Le système moldave d’immigration repose principalement sur la loi 200/2010 relative au régime des étrangers, la loi 270/2008 sur l’asile, la loi 274/2011 sur l’intégration des étrangers, la loi 200/2025 sur la libre circulation et le séjour des citoyens de l’Union européenne et la loi 253/2025 sur la citoyenneté, en vigueur depuis le 24 décembre 2025. Les règles nationales s’appliquent dans toute la Moldavie ; aucune différence substantielle propre aux villes n’est établie, bien que l’IGM et des points de service soient présents à Chișinău, Bălți, Comrat et Cahul. L’entrée exige normalement un document de voyage valable et reconnu, un visa ou un permis de séjour lorsque cela est requis, la preuve du motif du voyage, des moyens de subsistance suffisants et, le cas échéant, une preuve de retour ou de continuation du voyage. Une interdiction d’entrée, un motif d’inadmissibilité ou une menace pour la sécurité nationale, l’ordre public ou la santé publique peuvent empêcher l’entrée. Les courts séjours suivent généralement la règle des 90 jours sur toute période de 180 jours. Un visa de long séjour D peut être délivré pour une durée maximale de 12 mois, le séjour autorisé restant soumis aux conditions applicables au visa. Les citoyens de l’Union européenne peuvent entrer sans visa pour des séjours allant jusqu’à 90 jours, sous réserve des règles applicables. Les motifs légaux de séjour prolongé ou spécialisé comprennent le travail, les études, le regroupement familial, l’investissement, les fonctions de direction ou de spécialiste, le travail dans les technologies de l’information, l’activité de nomade numérique, les activités humanitaires, religieuses ou bénévoles, les soins médicaux, la protection des victimes de traite ou de violence domestique et les projets d’intérêt national. Des exemptions temporaires peuvent concerner les services contractuels, le travail indépendant, l’agriculture saisonnière, le travail transfrontalier et certaines activités informatiques. Les documents, catégorie de visa et procédure de séjour dépendent du fondement juridique choisi. Un ressortissant étranger qui prévoit de rester plus de 90 jours a généralement besoin d’un permis de séjour provisoire. Le fondement habituel est un visa de long séjour D, mais des exceptions concernent certains investisseurs et actionnaires, travailleurs migrants et victimes de traite ou de violence domestique. Une carte de séjour indique l’identité du titulaire, son statut légal, le motif et la période de validité. Les demandes sont généralement déposées en personne avec les originaux et des copies. Certaines demandes liées au travail et à l’investissement peuvent utiliser le système de dépôt électronique de l’IGM. Un emploi exige normalement un contrat de travail individuel, une décision de séjour ou un autre fondement légal admis, un passeport, un justificatif de logement, une photographie et un extrait de casier judiciaire apostillé ou légalisé et traduit en roumain. La catégorie de visa de long séjour D/AM est habituellement utilisée pour travailler lorsqu’un visa est requis. L’autorisation reste liée au motif et au statut approuvés. La Moldavie prévoit aussi des procédures particulières pour les travailleurs migrants, détachés, prioritaires ou hautement qualifiés, les travailleurs de l’enseignement, de la culture, de la santé et du sport, les responsables et spécialistes en informatique, les travailleurs des zones économiques franches et les nomades numériques. Les études nécessitent normalement une admission ou une approbation d’un établissement d’enseignement public ou privé agréé. La catégorie de visa de long séjour D/AS s’applique lorsqu’un visa est requis. Le dossier comprend généralement un passeport, un justificatif de logement, une assurance maladie, une preuve de ressources ou de bourse et un extrait de casier judiciaire traduit et légalisé. Un permis de séjour pour études couvre généralement la durée des études, mais son titulaire doit continuer à respecter le motif autorisé. Le regroupement familial utilise généralement la catégorie D/VF lorsqu’un visa est requis. Les membres de la famille