L’ouguiya mauritanienne s’écrit MRU, et 1 MRU équivaut à 10 A-UM. L’enquête auprès des ménages EPCV 2019/20 a relevé une dépense annuelle moyenne de 189 460 MRU au niveau national, de 232 465 MRU en zone urbaine et de 150 215 MRU en zone rurale. L’alimentation représentait 96 870 MRU, soit 51,1 % de la moyenne nationale. Le logement, l’eau, l’électricité, le gaz et les autres combustibles représentaient 35 685 MRU ; la santé, 7 670 MRU ; le transport, 8 890 MRU ; la communication, 10 070 MRU ; l’éducation, 6 825 MRU ; et les loisirs et la culture, 1 850 MRU. Ces montants par catégorie sont historiques et ne sont pas des prix actuels. Le résultat préliminaire de l’EPCV 2025/26 indique une dépense annuelle moyenne des ménages de 232 204 MRU, soit une hausse de 22,6 % par rapport à l’enquête 2019/20. La pauvreté monétaire était estimée à 25,7 %, contre 28,2 % précédemment, tandis que les ménages ruraux et périurbains continuaient de supporter les charges les plus lourdes. L’ANSADE a signalé une hausse de l’indice des prix à la consommation de 1,6 % sur 12 mois en décembre 2025, avec une hausse de 1,2 % pour l’alimentation et de 0,2 % pour le logement, l’eau, l’électricité et les combustibles. Les prix varient aussi entre Nouakchott, Nouadhibou et les autres centres urbains. L’alimentation représente généralement la plus grande part du budget. Les ménages mauritaniens à faible niveau de consommation consacrent environ 57 % à 58 % de leurs dépenses à l’alimentation, et les revenus agricoles et pastoraux représentent environ 45 % des revenus selon les recherches disponibles. L’approvisionnement saisonnier et les importations influent sur les prix. Un accord de plafonnement des prix daté du 15 mai 2026 fixait le sucre à 260 A-UM le kilogramme, le riz mauritanien de haute qualité à 290 A-UM le kilogramme, le blé à 140 A-UM le kilogramme et l’huile de cuisson à 655 A-UM le litre. Ces mesures concernent certains produits de base, et non l’ensemble du panier alimentaire, et doivent être vérifiées localement à la date voulue. Les dépenses de logement doivent distinguer le loyer, la caution, l’entretien et les services publics. Aucune grille nationale fiable des loyers actuels n’a été trouvée. Les loyers sont probablement plus élevés à Nouakchott et à Nouadhibou qu’en zone rurale, mais leur montant précis dépend du logement et de la localité. Dari, soutenu par TAAZOUR, propose une voie d’accès au logement social à certains ménages vulnérables et à revenus moyens, dans des implantations urbaines et rurales. L’accès dépend de l’éligibilité et de l’attribution des projets et ne constitue pas un droit universel. Le coût de l’eau dépend du système d’approvisionnement. En zone urbaine, le service est généralement assuré par la SNDE ; en milieu rural, il peut relever de l’ONSER, d’un approvisionnement direct ou de prestataires délégataires agréés. La méthode tarifaire de 2026 applique un coût fixe de raccordement ou d’abonnement et des tranches progressives de consommation, comprenant des tranches sociales, intermédiaires et élevées. Un mécanisme national de péréquation et une période de compensation en 2026–2027 soutiennent la transition vers la couverture des coûts prévue pour 2028. Les systèmes de l’ONSER sont soumis à une surtaxe de solidarité de 1 MRU par mètre cube. Un nouveau raccordement à la SNDE peut exiger une pièce d’identité, un permis d’occupation, un plan du site, un numéro de téléphone et des coordonnées GPS ; le traitement prend environ deux semaines, les frais dépendent de l’étude et l’annulation dans les 48 heures est gratuite. Selon les données EPCV 2019/20, l’accès à l’eau potable concernait 57,6 % de la population au niveau national, 73,1 % en zone urbaine et 43,5 % en zone rurale. L’électricité est principalement fournie par la SOMELEC dans les zones urbaines et périurbaines, tandis que des systèmes délégués peuvent fonctionner en milieu rural. L’EPCV évaluait l’accès à l’électricité à 76,3 % au niveau national, 92,4 % en zone urbaine et 61,6 % en zone rurale. Le barème officiel des prix maximaux de l’arrêté 746/2016 reste une référence, mais il faut vérifier la facture actuelle ou le tarif prépayé avant d’établir un budget. Le crédit prépayé MOUSEF commence à 10 MRU. En mars 2026, la SOMELEC a indiqué qu’elle n’avait pas révisé les tarifs malgré la pression des prix du carburant. Les coupures peuvent entraîner des coûts supplémentaires liés aux groupes électrogènes, batteries, équipements solaires ou autres solutions de recharge. Les dépenses de déplacement comprennent les bus officiels, les autocars, les minibus, les taxis individuels et les taxis collectifs. Les taxis individuels utilisent un tarif à la course, tandis que les services collectifs peuvent facturer à la place, à la distance ou selon les bagages. Aucune grille tarifaire nationale actuelle n’a été trouvée. Le budget transport dépend des variations du prix du carburant, de la distance et de la dépendance à l’égard des transports payants. La moyenne EPCV était de 8 890 MRU par an ; le transport représentait 5,4 % des dépenses urbaines, 3,6 % des dépenses rurales, 6,8 % à Nouakchott et 6,2 % à Nouadhibou. Le ministère des