Le Biroul Național de Statistică (BNS) mesure le marché du travail moldave au moyen de l’enquête sur la population active et du recensement de la population et des logements de 2024. Ces deux sources reposent sur des méthodes différentes et ne sont pas interchangeables. En 2025, l’enquête a recensé 774 000 personnes en emploi et 805 000 personnes actives âgées de 15 ans et plus. Les hommes représentaient 51,2 % de la population active et les femmes 48,8 % ; les résidents des zones urbaines, 54,3 %, et ceux des zones rurales, 45,7 %. Le recensement de 2024 a dénombré 782 600 personnes en emploi âgées de 15 ans et plus et un taux d’emploi de 49 % chez les 15 à 64 ans. Les services représentaient 67,9 % des emplois recensés, suivis de l’industrie (14,6 %), de la construction (9,9 %) et de l’agriculture (7,6 %). La part des femmes est bien plus élevée dans les services, tandis que les hommes sont plus nombreux dans l’agriculture et la construction. L’agriculture représentait 14,6 % de l’emploi rural, contre 2,2 % de l’emploi urbain. Le niveau d’études joue aussi un rôle : selon le recensement, 34,0 % des personnes en emploi avaient fait des études supérieures, 49,7 % avaient suivi un enseignement secondaire ou professionnel, et 16,4 % avaient un niveau de formation inférieur. Les personnes en emploi des zones urbaines étaient plus souvent diplômées de l’enseignement supérieur que celles des zones rurales. Chișinău regroupait 39,4 % des personnes en emploi, suivie de la région Centre (25,0 %), du Nord (21,1 %), du Sud (10,9 %) et de l’UTA Găgăuzia (3,6 %). Environ 85,4 % des personnes travaillaient dans la même région de développement. Chișinău attire des travailleurs grâce à la concentration des employeurs, des emplois spécialisés et des services mieux rémunérés. Les habitants des zones rurales doivent parcourir de plus longues distances et occupent plus souvent des emplois saisonniers ou informels. Selon le recensement, 5,8 % des personnes en emploi travaillaient à l’étranger ; la part était plus élevée dans les régions Centre et Sud. Les professions varient aussi selon le territoire. Les spécialistes représentaient 22,1 % des emplois, les ouvriers qualifiés 15,2 %, et les employés des services et du commerce 14,5 %. Chișinău comptait une proportion élevée de spécialistes et de cadres, tandis que le Centre employait davantage d’ouvriers qualifiés ou non qualifiés. Le Sud affichait une part particulièrement élevée d’emplois non qualifiés, plus fréquents aussi dans l’agriculture rurale. Un contrat individuel de travail officiel permet de relier la rémunération déclarée à la protection du travail et de l’assurance sociale. Le travail informel affaiblit cette protection. En 2025, 17,3 % des emplois étaient informels et le secteur informel employait 12,7 % des personnes en emploi. Le travail informel était particulièrement répandu dans l’agriculture et la construction. Un emploi oral sans contrat et un salaire payé de la main à la main peuvent priver les travailleurs d’une preuve fiable de revenus, d’une assurance sociale ou de droits à l’emploi opposables. En 2025, le salaire brut mensuel moyen était de 15 594,5 MDL et le salaire net moyen de 13 226,8 MDL. Les écarts entre secteurs étaient importants en 2024 : le salaire brut mensuel moyen était de 34 199,2 MDL dans l’information et la communication, de 26 517,8 MDL dans la finance et l’assurance, de 12 267,1 MDL dans la construction, de 11 482,7 MDL dans l’enseignement, de 9 255,7 MDL dans l’agriculture et de 9 257,2 MDL dans l’hébergement et la restauration. La rémunération réelle dépend de la profession, de l’expérience, de l’employeur, du temps de travail et des conditions contractuelles. L’Agenția Națională pentru Ocuparea Forței de Muncă (ANOFM) propose gratuitement des informations au public, des conseils, la mise en relation avec des offres et un accompagnement avant licenciement. Ses antennes territoriales, les STOFM, assurent un accès local. Le portail officiel angajat.md publie des offres d’emploi ; le centre d’appel et le module de services de l’ANOFM renseignent sur les emplois, la formation, l’entrepreneuriat et le placement. En 2025, l’ANOFM a inscrit 60 958 demandeurs d’emploi, recensé 41 575 postes vacants auprès de 4 737 employeurs et contribué à 20 733 placements. La plupart des postes annoncés se trouvaient en ville. Nombre d’entre eux concernaient le travail non qualifié, les métiers spécialisés, la conduite de machines, le commerce, les soins de santé, la programmation, la conduite, la cuisine et la couture. L’ANOFM propose également des formations courtes, la formation en milieu de travail, des stages professionnels et la certification de