admissibles comprennent en général le conjoint, les enfants mineurs, les parents et les tuteurs. Un citoyen moldave peut aussi être rejoint par un partenaire avec lequel il a des enfants mineurs communs. Le répondant doit généralement être citoyen moldave ou titulaire d’un permis de séjour temporaire ou permanent. Le dossier peut exiger une autorisation ou notification, des actes de mariage ou de naissance, un logement, une assurance maladie et des ressources équivalant au moins à un salaire mensuel moyen par membre de la famille. Les mineurs peuvent être dispensés de l’exigence habituelle d’assurance maladie. Les membres de la famille se présentent généralement tous deux lors du dépôt ; le délai de demande est normalement de 30 jours, ou de 15 jours pour les dossiers de citoyens de l’Union européenne. Tout changement de passeport, d’adresse ou de citoyenneté doit généralement être signalé à l’IGM dans les 15 jours. La demande de prolongation du séjour doit normalement être déposée au moins 30 jours avant l’expiration ; le délai est généralement de 15 jours pour les citoyens de l’Union européenne et les dossiers liés au travail ou à l’investissement. Un dépôt tardif peut entraîner une amende administrative de 18 à 30 unités conventionnelles. Le titulaire doit respecter le motif de son autorisation, quitter le pays à l’expiration du séjour légal et maintenir à jour ses renseignements d’identité et de résidence. Les procédures de protection sont distinctes des procédures migratoires ordinaires. Une personne ne peut demander l’asile qu’en Moldavie, en personne auprès de l’IGM, de la police des frontières, de la police ou des autorités pénitentiaires. La demande peut être orale ou écrite, y compris à la frontière ; les demandes collectives sont interdites. Un dépôt tardif n’entraîne pas à lui seul le rejet de la demande, et l’entrée ou le séjour irrégulier ne sont pas sanctionnés pendant que la personne demande l’asile. La protection comprend la confidentialité et l’interdiction de renvoyer une personne vers un danger grave. Les formes de protection comprennent le statut de réfugié, la protection humanitaire, la protection temporaire et l’asile politique. L’examen ordinaire dure généralement de un à six mois et peut être prolongé de trois mois au maximum ; l’examen accéléré peut durer 15 jours, mais les dossiers concernant des personnes ayant des besoins spécifiques ne sont pas accélérés. Les personnes protégées peuvent travailler, étudier et participer à l’assurance sociale. Des conseils juridiques et une traduction gratuits sont disponibles, y compris pour les procédures administratives et judiciaires. Le séjour permanent exige généralement trois années de séjour temporaire pour le regroupement familial et cinq années pour la plupart des autres catégories. Les citoyens de l’Union européenne et les membres de leur famille doivent généralement justifier de cinq années de séjour légal continu et peuvent obtenir un statut à durée illimitée. Certaines périodes liées aux études, à certaines activités informatiques, au travail détaché, aux projets d’intérêt national, aux zones économiques franches et aux activités religieuses, humanitaires ou bénévoles peuvent être exclues du calcul. Les conditions peuvent comprendre un permis provisoire valable ou un fondement de reconnaissance, un logement convenable, une connaissance satisfaisante du roumain, l’absence de casier judiciaire pendant les trois années précédentes, une assurance maladie et des ressources ou cotisations suffisantes selon la catégorie. La demande doit généralement être déposée au moins 90 jours avant l’expiration du statut en cours. L’examen dure normalement 90 jours et peut être prolongé de 60 jours au maximum. En vertu de la loi 274/2011, l’IGM et les Centres pour étrangers fournissent un soutien à l’intégration sous forme d’information, de conseils juridiques et d’accompagnement socio-professionnel. La Moldavie n’impose pas d’examen général de roumain pour chaque permis de séjour temporaire, mais la connaissance du roumain est pertinente pour le séjour permanent et la citoyenneté. L’examen de citoyenneté