Le marché du travail maltais comptait 333 682 personnes en emploi au premier trimestre 2026. Le taux d’activité des 15 à 64 ans était de 82,6 %, leur taux d’emploi de 79,6 % et le taux de chômage des 15 à 74 ans de 3,5 %. On dénombrait 165 082 personnes inactives. L’emploi à temps plein représentait 294 973 postes et l’emploi à temps partiel principal 38 709. Les travailleurs indépendants représentaient 13,2 % de l’emploi et la durée effective moyenne du travail s’élevait à 35,0 heures par semaine. Le taux d’emploi était supérieur chez les hommes à celui des femmes : 84,5 %, contre 73,7 %. La retraite ou la retraite anticipée représentait 43,0 % des principaux motifs d’inactivité. Les diplômés de l’enseignement supérieur représentaient 40,0 % des personnes en emploi. À la fin de mars 2026, Jobsplus recensait 307 783 emplois à temps plein : 289 250 à Malte et 18 533 à Gozo. Environ 82 % de ces emplois se trouvaient dans le secteur privé, 18 % dans le secteur public et 10,5 % étaient occupés par des travailleurs indépendants selon la classification concernée. Le commerce de gros et de détail, le transport et l’entreposage ainsi que l’information et la communication représentaient ensemble 21,6 % de l’emploi à temps plein. L’administration publique et la défense, l’éducation, la santé humaine et l’action sociale en représentaient 20,7 %, tandis que les activités professionnelles, scientifiques et techniques ainsi que les services administratifs et de soutien représentaient 20 %. Le secteur privé comptait 96,5 % des postes vacants déclarés et les entreprises de 1 à 49 salariés en proposaient plus de la moitié. Le taux de postes vacants atteignait 5,3 % dans la construction. La demande de main-d’œuvre a fortement augmenté. L’emploi à temps plein a progressé de 72 % entre 2015 et 2025, tandis que le nombre de demandeurs d’emploi inscrits est passé de 4 615 à 1 236. L’offre de main-d’œuvre a augmenté de 68 %. Au premier trimestre 2026, les employeurs ont déclaré 10 022 postes vacants, soit 13,4 % de plus qu’un an auparavant, avec un taux de vacance de 3,3 %. Plus de 60 % des postes vacants se concentraient dans le commerce de gros et de détail, le transport et l’entreposage, l’hébergement et la restauration, les activités professionnelles et scientifiques ainsi que les services administratifs et de soutien. La classification sectorielle NACE Rev. 2.1 est utilisée depuis l’année de référence 2025 ; les comparaisons avec les classifications antérieures peuvent donc être révisées. Malte, Gozo et Comino constituent des zones distinctes du marché du travail au sein de Malte. En 2024, les résidents occupaient 271 920 emplois à temps plein dans la région de Malte et 19 554 à Gozo et Comino. La part du secteur privé était de 82,6 % pour les résidents de Malte et de 68,5 % pour ceux de Gozo et Comino. Selon le lieu de travail, la région de Malte comptait 276 640 emplois à temps plein. Certains résidents se déplacent entre les îles : 4 166 résidents de Gozo et Comino travaillaient dans la région de Malte, et 554 résidents de Malte travaillaient à Gozo et Comino. Le district de Southern Harbour représentait 28,1 % des demandeurs d’emploi inscrits dans la comparaison par district disponible. En 2025, Jobsplus recensait 1 156 demandeurs d’emploi inscrits à Malte et 80 à Gozo. Les qualifications peuvent être universitaires, professionnelles, formelles, non formelles ou informelles. Le cadre maltais des qualifications (Malta Qualifications Framework, MQF) organise les qualifications en huit niveaux. Le centre maltais d’information sur la reconnaissance des qualifications (Malta Qualifications Recognition Information Centre, MQRIC), qui est le centre ENIC-NARIC de Malte, évalue la reconnaissance et la comparabilité des qualifications étrangères. Cette reconnaissance peut être importante pour l’emploi, la promotion ou une demande de permis unique. Les professions réglementées peuvent aussi exiger une reconnaissance par l’autorité professionnelle désignée. Un recours contre une décision de MQRIC coûte 10 €. Le programme MySkills est accessible aux personnes résidant légalement à Malte et âgées d’au moins 15 ans, qu’elles soient salariées, au chômage ou inactives. Sous réserve des fonds disponibles et du catalogue de cours, le remboursement peut atteindre 100 % pour les demandeurs sans emploi ou 80 % pour les salariés, dans la limite de 5 000 € par demande. Le salaire mensuel de base moyen était de 2 270 € au premier trimestre 2026. Ce chiffre exclut les impôts, les cotisations sociales, les heures supplémentaires, les allocations et les primes. Le salaire de base moyen était de 3 105 € dans les activités financières et d’assurance, de 3 628 € pour les cadres et de 1 410 € pour les professions élémentaires. En 2026, le salaire minimum légal national pour les salariés âgés de 18 ans ou plus était de 229,44 € par semaine, soit 5,74 € de l’heure ; le salaire à temps partiel est calculé au prorata. Une ordonnance sectorielle de réglementation des