Les Maldives n’ont pas de système national unique couvrant toutes les étapes de la vie. Les responsabilités sont réparties entre le ministère du Développement social et familial, le ministère de l’Éducation, le Bureau des pensions, l’Agence nationale de protection sociale (NSPA), le Registre national du handicap (NDR), les centres de services familiaux et infantiles, le Service de protection de l’enfance et de la famille, le Bureau du médiateur des enfants, le Service de police des Maldives, les tribunaux et les conseils insulaires, d’atoll et municipaux. Les services formels, les soutiens non formels et les arrangements familiaux fonctionnent souvent ensemble. L’accès à l’école, aux transports, aux services spécialisés, au logement et la nécessité de changer d’île peuvent varier entre Malé et les atolls. En vertu de la loi 19/2019 sur la protection des droits de l’enfant, l’enfance s’étend de la conception jusqu’au 18e anniversaire. Les enfants ont droit à la vie et au développement, à la non-discrimination, à la participation, aux soins, à la protection, à la santé, à l’éducation et à l’enregistrement des naissances. Celui-ci consigne notamment le nom et le sexe de l’enfant, sa date et son lieu de naissance, ses parents et sa nationalité. Tout soupçon de violence, de négligence ou d’exploitation doit être signalé au Service de protection de l’enfance et de la famille ou à la police. Le signalement est confidentiel et une personne qui agit de bonne foi bénéficie d’une protection juridique. Le Bureau du médiateur des enfants surveille le respect des droits de l’enfant et reçoit les plaintes au numéro gratuit 1656. Une prise en charge de remplacement peut être envisagée lorsque le domicile d’un enfant est dangereux en raison de violence, de négligence, d’exploitation, d’abandon, de l’incarcération d’un responsable, d’un handicap grave, de violence familiale, de pauvreté, du décès des parents ou d’une décision judiciaire. La préférence habituelle va d’abord à un membre de la famille approprié, puis à une famille d’accueil et, en dernier recours, à d’autres formes de prise en charge. Les tribunaux peuvent intervenir et la tutelle d’accueil se poursuit généralement jusqu’aux 18 ans de l’enfant. Fiyavathi est un établissement public de prise en charge inscrit au budget 2026 du ministère du Développement social et familial. Les statistiques locales retiennent généralement les 15 à 24 ans comme tranche d’âge des jeunes. Les données disponibles recensent 53 537 jeunes Maldiviens résidents, dont environ 26 006 à Malé, Villimalé et Hulhumalé et 27 531 dans les atolls. Environ 19 %, soit 10 414 personnes, étaient classées NEET, c’est-à-dire ni en études, ni en emploi, ni en formation. La transition entre l’école, le travail et la formation peut donc nécessiter un accompagnement ciblé, particulièrement là où l’accès régional est limité. Le parcours scolaire comprend généralement le jardin d’enfants inférieur et supérieur (LKG et UKG), vers 4 à 5 ans, les grades 1 à 7 du primaire, vers 6 à 12 ans, les grades 8 à 10 du secondaire inférieur, vers 13 à 15 ans, puis les grades 11 et 12 du secondaire supérieur, vers 16 à 17 ans. Des examens nationaux ont lieu à la fin des grades 10 et 12. Ensuite, les possibilités comprennent l’enseignement et la formation techniques et professionnels, l’École polytechnique des Maldives, les collèges, l’Université nationale, le lycée professionnel de Malé, l’entrée directe dans l’emploi ou un parcours menant à un diplôme ou à un grade universitaire. Les élèves des îles périphériques peuvent devoir déménager à Malé ou sur une autre île lorsque les grades supérieurs ne sont pas proposés localement. Les transferts scolaires passent par le ministère ou l’école et sont soumis à des échéances liées à l’année scolaire. Les sources primaires consultées ne fixent pas un âge général unique de la majorité juridique pour toutes les situations. Le droit de vote et le mariage sont soumis à l’âge de 18 ans, et le statut d’enfant prend fin à cet âge. Le Régime de retraite des Maldives (MRPS) couvre la participation professionnelle entre 16 et 65 ans, mais cette tranche ne définit pas à elle seule tous les droits et devoirs des adultes. Le mariage, la parentalité et la prise en charge d’un proche peuvent modifier les responsabilités; les soutiens pratiques peuvent relever à la fois des services familiaux et de ceux liés aux étapes de la vie. L’âge de 65 ans est le principal repère local pour les