Malte, Għawdex (Gozo), Kemmuna (Comino) et les petites îles comme Filfla forment un paysage méditerranéen fortement façonné par l’être humain. Les milieux typiques comprennent plateaux karstiques calcaires, côtes rocheuses, falaises côtières, garrigue ou phrygana — formations basses de buissons méditerranéens —, vallées sèches localement appelées widien, grottes, plages, dunes, prés salés, zones humides et mares temporaires. Buskett abrite l’une des zones boisées notables de Malte, mais les bois naturels restent rares. Les terres agricoles font également partie du paysage : l’agriculture entretient terrasses, murs en pierre sèche et espaces ruraux ouverts. Autour des îles, récifs, bancs de sable, grottes sous-marines et herbiers de Posidonia oceanica abritent la vie marine. La protection relève de plusieurs désignations plutôt que d’une autorité unique ou d’un régime uniforme. Selon des données de recherche, 29,13 % du territoire maltais bénéficie d’au moins une désignation de protection. Natura 2000, le réseau européen de protection des habitats et espèces, comprend à Malte 34 sites terrestres et 18 sites marins et couvre environ 13,8 % du pays, soit plus de 43,6 km². Malte compte également 22 zones de protection spéciale (ZPS) pour les oiseaux, 26 sanctuaires d’oiseaux, des zones spéciales de conservation (ZSC) nationales, la réserve naturelle de Filfla, la réserve naturelle d’Il-Ponta tal-Qawra, le Majjistral Nature and History Park, des plages protégées et des zones de protection des arbres. Les sites d’importance géologique protègent des éléments ayant une valeur liée aux roches, aux reliefs et à l’histoire géologique des îles. La protection marine est particulièrement importante, car le littoral et la mer environnante soutiennent la biodiversité, la pêche et les loisirs. Dans la zone de gestion des pêches maltaise, une aire marine protégée couvre 35,5 % de la zone, soit environ 4 138 km². Les habitats marins comprennent herbiers de Posidonia, récifs, lagunes côtières, bancs de sable et grottes sous-marines. Le plan de gestion du Ċirkewwa Marine Park, adopté en 2026, établit des zones, des mouillages, des codes de conduite, des mesures de surveillance et d’application. La plongée, la navigation et la pêche restent possibles dans des conditions durables, mais l’ancrage et le mouillage doivent respecter les règles des sites afin de protéger les herbiers et autres habitats sensibles. Parmi les espèces associées à Malte figurent le centaurée de Malte (Palaeocyanus crassifolius), le cyprinodonte méditerranéen (Aphanius fasciatus), le monticole bleu (Monticola solitarius), le crabe d’eau douce maltais (Potamon fluviatile lanfrancoi), le thuya de Barbarie (Tetraclinis articulata) et l’abeille mellifère maltaise (Apis mellifera ruttneri). Les espèces marines et migratrices comprennent Posidonia oceanica, le grand dauphin, la tortue caouanne, des troques maltais, le puffin de Scopoli, le puffin yelkouan et l’océanite tempête. Les listes de protection prévues par S.L. 549.44, S.L. 549.35, S.L. 549.42 et S.L. 549.123 peuvent restreindre la mise à mort, la capture, la collecte, la détention ou la dégradation d’espèces protégées. L’Environment and Resources Authority (ERA) est l’autorité compétente pour les sites Natura 2000, les désignations de protection, les registres, les permis, la surveillance et l’application des règles. Ambjent Malta restaure les habitats, met en œuvre les plans de gestion et gère directement des sites comme Salina et Buskett, avec l’appui des Nature Stewards. La Wild Birds Regulation Unit gère les règles concernant les oiseaux sauvages, les sanctuaires d’oiseaux, la chasse et le piégeage. La Planning Authority traite l’aménagement dans l’Outside Development Zone (ODZ), catégorie de planification couvrant les terres hors des zones désignées de développement. Project Green gère les parcs et espaces verts publics, tandis que les conseils locaux coopèrent à des projets locaux. Des ONG et d’autres organismes peuvent gérer des sites précis au titre d’accords particuliers. Il n’existe pas de règle d’accès unique pour tous les sites naturels. Les parcs et espaces ouverts sont souvent accessibles toute l’année, mais chaque site peut avoir ses propres zones, horaires et restrictions concernant les habitats sensibles, les zones de reproduction, falaises, grottes ou îlots. Aħrax et Miżieb sont accessibles gratuitement au public toute l’année au titre d’un accord gouvernemental. Les chemins ruraux publics doivent rester accessibles et ne peuvent être bloqués. Les îlots protégés et les réserves naturelles peuvent imposer des conditions