salaires (Wage Regulation Order) peut fixer un minimum supérieur. Les salariés peuvent aussi recevoir une prime obligatoire et une allocation hebdomadaire. Pour comparer une offre, il faut donc vérifier le salaire de base, les heures de travail, les heures supplémentaires, les allocations, les primes, l’ordonnance sectorielle applicable et le mode de paiement. Jobsplus est le service public de l’emploi maltais. Son portail d’offres aide à trouver un emploi, à s’inscrire et à obtenir des conseils professionnels ; les offres peuvent être transférées automatiquement à EURES, le réseau européen pour la mobilité professionnelle. En 2024, EURES Malta a recensé 925 postes vacants, présélectionné 1 821 CV et réalisé 41 placements directs. Parmi les demandeurs d’emploi inscrits, les groupes professionnels recherchés comprenaient les emplois de bureau et de soutien (26 %), les services et la vente (16 %), les professions techniques et intermédiaires (15 %) et les professions supérieures (11 %). La nationalité détermine l’accès à l’emploi. Les ressortissants de l’UE et de l’EEE n’ont pas besoin d’un permis unique pour travailler à Malte. Pour un ressortissant d’un pays tiers — c’est-à-dire venant de l’extérieur de l’UE, de l’EEE et de la Suisse dans le régime de permis concerné — le permis unique combine une licence d’emploi et l’autorisation de résidence. Il couvre généralement un emploi de plus de six mois et est lié à l’employeur et au poste indiqués : il n’autorise donc pas à travailler pour un autre employeur ou dans un autre poste. Depuis le 1er octobre 2025, le test standard du marché du travail exige la publication de l’offre sur Jobsplus et EURES pendant trois semaines au cours des deux mois précédents. Cette période est de deux semaines pour les procédures KEI, SEI, carte bleue européenne et liste des professions qualifiées (Skilled Occupation List). Des exemptions ou règles différentes sont prévues pour les soins de santé, les soins aux personnes âgées et handicapées, les cas approuvés par un organisme de réglementation, les sportifs et les changements d’employeur. Depuis le 5 janvier 2026, les nouveaux demandeurs hors UE doivent suivre le cours préparatoire avant le départ sur le portail Pre-Departure Course Portal. Depuis le 1er mars 2026, la vérification des certificats s’applique également. Le cours comprend deux modules obligatoires, un entretien en anglais, environ 10 à 12 heures par module et des frais de 250 €. Certains secteurs peuvent en plus exiger un Skills Pass sectoriel. Les employeurs doivent donner un retour sur les candidatures dans le cadre du test du marché du travail et ne peuvent facturer au salarié les frais de recrutement ou de cessation d’emploi. Les salaires doivent être versés par banque ou par voie électronique. Les conditions d’emploi comprennent le salaire minimum applicable, l’ordonnance de réglementation des salaires, l’ajustement au coût de la vie, la prime et l’allocation hebdomadaire. Les employeurs dépassant le seuil d’effectif applicable doivent aussi respecter un quota d’emploi de 2 % de personnes handicapées. Fin 2025, les étrangers représentaient 135 417 salariés : environ 30 % étaient citoyens de l’UE, 70 % ressortissants de pays tiers et 0,3 % ressortissants de l’EFTA. Les salariés hors UE se concentraient dans les professions élémentaires, les services et la vente, les métiers techniques et intermédiaires, les métiers artisanaux, la conduite d’installations et de machines ainsi que les professions supérieures. Leurs principaux secteurs étaient les activités professionnelles, scientifiques et techniques et les services administratifs et de soutien ; le commerce de gros et de détail, le transport, l’entreposage et l’information et la communication ; l’hébergement et la restauration ; la construction ; ainsi que l’industrie manufacturière, les industries extractives et les services publics.
Marché du travail à Malte
Le marché du travail maltais se caractérise par un taux d’emploi élevé, une forte participation des travailleurs étrangers et une demande concentrée dans les services privés, le tourisme et ses activités connexes, le transport, le commerce de détail, les services professionnels et les secteurs en contact avec le public. Au premier trimestre 2026, 79,6 % des personnes âgées de 15 à 64 ans avaient un emploi, le chômage était de 3,5 % et les employeurs avaient déclaré 10 022 postes vacants. L’accès dépend du statut professionnel, des qualifications, de la nationalité et, pour beaucoup de ressortissants hors UE, d’un permis unique lié au poste.
Conseil
Utilisez les chiffres du marché du travail maltais comme repères, puis évaluez chaque offre selon le poste réel, le salaire de base, le temps de travail, le lieu, les qualifications requises et les conditions d’accès. Jobsplus et EURES constituent de bons points de départ, mais un poste adapté exige aussi de vérifier la reconnaissance des qualifications, le permis, les modalités de paiement et les obligations de l’employeur.

