L’agriculture fournit des moyens de subsistance à environ 80 % de la population malienne. La plupart des exploitations sont petites et dépendent largement des pluies. Les cultures courantes comprennent le mil, le sorgho, le riz, le maïs, le fonio et l’arachide ; l’élevage, la pêche et les légumes contribuent également à l’approvisionnement alimentaire. La production céréalière était estimée à environ 11,6 millions de tonnes en 2025, soit environ 15 % au-dessus de la moyenne quinquennale. En 2026, les semis de maïs, de mil et de sorgho étaient achevés en juillet, tandis que les semis de riz devaient se poursuivre jusqu’en août. Les approvisionnements en engrais ne couvraient qu’environ 22 % des besoins nationaux, ce qui peut limiter les rendements. La sécheresse, les inondations, la dégradation des sols, les conflits et les difficultés d’accès aux marchés peuvent encore provoquer des pénuries locales même lorsque la production nationale est élevée. La disponibilité alimentaire varie selon les régions. Le nord du Mali, notamment Gao, Tombouctou et Kidal, connaît des conditions sahariennes et sahéliennes, de faibles précipitations et une dépendance accrue aux systèmes pastoraux et oasiens. Le centre du Mali, notamment Mopti et Ségou autour du delta intérieur du Niger, associe mil et sorgho, riz irrigué, pêche et élevage. Les régions méridionales et occidentales, notamment Kayes, Koulikoro, Sikasso et la périphérie de Bamako, produisent du maïs, du sorgho, du mil, de l’arachide et des cultures maraîchères dans des conditions plus humides. L’Office du Niger est une grande zone d’irrigation et de riziculture dans la région de Ségou. Un repas courant est le tô, une pâte épaisse cuite à base de mil, de maïs ou de sorgho, servie avec une sauce. Les sauces peuvent être préparées avec de l’arachide, du gombo, des feuilles de baobab appelées lalo, du dah ou du fakoye. Le maafé, également appelé tigadèguèna, est une sauce à l’arachide. Le fonio, le couscous, le riz, la viande et le poisson sont aussi largement consommés. Les boissons comprennent des préparations au gingembre, au bissap à base d’hibiscus, au tamarin, au baobab et à la mangue. Les recettes et les habitudes de repas varient selon les régions et les communautés ; aucune cuisine nationale unique ne représente toutes les parties du Mali. Il est fréquent de manger ensemble dans un plat commun, selon des règles établies de propreté et de service. Les aliments courants vendus dans la rue en ville comprennent les brochettes, les beignets de haricots, le froufrou, les arachides grillées et les boissons au gingembre, au bissap ou au tamarin. La restauration collective formelle est soumise à des règles d’hygiène, mais la salubrité réelle dépend du lieu, de la qualité de l’eau, de la température des aliments, des pratiques de préparation et du stockage. Les aliments achetés au marché, à un vendeur ambulant, dans une cuisine familiale ou auprès d’un prestataire formel appellent donc des vérifications pratiques différentes. L’alimentation malienne est souvent riche en céréales. Le manque de diversité alimentaire devient plus probable lorsque les pénuries saisonnières, les prix élevés ou les restrictions d’accès réduisent la variété des aliments disponibles. L’enquête SMART 2022 de l’UNICEF n’a observé une diversité alimentaire minimale que chez 21,3 % des enfants de 6 à 59 mois ; 49,8 % des nourrissons de moins de six mois étaient exclusivement allaités. En 2025, la malnutrition aiguë globale était estimée à 8,7 %, et plusieurs régions dépassaient le seuil d’urgence de l’Organisation mondiale de la Santé. Le PAM estimait qu’environ 1,6 million d’enfants de moins de cinq ans risquaient de souffrir de malnutrition aiguë. Ces chiffres décrivent des risques pour la population et ne donnent pas automatiquement droit à une aide individuelle. La sécurité alimentaire et sanitaire concerne l’eau, la production, la transformation, la conservation, le transport, le stockage, la distribution, les additifs et les résidus. L’ANSSA, créée par la Loi 03-043 de 2003, a vu ses fonctions intégrées aux structures de l’INSP après la création de l’Institut national de santé publique en 2019. L’autorisation de mise sur le marché des aliments relève du Décret 06-259 de 2006, l’hygiène de la restauration collective du Décret 2017-0325 et la protection des consommateurs de la Loi 2015-036. Les recherches n’ont pas trouvé de données nationales sur le respect des règles de la cuisine de rue ; l’absence d’un taux publié d’infractions ne prouve donc pas que tous les vendeurs respectent les règles. L’article 10 de la Constitution reconnaît le droit à l’alimentation et à l’eau. Le ministère de l’Agriculture, la Direction nationale de l’Agriculture, l’Office du Niger et l’INSP ont des rôles distincts en matière d’agriculture, d’irrigation, de santé publique et de contrôle alimentaire. Le PRMC est un mécanisme de gestion des crises et des marchés céréaliers, tandis que le PNSA est une politique structurelle de sécurité alimentaire. Le PAM et la FAO soutiennent les ménages affectés par les conflits, les chocs climatiques ou les déplacements, mais leurs programmes ne constituent pas une prestation universelle accessible à tous les ménages. Les coûts alimentaires ne suivent pas un tarif national fixe et stable. Il faut vérifier chaque mois les prix du produit concerné, au marché, dans la région et à la date voulus. Sur les marchés suivis, la FAO a indiqué qu’en juillet 2026, les prix des céréales grossières étaient inférieurs de 10 % à 30 % à ceux de juillet 2025, tandis que Gao et Tombouctou restaient bien plus chères en raison de perturbations du commerce et de l’approvisionnement. La période de soudure va généralement de juin à août, lorsque les stocks des ménages peuvent être davantage sous pression. Un budget alimentaire réaliste compare donc les prix locaux, les frais de transport, la disponibilité saisonnière et la fiabilité de l’approvisionnement. Les pratiques alimentaires durables comprennent la gestion des sols et de l’eau, les variétés précoces ou résistantes à la sécheresse et aux maladies, la diversification des cultures, les cultures de couverture et les champs-écoles des producteurs. Les systèmes riz-poisson sont prometteurs dans certaines parties de Ségou, Mopti et Koulikoro. Réduire les pertes après récolte, préserver la qualité des céréales, améliorer la durabilité de l’irrigation et recourir à l’agroforesterie ou à d’autres méthodes durables de gestion des terres peuvent renforcer l’approvisionnement. La sécheresse, les inondations, la dégradation des sols, le manque d’intrants, les conflits et les restrictions d’accès aux marchés limitent toutefois les résultats possibles.
Alimentation au Mali
Au Mali, l’alimentation associe cuisine familiale, marchés formels, cuisine de rue et repas partagés. Le mil, le sorgho, le riz, le maïs, le fonio, l’arachide, les légumes, le poisson et les produits de l’élevage constituent les principales ressources alimentaires, avec de fortes différences régionales. L’accès et les prix varient selon les précipitations, les conflits, le transport, les récoltes et la situation des marchés. La salubrité dépend de la qualité de l’eau, d’un stockage soigneux, de températures adaptées et des contrôles tout au long de la chaîne d’approvisionnement.
Conseil
Au Mali, planifiez l’alimentation en fonction de la région, du marché, de la saison et du budget précis du ménage, et non d’un prix ou d’un menu national unique. Privilégiez un accès fiable, la diversité des aliments disponibles et des conditions d’hygiène visibles ; ne comptez pas sur l’aide alimentaire sans confirmation qu’un programme couvre votre situation.