supplémentaires. Les visiteurs ne doivent ni prélever, ni dégrader, ni tuer, ni collecter, ni détenir des espèces protégées. Dépôts sauvages, conduite hors piste, feux non autorisés, destruction d’habitats et éclairage ou bruit perturbateurs peuvent nuire aux sites sensibles et enfreindre les règles applicables. Les travaux sur les arbres peuvent relever du régime de protection des arbres de l’ERA, des directives associées et, si nécessaire, de l’intervention d’un Licensed Tree Specialist. Les activités organisées dans les sites Natura 2000 — études, fêtes, nettoyages ou événements sportifs compris — exigent un permis de l’ERA avant toute intervention. La demande en ligne prévoit environ 12 jours de vérification, 15 jours d’évaluation, environ un mois d’approbation et environ un jour pour la délivrance. La page du service n’indique aucun frais, et un permis distinct peut rester nécessaire pour un site particulier, une espèce protégée ou une activité d’aménagement. Les activités liées à la nature à Malte comprennent randonnée, observation de la faune, ornithologie, plongée, navigation, pêche, recherche et éducation environnementale. L’agriculture contribue à l’entretien du paysage culturel, mais peut aussi accroître la pression par la culture intensive, l’abandon des terres, la dégradation des sols et le stress hydrique. La chasse et le piégeage sont réglementés par la loi ; les dérogations saisonnières peuvent évoluer, aussi faut-il vérifier les règles en vigueur de la Wild Birds Regulation Unit avant toute activité. Les autres pressions comprennent perte et fragmentation des habitats, aménagement, espèces exotiques envahissantes, pollution, piétinement, incendies, loisirs incontrôlés, lumière et bruit, érosion côtière et ancrage sur les herbiers de Posidonia. Tempêtes et inondations peuvent également toucher les sites de nidification des tortues. Les plans de gestion et les ordonnances de conservation soutiennent la restauration de la végétation indigène, la lutte contre les espèces exotiques envahissantes, la surveillance, les patrouilles, le contrôle et la gestion des visiteurs. La National Biodiversity Strategy and Action Plan to 2030 de Malte traite la protection et la restauration des habitats, les espèces envahissantes, les pressions climatiques, la pollution, l’utilisation durable, la sensibilisation et les sciences participatives. Les E-Rangers et les Nature Stewards informent les visiteurs, patrouillent les zones Natura 2000 et ODZ, signalent les activités illégales et les risques d’incendie et aident à coordonner une première intervention lorsqu’un animal sauvage protégé est blessé. Panneaux sur site, programmes scolaires, sensibilisation des visiteurs et outils de science participative offrent d’autres moyens de découvrir les habitats locaux. Le Red Data Book de 1989 reste un inventaire officiel, tandis qu’une base nationale sur la biodiversité est en cours d’élaboration. Des conflits surviennent souvent entre conservation et développement, accès public et protection des zones de reproduction, loisirs et piétinement ou déchets, agriculture et qualité des habitats ou de l’eau, chasse et protection des oiseaux, ainsi qu’entre loisirs marins ou pêche et protection des herbiers, récifs et oiseaux marins. Ces tensions sont particulièrement visibles sur les petites îles densément utilisées de Malte. Il faut donc vérifier les règles en vigueur propres au site, à l’activité et à la saison avant d’entrer dans une zone sensible ou d’organiser un événement.
La nature à Malte
La nature de Malte associe paysages karstiques calcaires, falaises côtières, garrigue, vallées sèches, grottes, zones humides, terres agricoles et milieux marins riches. Les îles abritent des espèces endémiques rares et de vastes espaces protégés terrestres et marins, mais les milieux naturels subissent les pressions de l’aménagement, de la pollution et d’une fréquentation intensive. L’accès, les activités et les obligations de conservation dépendent des règles propres à chaque site.
Conseil
Organisez une visite nature à Malte en fonction du site et de l’activité précis, sans supposer que tout espace protégé est librement accessible. Une promenade tranquille dans un parc ou un espace ouvert accessible exige généralement moins de préparation ; un événement organisé, une étude, un nettoyage, une activité sportive ou marine, ou une visite de réserve sensible peut exiger un permis de l’ERA et d’autres autorisations. Restez dans les zones permises, protégez les habitats et les espèces, ne bloquez pas les chemins ruraux publics et respectez les règles locales d’accès et de mouillage.

