La Moldavie s’étend sur environ 350 km du nord au sud et 150 km d’ouest en est. Les forêts et les steppes sont les principales formations naturelles. Au nord, les paysages mêlent forêts et agriculture ; les Codri, au centre, abritent d’importants écosystèmes forestiers ; au sud, la région du Prut et du Danube comprend des plaines inondables et des zones humides. En 2025, les terres arables représentaient 48,1 % de la superficie, les cultures permanentes 6,6 %, les pâturages et prairies de fauche 9,8 %, les forêts 14,4 %, et les plans d’eau et marais 2,8 %. L’agriculture, l’érosion, la fragmentation des habitats, la sécheresse et les pénuries d’eau exercent une pression sur les milieux naturels. Le réseau moldave de zones protégées comprend des réserves scientifiques, des parcs nationaux, des monuments naturels, des réserves naturelles, des réserves paysagères, des zones de gestion multifonctionnelle, des réserves de biosphère et des zones humides d’importance internationale. Les zones protégées couvrent environ 209 700 hectares, soit 6,2 % du territoire de l’État ; l’objectif national pour 2030 est de 10 %. Parmi les sites figurent Parcul Național Orhei, Parcul Național Nistrul de Jos, Rezervația Codrii, Pădurea Domnească, Plaiul Fagului et Prutul de Jos. La Moldavie compte trois sites Ramsar couvrant environ 94 705 hectares. La Rezervația Biosferei Prutul de Jos couvre 14 732 hectares et fait partie du programme de l’UNESCO sur l’homme et la biosphère. La cartographie des habitats Natura 2000 a eu lieu en 2025 ; les procédures de désignation et le cadre juridique se développaient en 2026. Il ne faut pas encore considérer cette désignation comme une mention d’accès pleinement établie pour chaque site. L’accès dépend de la catégorie du site, du zonage, du plan de gestion et des règles locales. Les restrictions peuvent porter sur la cueillette de plantes, la perturbation ou la mise à mort d’animaux protégés, les feux, l’abandon de déchets, la circulation de véhicules et l’entrée dans des zones sensibles. Il n’existe pas de droit d’entrée national unique pour tous les sites naturels ; les administrations locales, les gestionnaires de réserves ou les prestataires peuvent facturer l’entrée, le guidage, l’hébergement, le camping ou d’autres services. Les règles saisonnières peuvent changer pendant la reproduction des espèces, les hautes eaux, les périodes de risque d’incendie ou d’autres périodes sensibles. La Moldavie recense environ 1 842 espèces de plantes vasculaires et quelque 4 600 plantes inférieures et champignons. La Cartea Roșie de 2015 répertorie 208 taxons de plantes et de champignons et 219 espèces ou taxons d’animaux. Le pays compte plus de 280 espèces d’oiseaux, environ 90 espèces de poissons, 75 de mammifères, 14 de reptiles et 14 d’amphibiens. Parmi les habitats importants figurent la zone de migration des oiseaux d’eau à Prutul de Jos, l’enclos des bisons et les plaines inondables de Pădurea Domnească, les écosystèmes de cerfs élaphes et de hêtres de Plaiul Fagului, ainsi que les écosystèmes forestiers des Codri. Les espèces protégées inscrites dans la Cartea Roșie et les espèces couvertes par les règles de la CITES ne peuvent être cueillies, capturées, tuées ni commercialisées. La nature est également utilisée pour la foresterie, l’agriculture, le pâturage, la pêche, la chasse et la cueillette de fruits, de baies, de plantes médicinales et aromatiques ou de miel. Moldsilva, l’Agenția de Mediu, l’Inspectoratul pentru Protecția Mediului, les administrateurs locaux et d’autres organismes compétents réglementent ces activités. La pêche et la chasse dépendent des permis, des quotas, des saisons, des méthodes et du zonage. La chasse est régie par la loi n° 55/2024 et les règles ministérielles applicables aux quotas, aux méthodes et aux saisons, dont la saison 2026–2027. L’accès à la pêche est facilité par la plateforme e-Pescuit et la législation applicable aux pêches. Les usages traditionnels peuvent se poursuivre dans les zones de transition ou de gestion multifonctionnelle, tandis que les zones centrales excluent généralement les usages économiques. Des permis ou redevances d’usage peuvent être exigés, mais aucun tarif national unique ne s’applique à toutes les activités. Les loisirs