Une dette peut découler d’un prêt, d’un paiement différé ou d’un autre crédit. Les banques et sociétés de financement agréées des Maldives participent au Bureau d’information sur le crédit (CIB), qui consigne les données des fournisseurs et l’historique des paiements. Les prêteurs évaluent généralement les revenus, dépenses, obligations existantes, antécédents de crédit et conditions du crédit envisagé. Une garantie personnelle ou une sûreté peut aussi figurer au dossier de crédit. Il n’existe aucun droit général à obtenir un crédit; intérêts, frais, durée de remboursement, garanties et autres conditions dépendent du fournisseur et du contrat. Le CIB délivre un rapport d’information sur le crédit (CIR). Une personne peut demander gratuitement un rapport d’auto-information (SIR) une fois par année civile; les rapports supplémentaires sont payants. En cas d’erreur, elle peut recourir à la procédure de contestation du CIB. Le fournisseur qui a communiqué les données reste responsable de leur exactitude et de leur actualité. Une plainte écrite de consommateur de services financiers peut aussi être adressée à l’Autorité monétaire des Maldives (MMA) à 1444@mma.gov.mv ou au 1444. La fiche d’information n’établit pas que le règlement général de protection des consommateurs financiers est définitivement en vigueur; le rapport annuel 2025 de la MMA décrivait son cadre comme étant à l’état de projet ou en examen final, avec un objectif pour le deuxième trimestre 2026. Aucun service général unique de conseil en matière d’endettement ni tableau public complet des frais et délais n’est attesté. À la fin de 2025, les dettes des ménages atteignaient 20,22 milliards de MVR, soit une hausse annuelle de 5,1 %. Le nombre d’emprunteurs du secteur des ménages était de 179 299, en hausse de 7,6 %. Les prêts personnels représentaient 22 % du crédit au secteur privé et leur volume a augmenté de 19 % en 2025. La base de données de la MMA indiquait des prêts non productifs de 5,7 %, soit 3,08 milliards de MVR, en 2025. Ces chiffres décrivent une situation globale et ne déterminent pas si un emprunteur donné peut obtenir un rééchelonnement ou un allégement. Après un défaut auprès d’une banque ou d’une société de financement, le fournisseur peut engager un recouvrement interne ou une négociation de règlement et proposer un rééchelonnement ou un refinancement. En l’absence d’accord, l’affaire peut être portée devant le Tribunal civil; les pénalités, la réalisation des sûretés et les délais dépendent du contrat et du droit applicable. Rien ne permet d’affirmer de façon générale que toute dette autorise une saisie sur salaire, un blocage de compte ou une exécution extrajudiciaire. Un tribunal peut communiquer des informations de crédit dans une procédure judiciaire. La dette publique est gérée par le ministère des Finances et des Entreprises publiques (MoFPE), notamment son Département de gestion de la dette. La loi 29/2024 sur la dette publique est en vigueur depuis juin 2025 et le ministère doit présenter au Majlis du peuple un rapport annuel de gestion de la dette. À la fin de 2025, la dette publique et garantie des Maldives s’élevait à 154,8278 milliards de MVR : 90,793 milliards de dette intérieure du gouvernement central financée par le budget, 43,5944 milliards de dette extérieure du gouvernement central financée par le budget, 19,5392 milliards de dette extérieure garantie et 0,9012 milliard de dette intérieure garantie. Le service de la dette s’élevait à 15,9363 milliards de MVR. Environ 48,6 % de la dette devait arriver à échéance dans l’année; la durée moyenne jusqu’à échéance était de 6,8 ans et le coût moyen pondéré de 4,5 %. Le risque de refinancement constitue donc un enjeu majeur de la dette publique. L’emprunt public comprend les bons du Trésor, obligations, prêts extérieurs liés à des projets ou programmes, garanties souveraines, sukuk et autres titres islamiques. Les bons du Trésor sont émis pour un, trois, six ou douze mois; leur valeur nominale est de 10 000 MVR et la souscription minimale est généralement de dix bons, puis par multiples de dix. La fiche actuelle indique que les titres islamiques sont émis par placement privé. La murabaha, la mudharaba et la wakala bi al-istithmar sont des termes établis de la finance islamique locale; ils doivent être évalués selon les documents de l’instrument concerné plutôt que traités comme des produits interchangeables. Pour les sociétés, la loi 7/2023 sur les sociétés prévoit une procédure de liquidation. Un créancier doit soumettre au liquidateur une preuve formelle de sa créance, avec les détails des sûretés, dans les 15 jours. Le non-respect de ce délai peut l’exclure d’une distribution antérieure et lui faire perdre le droit de contester une distribution précédente. Les données disponibles ne montrent pas de régime formel d’insolvabilité directement équivalent pour les particuliers ou les entrepreneurs individuels. Les solutions pratiques comprennent donc un accord bilatéral, un règlement négocié, une action civile ou, lorsque le débiteur est une société, la liquidation. Aucun effacement automatique de dettes ni régime général de nouveau départ pour les particuliers n’est attesté.
L’endettement aux Maldives
Aux Maldives, une dette est une somme d’argent ou une autre prestation due par un débiteur, notamment un emprunt, un paiement différé ou une obligation impayée. Elle comprend l’emprunt public, le crédit bancaire et des sociétés de financement, les arriérés des ménages, le recouvrement, les créances judiciaires, la liquidation d’entreprises et le redressement financier. Les démarches juridiques et pratiques diffèrent fortement entre dette souveraine, dette des consommateurs et dette des entreprises. Les Maldives disposent de systèmes établis d’information sur le crédit et de liquidation des sociétés, mais aucune procédure générale de faillite personnelle ni aucun régime automatique d’effacement des dettes n’est directement attesté.
Conseil
Traitez l’endettement aux Maldives comme un risque financier et juridique à documenter, et pas seulement comme un problème de mensualités. Consignez chaque obligation, vérifiez les données du Bureau d’information sur le crédit et contactez rapidement le prêteur si le remboursement devient difficile. Ne supposez pas qu’une faillite personnelle, une annulation automatique de la dette ou une méthode d’exécution précise est disponible.