Transports et l’Autorité de Régulation proposent le numéro gratuit de réclamation 1886 depuis tous les réseaux. Les dépenses de santé comprennent les consultations, les examens, les opérations et les médicaments. Les centres, postes et hôpitaux publics coexistent avec les cliniques et pharmacies privées. La CNAM, la caisse nationale d’assurance maladie, couvre des groupes définis des secteurs public et privé dans le cadre d’un régime de base. Les taux de cotisation indiqués dans les recherches sont de 4 % de la masse salariale brute pour le salarié, 5 % pour l’employeur et 2,5 % pour un retraité ; un conjoint et les enfants peuvent être inclus dans la limite de 21 personnes à charge, sous les conditions indiquées. L’inscription et le recours à un prestataire conventionné sont nécessaires, tandis que les barèmes de copaiement et de remboursement ne sont pas réunis dans une source publique unique. Les ménages non couverts peuvent devoir payer directement et supporter aussi des frais de déplacement. Les ménages de Tekavoul peuvent être orientés vers un parcours de soins assisté ou gratuit. Les dépenses d’éducation comprennent l’inscription, les frais de scolarité, le soutien scolaire, les contributions parentales, les uniformes, les livres, les fournitures et le transport. La moyenne EPCV était de 6 825 MRU par an, soit 4,7 % des dépenses urbaines et 2 % des dépenses rurales. Les écoles publiques et privées sont soumises à des réglementations différentes dans le cadre de la réforme éducative de 2022 ; les niveaux 1AF à 3AF étaient réservés exclusivement aux écoles publiques pour l’année scolaire 2024/25. Aucune grille nationale actuelle des frais de scolarité privés n’a été trouvée ; il faut donc demander des tarifs localement. Les dépenses de communication s’élevaient en moyenne à 10 070 MRU par an, soit 5,3 % au niveau national, 6 % en zone urbaine et 4,4 % en zone rurale. Parmi les exemples de forfaits de données mobiles, Moov Mauritel propose des forfaits à partir de 10 MRU par jour, 75 MRU par semaine et 200 MRU par mois. Parmi les exemples de Chinguitel figurent 4 Go pour 30 jours à 150 MRU, 12 Go à 300 MRU et 50 Go à 1 000 MRU. Les cartes SIM, appareils, accès à la fibre et problèmes de couverture peuvent entraîner des coûts supplémentaires. Les loisirs et la culture représentaient en moyenne 1 % des dépenses nationales, mais les lieux privés, le tourisme et les préférences des ménages entraînent de fortes variations ; les programmes culturels gratuits ou publics peuvent réduire les dépenses de certains ménages. L’aide sociale peut modifier le budget disponible, mais ne doit pas être considérée comme un revenu garanti. Le Registre Social est une base de données de ciblage et son numéro vert gratuit est le 80001030. Les chiffres les plus récents repérés indiquent 353 272 ménages inscrits, 133 510 ménages extrêmement pauvres associés à Tekavoul et 15 079 ménages touchés par des programmes d’urgence pendant la période de soudure de 2025. Le dernier montant quantifié repéré pour un transfert régulier était de 3 600 MRU par trimestre, en 2024. L’éligibilité dépend de l’inscription, des critères de pauvreté ou de vulnérabilité et des quotas nationaux. TEMWINE et les ventes alimentaires du Ramadan réduisent temporairement le prix de certains produits de base plutôt que de fournir un revenu universel. Un budget réaliste doit séparer les dépenses mensuelles récurrentes des paiements trimestriels ou annuels, distinguer les conditions urbaines, périurbaines et rurales, et tenir compte de la taille du ménage, du lieu, des besoins alimentaires, de la dépendance au transport, des raccordements aux services et de l’éligibilité à la CNAM ou à Tekavoul. Utilisez les parts nationales par catégorie comme point de départ, puis actualisez les hypothèses concernant l’alimentation, les services publics et la communication à partir des prix actuels. Demandez localement des tarifs pour le loyer, les cautions, les écoles privées, les paiements médicaux, les transports et les points d’eau ruraux. Les questions bancaires, l’endettement et la fiscalité relèvent de sujets distincts, sauf lorsque les modes de paiement ou les effets des prix sont nécessaires pour expliquer une dépense.
Coût de la vie en Mauritanie
Les dépenses des ménages en Mauritanie comprennent le logement, les services publics, l’alimentation, le transport, la santé, l’éducation, la communication et les loisirs. L’enquête EPCV 2019/20 a relevé une dépense annuelle moyenne de 189 460 MRU par ménage au niveau national, avec des moyennes plus élevées en zone urbaine qu’en zone rurale. Pour établir un budget actuel, il faut actualiser cette référence en fonction de la taille du ménage, du lieu, des prix et de l’accès aux services.
Conseil
Établissez votre budget selon la composition de votre ménage, votre lieu de vie et votre accès aux services plutôt qu’en utilisant la moyenne nationale comme un prix actuel garanti. Séparez les paiements réguliers des dépenses annuelles ou ponctuelles, vérifiez localement les postes les plus incertains et prévoyez une réserve pour les variations de prix, les coupures, les déplacements et les soins non couverts.