liés à la nature sont possibles sur des sentiers balisés en forêt ou le long de l’eau, lors de visites guidées, dans les centres d’information et musées de la nature, ainsi que dans les hébergements et terrains de camping disponibles sur certains sites. Les prestataires comprennent Moldsilva, les administrations des réserves et des parcs et les administrations publiques locales. L’offre est inégale et l’accès peut être affecté par la météo, le risque d’incendie, la nidification, les inondations, les restrictions de circulation et les règles locales du site. L’éducation à l’environnement se fait dans les cours de biologie et de géographie, l’enseignement supérieur et les activités de recherche, les sentiers des réserves, les centres d’accueil, les musées de la nature, les visites guidées, les campagnes et les actions d’organisations non gouvernementales ou d’administrations locales. Les évaluations des incidences sur l’environnement et les évaluations environnementales stratégiques contribuent aux décisions concernant les projets et les plans susceptibles d’affecter la nature. L’accès du public aux informations environnementales et aux consultations est prévu dans le cadre des procédures applicables. Les risques liés à la nature comprennent les feux de végétation et de forêt, la chaleur et la sécheresse, les faibles niveaux d’eau, les inondations et crues soudaines, ainsi que la pollution des plans d’eau et des habitats. Les plans de gestion des risques d’inondation pour 2026–2031 couvrent le Nistru et le bassin Danube–Prut–mer Noire ; ils comprennent des cartes, des dispositifs d’alerte et des mesures concernant les forêts riveraines et les zones inondables. Lorsque le niveau de danger d’incendie est maximal, les alertes de l’IGSU s’appliquent ; les feux à l’air libre et le brûlage de végétation sèche sont interdits ou sanctionnés selon les règles applicables. Le numéro d’urgence est le 112. En 2026, la situation hydrologique du Nistru comprend des préoccupations liées aux alertes et au déficit d’eau, dans un contexte de dépendances transfrontalières. Les conflits opposent souvent l’agriculture ou le pâturage à la protection des habitats, l’exploitation du bois ou d’autres ressources forestières à la conservation, le prélèvement d’eau ou les aménagements hydrauliques à l’écologie des cours d’eau, la chasse ou la pêche aux populations d’espèces, et les loisirs, les véhicules ou les feux à la régénération des sols et des habitats. Les projets concernés peuvent nécessiter une évaluation des incidences sur l’environnement, une évaluation environnementale stratégique, une consultation publique, une inspection de l’Inspectoratul pentru Protecția Mediului, une évaluation des dommages par cet organisme et un plan de remise en état par l’entreprise responsable. L’Agenția de Mediu peut évaluer la gravité et les exigences de remise en état, notamment les coûts, les délais et le suivi. Les réseaux du Nistru et du Prut, les sites Ramsar et les écosystèmes de plaines inondables créent également des liens transfrontaliers avec la Roumanie et l’Ukraine.
La nature en Moldavie
La Moldavie couvre environ 33 800 km² et associe forêts, steppes, cours d’eau, zones humides et paysages agricoles. Le Nistru, le Prut et le Răut sont les principaux cours d’eau ; les forêts des Codri et les plaines inondables du Prut et du Danube au sud constituent d’importants espaces naturels. La protection de la nature comprend les zones protégées, la protection des espèces, la réglementation des usages, les loisirs, l’éducation à l’environnement et les réponses aux incendies, à la sécheresse, aux inondations et à la pollution.
Conseil
En Moldavie, l’accès à la nature dépend du site : choisissez une zone, vérifiez sa catégorie et son zonage, puis confirmez les règles locales en vigueur avant de vous y rendre ou d’utiliser ses ressources naturelles. Pour les loisirs, un sentier balisé ou une visite guidée est généralement l’option la plus claire ; la pêche, la chasse, la cueillette et les projets d’aménagement nécessitent des vérifications supplémentaires. Tenez compte des alertes d’incendie, d’inondation, de sécheresse et des espèces protégées, car elles peuvent modifier l’accès et présenter des risques juridiques ou de sécurité.

