En Malaisie, l’apprentissage ne constitue pas une voie unique couvrant tous les métiers. Il est principalement organisé dans le cadre du TVET, qui prépare aux métiers pratiques et techniques dans des domaines tels que l’ingénierie, la construction, l’hôtellerie, l’entretien automobile, les technologies de l’information et les opérations commerciales. Une expression locale courante est latihan kemahiran, qui signifie formation aux compétences. Un autre modèle important est le Sistem Latihan Dual Nasional, ou SLDN, dans lequel l’apprentissage est partagé entre un lieu de travail et un centre de formation. L’apprenant développe ses compétences professionnelles dans une situation de travail réelle et étudie les connaissances correspondantes en classe ou en atelier. Le Jabatan Pembangunan Kemahiran, connu sous le sigle JPK, est associé au système national de certification des compétences. Un apprenant peut préparer le Sijil Kemahiran Malaysia, ou SKM, à un niveau approprié. Le certificat repose sur la démonstration de compétences professionnelles, et pas uniquement sur des examens écrits. Un parcours type commence par le choix d’un métier, la vérification des conditions d’admission et l’inscription à un programme reconnu. L’apprenant participe ensuite à des séances pratiques, suit les consignes sur le lieu de travail, consigne ses progrès et passe des évaluations. Certains programmes se déroulent principalement dans un établissement, tandis que les programmes en alternance consacrent une plus grande partie de la formation chez un employeur. Les apprentis apprennent généralement par des démonstrations, une pratique encadrée, des tâches professionnelles, une formation à la sécurité et des retours sur leur travail. Un bon programme précise qui encadre l’apprenant, comment les compétences sont évaluées et quel certificat ou parcours de progression est proposé à la fin. Le principal avantage est le contact précoce avec le travail réel. Les apprenants peuvent développer leur confiance, de bonnes habitudes professionnelles et un dossier de travaux, tout en découvrant si un métier leur convient. Les employeurs disposent également d’un moyen de former des travailleurs qui connaissent leurs outils, leurs processus et leurs responsabilités en matière de sécurité. Il existe aussi des limites importantes. La qualité de la formation peut varier, et certains apprentissages peuvent offrir une expérience restreinte si le lieu de travail ne confie que des tâches simples. La formation pratique ne supprime pas le besoin de savoir lire, de connaître les mathématiques, de communiquer, d’avoir des compétences numériques et de continuer à apprendre. Après une qualification professionnelle, une personne peut entrer dans la vie active, atteindre un niveau de compétences supérieur, accéder à un diplôme ou se spécialiser grâce à une formation complémentaire. La reconnaissance par les employeurs et la qualité de l’évaluation réelle comptent toutes deux lorsqu’on compare des programmes.
Apprentissage en Malaisie
En Malaisie, l’apprentissage fait généralement partie de l’enseignement et de la formation techniques et professionnels, appelés TVET. Les apprenants associent la pratique en entreprise à des cours dans un organisme de formation et peuvent préparer un certificat malaisien de compétences, le Sijil Kemahiran Malaysia. Ce système offre une voie pratique vers un métier qualifié, mais sa structure précise dépend du métier et de l’organisme de formation.
Conseil
Si vous préférez apprendre en pratiquant, les parcours TVET et SLDN en Malaisie peuvent relier la formation à un métier réel. Évaluez un programme en fonction de l’encadrement sur le lieu de travail, du mode d’évaluation, des mesures de sécurité, du certificat et des possibilités suivantes, plutôt que de vous fier au seul terme « apprentissage ». Échangez avec le centre de formation et un employeur potentiel avant de vous engager.