porte sur le roumain et la Constitution. La citoyenneté peut être acquise par naissance, adoption, reconnaissance, naturalisation ou rétablissement. La naturalisation exige généralement d’avoir au moins 18 ans, de disposer d’un séjour légal permanent, de connaître le roumain et la Constitution, d’avoir des revenus légaux et de ne pas relever d’un motif de refus prévu à l’article 19. Les durées de résidence continue peuvent être de 10 ans, de huit ans pour les apatrides ou les personnes bénéficiant d’une protection internationale ou de l’asile politique, de cinq ans pour une personne ayant vécu en Moldavie avant ses 18 ans, de trois ans de mariage avec un citoyen moldave, ou de trois ans de résidence avec un parent ou enfant moldave. La reconnaissance peut concerner les personnes nées en Moldavie, celles dont un parent, grand-parent ou arrière-grand-parent y est né, les personnes liées aux territoires historiques moldaves et les descendants de personnes déportées ou réfugiées. La demande se dépose en personne, sans mandataire ni intermédiaire. L’examen d’une reconnaissance peut durer jusqu’à un an et être prolongé de six mois. L’Agence des services publics traite les questions de citoyenneté. Les visas relèvent du ministère des Affaires étrangères et des missions diplomatiques. Le tarif standard d’un visa D est de 40 EUR et l’assurance maladie de voyage doit généralement offrir une couverture d’au moins 30 000 EUR. Les services de permis de travail ou de séjour de l’IGM peuvent coûter, par exemple, 90 MDL plus 3 600 MDL pour une autorisation de travail délivrée sous 15 jours ouvrables, 90 MDL plus 1 800 MDL pour une prolongation de travail, et d’autres tarifs d’octroi ou de prolongation selon le délai choisi. Une carte de séjour pour un citoyen de l’Union européenne peut coûter 350 MDL plus 150 MDL, avec un délai de trois jours ouvrables pour le citoyen de l’UE et de 30 jours ouvrables pour un membre de sa famille. La reconnaissance de la citoyenneté en Moldavie peut coûter 6 650 MDL plus 180 MDL. Les tarifs peuvent être modifiés selon le barème en vigueur. Le refus d’une invitation, d’un visa, d’une carte de séjour ou d’une demande de séjour doit être notifié sous la forme écrite applicable et peut faire l’objet d’une réclamation administrative ou d’un recours judiciaire. Une décision d’asile indique la procédure d’appel et comprend, le cas échéant, une traduction gratuite et une représentation judiciaire d’office. Un rejet accéléré d’une demande d’asile peut être contesté devant la cour d’appel sous cinq jours ouvrables ; la décision judiciaire est visée sous 30 jours. Une procédure de retour peut suivre une entrée ou un séjour irrégulier, la révocation d’un visa ou d’un permis de séjour, le refus d’une prolongation, la perte du séjour permanent ou la fin d’une protection. Un retour volontaire peut précéder un éloignement sous escorte, et une interdiction d’entrée peut être imposée. La rétention administrative exige une décision de justice. Un retour volontaire assisté est disponible, mais aucune mesure de retour ne peut enfreindre l’interdiction de renvoyer une personne vers un danger grave.
Le droit de l’immigration en Moldavie
En Moldavie, le droit de l’immigration régit l’entrée, les visas, le séjour, la protection, le séjour permanent et la citoyenneté. La procédure adaptée dépend du motif du séjour, de la nationalité, de sa durée et de la situation personnelle. L’Inspection générale des migrations (IGM) est la principale autorité compétente en matière migratoire ; les missions diplomatiques délivrent les visas et l’Agence des services publics traite la citoyenneté.
Conseil
Avant de réserver un voyage, commencer un emploi, vous inscrire à des études ou déposer un dossier, choisissez le fondement légal de votre séjour en Moldavie. Faites correspondre votre motif, nationalité et durée prévue au visa ou statut de séjour approprié, puis inscrivez les échéances, obligations de signalement, documents et frais dans un calendrier écrit. Traitez les demandes de protection, refus et mesures de retour comme urgents et demandez rapidement une assistance juridique.