compétences non formelles ou informelles. Un bon de formation peut aider une personne inscrite au chômage qui n’a pas de métier ou dont la qualification n’est pas demandée localement. Les formations sont assurées par des prestataires publics ou privés autorisés ou accrédités. Pour y accéder, il faut généralement fournir une pièce d’identité ou un titre de séjour, être inscrit au chômage, présenter un certificat médical et disposer des justificatifs de formation ou de qualification. En 2025, la plateforme des bons recensait 37 programmes proposés par 12 prestataires : 697 personnes se sont inscrites, 561 ont terminé leur formation et 279 ont trouvé un emploi. Les formations durent souvent environ deux à six mois ; leur coût et leurs horaires dépendent du programme. Une bourse de formation peut être accordée. La formation en milieu de travail peut associer théorie, pratique chez l’employeur et bourse ; l’employeur peut recevoir une subvention de 30 %. Les pénuries de main-d’œuvre et les mouvements de population ont une incidence sur l’accès futur à l’emploi. Des pénuries ont été signalées parmi le personnel médical, les infirmiers, les inspecteurs et spécialistes de la fonction publique, les programmeurs, les agents de sécurité et de maintien de l’ordre, les opérateurs de machines, les vendeurs, les couturiers, les cuisiniers et les chauffeurs. Les personnes âgées de 18 à 35 ans qui obtiennent leur premier emploi qualifié à temps plein dans l’un des sept secteurs stratégiques couverts peuvent recevoir 3 000 MDL par mois pendant 12 mois au titre de la mesure du premier emploi des jeunes. Les secteurs concernés comprennent l’électronique, la construction mécanique, le textile, l’agroalimentaire, les matériaux de construction, les produits pharmaceutiques et les industries créatives. Les citoyens moldaves travaillant à l’étranger ont une influence structurelle sur l’offre de main-d’œuvre. En 2025, l’ANOFM a inscrit 867 migrants de retour parmi les demandeurs d’emploi et leur a proposé des conseils sur l’émigration légale et l’enregistrement des contrats. Le Bureau des relations avec la diaspora renseigne sur le retour et la réintégration, notamment sur la reconnaissance des études, l’entreprise, la formation ainsi que le soutien juridique et psychologique. Les travailleurs étrangers ont généralement besoin d’un employeur, d’un contrat de travail et d’un titre de séjour pour travail, sous réserve des règles distinctes relatives à la protection internationale, à la protection temporaire et à l’asile. L’Inspectoratul General pentru Migrație (IGM) traite les questions migratoires ; le Ministerul Educației și Cercetării (MEC) intervient dans la politique éducative et les compétences, et le Ministerul Muncii și Protecției Sociale (MMPS) coordonne la politique du travail et de la protection sociale. La Casa Națională de Asigurări Sociale (CNAS) verse les allocations de chômage si les conditions sont remplies. Les travailleurs devraient comparer la profession, le salaire brut déclaré, les horaires, le contrat, le lieu de travail, les frais de déplacement, la formation requise et les perspectives d’évolution. Les employeurs doivent respecter les règles relatives au contrat légal et, le cas échéant, au titre de séjour du travailleur étranger. Les demandeurs d’emploi qui reçoivent une aide publique doivent respecter les conditions applicables d’inscription, de formation et de placement. Une offre publiée sur un site ne prouve pas, à elle seule, que le travail sera déclaré ou que le salaire proposé est garanti.
Marché du travail en Moldavie
Le marché du travail moldave met en relation les travailleurs et les demandeurs d’emploi avec les employeurs des services, de l’industrie, de la construction et de l’agriculture. En 2025, la population active comptait 805 000 personnes ; le taux d’emploi chez les 15 ans et plus était de 40,2 %, et le taux de chômage selon l’OIT, de 3,8 %. Chișinău concentre la plus grande part de l’emploi, tandis que les zones rurales comptent davantage d’activités agricoles, de trajets domicile-travail et d’emplois non déclarés. Les salaires, les qualifications, le type de contrat et l’accès aux offres varient fortement selon le secteur et la région.
Conseil
Choisissez un emploi en comparant le salaire déclaré, la protection contractuelle, les trajets, les qualifications requises et l’accès réel aux offres dans la région visée. Un contrat officiel et une offre vérifiée offrent généralement une base plus sûre qu’un travail promis oralement ou payé en espèces. Les services de l’ANOFM et les formations ciblées peuvent faciliter l’accès à un emploi lorsque votre qualification ne correspond pas à la demande locale.