pensions et les services destinés aux personnes âgées. Le recensement de 2022 comptait 20 553 Maldiviens résidents âgés de 65 ans ou plus, soit environ 5 % de la population maldivienne résidente. Environ 63 % de ce groupe avaient entre 65 et 74 ans et 9 % avaient 85 ans ou plus. Environ 36 % des personnes de 65 ans ou plus ont déclaré un handicap, en particulier des difficultés à marcher, voir ou se souvenir. Le recensement dénombrait 6 699 personnes âgées à Malé et 13 854 dans les atolls. La pension de base pour personnes âgées (BP) est une prestation de base financée par l’impôt et administrée par le Bureau des pensions. En règle générale, le demandeur doit être citoyen maldivien, résider aux Maldives, avoir au moins 65 ans et satisfaire aux règles relatives aux autres pensions publiques. La prestation est exclue ou ajustée lorsqu’une autre pension publique s’applique; une personne placée à temps plein dans un établissement public ou incarcérée n’y est pas admissible selon les conditions indiquées. Le montant standard est d’environ 5 000 MVR par mois. La demande peut être déposée jusqu’à six mois avant le 65e anniversaire ou après; les versements commencent le mois où la demande est reçue et ne sont normalement pas rétroactifs. Le MRPS est contributif, tandis que la BP constitue un filet de sécurité de base financé par l’impôt. Des centres sociaux pour personnes âgées figurent également au budget 2026 du ministère du Développement social et familial. Les sources ne démontrent pas l’existence d’une assurance nationale de soins ni d’un système normalisé de niveaux de dépendance. Le soutien aux personnes ayant besoin d’aide dans les activités quotidiennes est réparti entre les proches ou tuteurs, les centres sociaux pour personnes âgées, la prise en charge publique dans certaines circonstances, les allocations de handicap de la NSPA, le NDR, les aides techniques, la thérapie, les conseils et les centres de services familiaux et infantiles. La loi 8/2010 sur le handicap constitue le fondement juridique du soutien aux personnes handicapées. L’inscription au NDR est volontaire et une évaluation médicale pour obtenir un soutien peut être réalisée dans un établissement médical agréé par Aasandha. Les aides liées au handicap ne sont pas réservées aux personnes âgées. Les crises concernant les enfants peuvent nécessiter des mesures de protection, des décisions judiciaires, une évaluation provisoire, une famille d’accueil ou une autre prise en charge. Chez les adultes et les personnes âgées, elles concernent plus souvent la perte de revenus, le handicap ou l’incapacité du réseau familial à assurer les soins, ce qui peut amener à solliciter la BP, la NSPA, le NDR ou des services sociaux locaux. Sur les petites îles, les transports, la capacité des institutions et la présence de proches peuvent déterminer la rapidité d’accès à l’aide. Les frais d’éducation varient aussi selon le parcours; aucune règle tarifaire unique ne s’applique à toutes les écoles et formations. Une demande à la NSPA peut exiger des formulaires, une pièce d’identité, des documents médicaux, un compte bancaire et, le cas échéant, des documents relatifs au tuteur. Avant une demande ou un déménagement entre îles, confirmez les exigences actuelles et la disponibilité des services auprès de l’autorité compétente.
Les étapes de la vie aux Maldives
Aux Maldives, les étapes de la vie relèvent de systèmes distincts plutôt que d’un cadre national unifié. La protection et l’éducation de l’enfance dépendent d’organismes différents de ceux qui accompagnent les transitions des jeunes, les responsabilités adultes, les pensions et le soutien lié au handicap. L’accès aux écoles, aux transports, aux services et aux niveaux scolaires supérieurs varie entre Malé, les autres îles urbaines et les atolls. Les principaux repères comprennent la protection jusqu’à 18 ans, les transitions scolaires après les grades 10 et 12 et l’admissibilité à la pension à partir de 65 ans.
Conseil
Considérez l’accès aux soutiens liés aux étapes de la vie aux Maldives comme une tâche de coordination : identifiez l’âge de la personne, son île, tout risque immédiat et son besoin concret, puis adressez-vous à l’organisme responsable. Donnez la priorité à la sécurité des enfants, à la continuité scolaire ou de formation, aux revenus à partir de 65 ans et à une solution de soins viable. Ne supposez pas qu’un service disponible à Malé ou sur une île l’est partout dans les mêmes conditions.

