Le système formel moldave est appelé Învățământ profesional tehnic (ÎPT), soit l’enseignement professionnel technique. Il comprend des écoles professionnelles, des collèges et des centres d’excellence gérés par des prestataires publics ou privés. En 2024/25, 81 établissements accueillaient environ 47 788 apprenants : 32 écoles professionnelles, 35 collèges et 14 centres d’excellence. Les programmes couvrent environ 190 qualifications, notamment en technologies de l’information et de la communication, automobile et électricité, construction, énergie, agriculture, production alimentaire, santé et services. Les métiers proposés, la langue d’enseignement et l’accès dans la région dépendent de l’établissement et de l’année d’admission. La formation en alternance est l’équivalent fonctionnel local de l’apprentissage. L’établissement d’ÎPT enseigne la théorie, tandis qu’une entreprise ou une autre unité économique dispense l’essentiel de la formation pratique. L’établissement et l’entreprise signent un accord de coopération, et l’apprenti signe un contrat d’ucenicie à durée déterminée. L’entreprise participe à la sélection, au plan de formation, à l’évaluation pratique et à l’examen de qualification. Un maistru-instructor în producție, c’est-à-dire un instructeur en entreprise, encadre l’apprentissage pratique. Le contrat et les règles internes peuvent porter sur la sécurité au travail, la discipline, la confidentialité et le calendrier de formation. Au niveau 3, les programmes en alternance durent généralement de 1 à 2 ans. Les autres programmes de niveau 3 durent souvent de 2 à 3 ans après l’enseignement secondaire général. Les programmes en alternance de niveaux 4 et 5 durent généralement de 2 à 3 ans et exigent normalement une qualification de lycée ou équivalente, une qualification connexe ou un baccalauréat, selon le programme. Une qualification de niveau 3 peut mener directement à l’emploi ou, si les conditions sont remplies, à des études en lycée ou dans l’enseignement postsecondaire d’ÎPT. L’apprentissage ne donne pas automatiquement droit à un emploi ni à une admission à l’université. L’admission se fait généralement sur concours, selon les connaissances et l’aptitude. Les candidatures peuvent être déposées sur la plateforme e-Admitere SIME ÎPT ou directement en ligne ou en personne, selon la procédure. Dans le cadre de la procédure d’admission concernée, une personne ne postule généralement qu’à un seul établissement. Les documents habituels comprennent une pièce d’identité, un certificat d’études, des photos et, si nécessaire, une preuve d’aptitude médicale ou de statut particulier. Les plans annuels fixent le nombre de places financées par le budget de l’État et de places payantes. Pour 2026/27, 79 établissements proposaient 12 282 places financées par l’État, dont 2 866 places en alternance ; 47 établissements proposaient plus de 70 programmes en alternance. Les échéances d’admission de 2026 étaient fixées en juillet et en août. Un quota de 15 % des places financées par le budget soutient notamment les personnes handicapées, les personnes sans protection parentale, les candidats issus de familles d’au moins quatre enfants et les candidats roms. L’apprenti en alternance reçoit une rémunération prévue au contrat. Le minimum réglementaire est égal aux deux tiers du salaire minimum garanti dans le secteur réel, et le ministère de l’Éducation et de la Recherche a indiqué environ 6 300 MDL par mois en 2026, selon le temps consacré à la formation pratique. Certains apprenants peuvent également recevoir une bourse ou une place en résidence universitaire ; l’enseignement professionnel secondaire peut prévoir des repas gratuits dans les situations couvertes par les règles applicables. L’État finance la formation en établissement, mais des programmes payants existent aussi. Les entreprises peuvent bénéficier d’une compensation allant jusqu’à 50 % des dépenses admissibles, notamment la rémunération des apprentis, le salaire des instructeurs, les services de la Chambre de commerce et d’industrie et au moins 20 crédits de formation pédagogique pour les instructeurs. Le ministère de l’Éducation et de la Recherche établit la politique, les règles d’admission, les programmes et les examens de qualification. La Chambre de commerce et d’industrie conseille et accompagne les employeurs, assure le suivi et propose des formations aux instructeurs. L’ANACEC ou un organisme d’assurance qualité inscrit au registre EQAR assure l’autorisation externe et l’accréditation. L’examen de qualification est organisé avec la participation de l’établissement et de l’entreprise. Sa réussite permet d’obtenir la qualification professionnelle. Les diplômés de niveau 3 reçoivent un Certificat de calificare ; ceux des niveaux 4 et 5 reçoivent une Diploma de studii profesionale. En 2026, le ministère a indiqué qu’environ 60 % des diplômés de l’alternance avaient trouvé un emploi, mais l’embauche dépend toujours de la demande des employeurs et du résultat individuel. Le nombre d’apprenants en alternance est passé de 1 011 en 2023 à 1 700 en 2024, puis à 2 139 en 2025. Les adultes qui cherchent à obtenir une première qualification professionnelle peuvent aussi recourir aux mesures du marché du travail de l’ANOFM et de ses antennes locales, les STOFM. Elles comprennent des cours financés par des bons, la formation en milieu de travail, des stages professionnels et la certification de compétences non formelles ou informelles. Les bons visent les personnes inscrites au chômage qui n’ont pas de métier ou dont la profession n’est pas demandée localement. Les prestataires doivent détenir l’autorisation provisoire ou l’accréditation requise. Il faut généralement fournir une pièce d’identité ou un titre de séjour, être inscrit au chômage, présenter un certificat médical et disposer des justificatifs de formation ou de qualification. En 2025, 12 prestataires proposaient 37 métiers ou programmes et 697 personnes se sont inscrites. Les centres de validation peuvent certifier des compétences de niveaux 3 à 5 dans des domaines comme la construction, l’alimentation, le transport, les technologies de l’information et de la communication, l’industrie légère, l’énergie et la médecine. La liste annuelle des métiers, les capacités des prestataires, la région, la langue d’enseignement, le plan budgétaire ainsi que les conditions de résidence universitaire ou de paiement déterminent les parcours réellement disponibles.
Apprentissage en Moldavie
En Moldavie, l’apprentissage s’organise principalement dans le cadre de l’enseignement professionnel technique et de la formation en alternance. Cette dernière associe des cours théoriques dans un établissement professionnel à une formation pratique en entreprise, sous couvert d’un contrat d’apprentissage écrit. Les programmes peuvent conduire à une première qualification professionnelle aux niveaux 3, 4 ou 5 du cadre national moldave des certifications.
Conseil
En Moldavie, choisissez la formation en alternance si vous recherchez une pratique importante en entreprise et pouvez vous engager auprès de l’employeur concerné ainsi que respecter le contrat et le calendrier de formation. Avant de postuler, comparez le métier, le niveau de qualification, la durée, la langue, le lieu, les coûts, les aides et les possibilités après la formation : une qualification ne garantit ni un emploi ni la poursuite des études. Les adultes sans emploi ou ayant déjà acquis des compétences pratiques peuvent aussi se renseigner sur les formations de l’ANOFM ou la validation de leurs compétences.

