions, les budgets et l’action du gouvernement. Le Bureau national d’audit contrôle les budgets de l’État et locaux, les performances publiques, la politique de développement et l’utilisation des fonds. Le Conseil de stabilité budgétaire rend compte des questions budgétaires. La Commission de régulation financière et la Banque de Mongolie supervisent les domaines financiers et monétaires relevant de leurs compétences. L’Autorité gouvernementale de contrôle de l’administration examine la légalité, la discipline et l’accessibilité des services dans les ministères, les agences, les bureaux des gouverneurs et les entités publiques. L’Autorité indépendante de lutte contre la corruption assure la prévention, la sensibilisation, le traitement des plaintes, des déclarations de patrimoine et de revenus, les enquêtes préliminaires et les investigations. La Commission nationale des droits humains reçoit les plaintes, mène des enquêtes et surveille les droits humains. Les tribunaux offrent des recours judiciaires, tandis que la Cour constitutionnelle assure le contrôle de constitutionnalité. La liberté d’expression, d’information, des médias, de religion et d’association est protégée par la Constitution, qui interdit la censure. La loi sur la transparence des informations publiques applique le principe de l’ouverture par défaut, sous réserve de restrictions légales. La loi sur la radiodiffusion régit les diffuseurs publics et commerciaux, la concurrence et la transparence de la propriété ; la radio et la télévision publiques reposent sur une loi distincte. La participation du public peut prendre la forme d’auditions parlementaires, de pétitions électroniques D-Urgudul, de consultations budgétaires publiques, de retours par gov.mn et du canal de contact gouvernemental 11-11. Le mongol est la langue officielle. Depuis le 1er janvier 2025, les bureaux publics introduisent progressivement l’usage conjoint du cyrillique et de l’écriture mongole traditionnelle. Les fonctions de sécurité de l’État comprennent la coordination de la sécurité nationale par le Conseil de sécurité nationale présidé par le président, la politique de défense et les forces armées sous l’autorité du ministère de la Défense et de l’état-major général, la protection des frontières, la police, le renseignement, la protection spéciale et la gestion des urgences. L’Agence nationale de la police s’occupe de la criminalité, de l’ordre public et de la sécurité publique. L’Agence générale du renseignement traite les questions étrangères, frontalières et de contre-espionnage, ainsi que la protection des secrets d’État. L’Autorité générale de protection des frontières gère les frontières terrestres et aquatiques, les règles frontalières et les contrôles des passagers et véhicules ; l’armée de l’air s’occupe de la frontière aérienne. L’Agence nationale de gestion des urgences gère les catastrophes, les incendies et d’autres situations d’urgence. Certaines informations de sécurité et certains budgets peuvent être exclus des règles ordinaires de transparence, mais les pouvoirs de contrainte et de renseignement restent soumis à la loi, au contrôle et aux limites liées aux droits humains. Les personnes bénéficient d’une protection égale devant la loi et les tribunaux, d’un accès aux services et aux informations publics, ainsi que du droit de présenter une pétition, de porter plainte et de demander un recours administratif ou judiciaire. Elles doivent respecter la Constitution et les lois, respecter les droits d’autrui, payer des impôts et se conformer aux devoirs légalement définis en matière de sécurité nationale, d’ordre public et de service militaire. Les agents publics doivent agir avec transparence, respecter les règles fondées sur le mérite, déclarer les conflits d’intérêts pertinents et rendre compte de leur action. L’autorité compétente, la procédure, le coût et le délai de traitement dépendent de l’institution responsable et du service concerné.
État en Mongolie
La Mongolie est une république unitaire régie par la Constitution de 1992. Le pouvoir d’État s’exerce par l’intermédiaire du Grand Khoural d’État, du président, du gouvernement, des tribunaux et des organes de contrôle constitutionnel, ainsi que des administrations des aimags, soums, districts, baghs et khoroos. Le système protège des droits tels que la liberté d’expression, d’information, d’association, de propriété et de pétition, tout en imposant des devoirs comme le respect de la loi, le paiement des impôts et la défense du pays.
Conseil
Considérez le système étatique mongol comme un problème d’orientation : identifiez l’institution responsable, le niveau administratif et le recours avant de déposer une demande. Utilisez e-Mongolia ou gov.mn pour les services admissibles, les bureaux locaux pour les questions dépendant du lieu, et distinguez les demandes d’information des plaintes, signalements de corruption, litiges constitutionnels et recours judiciaires.

