Le Liechtenstein reconnaît le mariage, le partenariat enregistré et la vie en concubinage, appelée localement Konkubinat, comme des formes familiales distinctes. En 2024, 341 naissances et 302 décès ont été enregistrés. En 2020, le Liechtenstein comptait 17 571 ménages privés, dont 3 958 familles avec des enfants de moins de 18 ans. Les ménages d’une ou deux personnes représentaient 68,1 % de l’ensemble. Les couples mariés étaient à la tête de 61,6 % des ménages, les couples en concubinage de 8,0 % et les parents seuls de 4,9 %. En 2024, 218 mariages concernaient au moins une personne résidant au Liechtenstein, 341 résidents se sont mariés, 169 résidents ont divorcé et neuf partenariats enregistrés entre personnes de même sexe ont été recensés. L’âge moyen au premier mariage était de 31,3 ans pour les femmes et de 33,6 ans pour les hommes ; les mariages duraient en moyenne 13,5 ans avant le divorce. Le taux de divorce enregistré était de 49,6 %. L’âge moyen d’une mère à la naissance de son premier enfant était de 31,2 ans et le taux de natalité de 1,37. L’Office central de l’état civil (Zivilstandsamt ou ZSA), à Vaduz, traite les mariages et la reconnaissance d’événements d’état civil survenus à l’étranger. Il faut avoir au moins 18 ans pour se marier. Au moins l’un des partenaires doit avoir la nationalité liechtensteinoise ou résider au Liechtenstein. Les documents nécessaires au rendez-vous de mariage peuvent être déposés au plus tôt six mois et au plus tard trois semaines avant celui-ci. Les partenariats enregistrés sont reconnus au Liechtenstein depuis le 1er septembre 2011. Le mariage n’accorde pas automatiquement la nationalité liechtensteinoise. La reconnaissance d’un événement d’état civil étranger par le ZSA coûte 150 CHF et prend généralement cinq à dix jours ouvrables. Les voies de séjour au titre du regroupement familial dépendent de la nationalité de la personne et de sa relation avec le demandeur. Pour le conjoint ressortissant d’un pays tiers, le regroupement familial couvre généralement le conjoint et les enfants communs célibataires de moins de 18 ans. La demande doit en général être déposée dans un délai de trois ans. Les conditions peuvent inclure la majorité, des connaissances de base de l’allemand, un logement adapté, des moyens financiers sûrs, une assurance maladie et une preuve de scolarité. Pour les ressortissants de l’EEE et de la Suisse, la procédure couvre normalement le conjoint et les descendants directs de moins de 21 ans ou à charge. D’autres membres de la famille peuvent être admissibles en raison d’une dépendance financière, d’un ménage commun antérieur ou d’un besoin impérieux de soins, mais l’accès et le droit légal peuvent différer. Le lien juridique d’un enfant avec sa mère et le mari de celle-ci prend normalement naissance à la naissance. La présomption légale de paternité peut subsister jusqu’à 302 jours après la fin du mariage, la séparation des époux ou le décès du mari. Un père non marié peut reconnaître sa paternité par l’intermédiaire de l’Office des services sociaux (Amt für Soziale Dienste, ASD). Le tribunal des tutelles doit approuver la reconnaissance ; la procédure prend généralement une dizaine de jours et est gratuite. La mère peut s’y opposer dans un délai de deux ans. Après la naissance, les parents peuvent établir une autorité parentale conjointe par l’intermédiaire de l’ASD. Les enfants nés dans le mariage ou hors mariage ont les mêmes droits familiaux et successoraux. Les deux parents doivent contribuer à l’entretien de l’enfant jusqu’à ce qu’il puisse subvenir à ses besoins. L’ASD est également l’autorité centrale en matière d’adoption. Les placements en vue d’une adoption nationale sont très rares ; la plupart des cas pratiques concernent donc une adoption à l’étranger. En règle générale, les parents adoptifs doivent avoir au moins 25 ans et au moins 16 ans de plus que l’enfant. Les couples mariés et les partenaires enregistrés adoptent généralement ensemble, mais une personne seule peut aussi être admissible. L’évaluation de l’aptitude porte sur les antécédents judiciaires, la santé, la personnalité, les capacités parentales, les finances et le logement. Les frais de l’ASD sont de 900 CHF. Selon les déclarations des candidats, le coût total est d’environ 10 000 à 20 000 CHF et la durée habituelle de deux à quatre ans, sans garantie de placement. Le Liechtenstein applique la Convention de La Haye sur l’adoption internationale depuis 2009. Les familles d’accueil font l’objet d’une évaluation de l’ASD, reçoivent une préparation et un suivi et peuvent être rémunérées. Le placement peut être temporaire ou permanent. Les prestations parentales liées à l’emploi ont changé le 1er janvier 2026. L’allocation de maternité dure 20 semaines, soit 140 jours, et verse 80 % du salaire assuré soumis à l’AVS lorsque le parent a accompli 270 jours d’assurance. L’AVS est l’assurance vieillesse et survivants du Liechtenstein. L’allocation peut débuter jusqu’à quatre semaines avant la naissance et est versée par la Caisse de compensation familiale (Familienausgleichskasse, FAK). Si un nouveau-né reste à l’hôpital au moins deux semaines, l’allocation peut être prolongée de huit semaines au maximum. L’allocation de paternité dure deux semaines consécutives et doit être prise dans les huit mois. Elle verse 80 % du salaire et requiert soit 180 jours d’assurance antérieurs, soit un emploi auprès d’un employeur liechtensteinois. La règle s’applique également aux parents de même sexe. Chaque parent peut prendre jusqu’à quatre mois de congé parental. Deux mois sont rémunérés. En règle générale, le salarié doit avoir travaillé plus de six mois pour le même employeur liechtensteinois. Les parents biologiques peuvent prendre le congé jusqu’au troisième anniversaire de l’enfant, et les parents adoptifs ou d’accueil jusqu’à son cinquième anniversaire. Le congé n’est pas transférable entre parents. L’allocation parentale verse 100 % du salaire AVS moyen des douze mois précédents, jusqu’à 4 900 CHF par mois, et nécessite une inscription auprès de la FAK. Une prestation étrangère parallèle exclut le versement de la prestation liechtensteinoise correspondante. Les finances familiales peuvent inclure des allocations pour enfants, des allocations de naissance et une aide aux parents seuls. L’allocation ordinaire pour enfant est de 310 CHF par mois et par enfant, et passe à 360 CHF à partir de dix ans. Les familles ayant au moins trois enfants admissibles ou des jumeaux reçoivent 360 CHF par enfant. L’allocation de naissance est de 2 520 CHF, ou de 3 070 CHF par enfant en cas de naissance multiple. L’allocation pour parent seul est de 120 CHF par mois et par enfant ; elle requiert une demande annuelle et un ménage commun avec l’enfant. Le droit dépend généralement du lieu de résidence ou de l’emploi au Liechtenstein. Les travailleurs frontaliers peuvent y avoir droit, et un complément différentiel peut s’appliquer lorsque l’allocation étrangère pour enfant est moins élevée. Une mère sans activité professionnelle peut demander une allocation de maternité liée au revenu de 500 à 4 500 CHF. La demande doit être déposée dans les trois ans suivant la naissance. Au Liechtenstein, les enfants de moins de 16 ans ne paient pas de prime obligatoire d’assurance maladie dans le cadre de l’assurance maladie obligatoire (OKP). Les enfants de moins de 20 ans ne paient pas de participation aux coûts. Une réduction des primes peut être accordée jusqu’à un revenu annuel de 65 000 CHF pour une personne seule ou un parent seul et de 77 000 CHF pour un couple marié ou un ménage en concubinage. La date limite de demande est le 31 octobre. L’ASD peut financer la garde d’enfants lorsqu’un parent utilise une crèche ou une assistante maternelle pour des raisons professionnelles. La contribution mensuelle de la famille par enfant dépend du revenu annuel : 150 CHF jusqu’à 24 000 CHF, 180 CHF de 24 001 à 26 000 CHF, 210 CHF de 26 001 à 28 000 CHF, puis une hausse de 30 CHF pour chaque tranche supplémentaire de 2 000 CHF. La contribution peut être réduite si la famille subit une pression financière importante. Les documents peuvent comprendre le contrat de travail, le bulletin de salaire, le bail, les informations d’assurance maladie, les pensions alimentaires, les aides au loyer et les autres prestations familiales. Le Service Enfants et jeunesse de l’ASD conseille les parents, les jeunes et les autres personnes qui s’occupent d’enfants au sujet de l’éducation, du développement, de la séparation, de l’autonomie, des crises familiales et de l’épuisement. Un accompagnement socio-éducatif familial et des services de relève peuvent être proposés en ambulatoire. Un enfant peut plutôt avoir besoin d’une famille d’accueil ou d’un établissement à orientation pédagogique et thérapeutique. Les mesures de protection de l’enfance peuvent concerner la violence, la négligence, les abus sexuels et l’exposition d’un enfant aux violences entre ses parents. L’ASD peut mettre en place des mesures de protection, une tutelle, une prise en charge en famille d’accueil ou éducative, des rapports destinés au tribunal et une aide financière à la jeunesse. La médiation est volontaire et informelle : un tiers neutre aide la famille à communiquer, mais ne peut imposer de décision. Le Tribunal régional (Landgericht) fournit gratuitement des renseignements procéduraux simples par l’intermédiaire de juristes stagiaires. Après une séparation ou un divorce, les parents doivent généralement régler l’autorité parentale, les contacts, les modalités de garde et la pension alimentaire. La méthode en pourcentage donne une indication fondée sur le revenu net du parent payeur : 16 % pour un enfant de 0 à 6 ans, 18 % de 6 à 10 ans, 20 % de 10 à 15 ans et 22 % à partir de 15 ans. Le montant peut être ajusté en fonction des autres enfants, d’un conjoint et de la part de garde assurée par chaque parent. Les parents peuvent consigner un accord alimentaire par l’intermédiaire de l’ASD ; le tribunal des tutelles doit l’approuver pour qu’il devienne un titre exécutoire. Un désaccord ou une modification ultérieure peut être soumis au Landgericht. L’ASD offre gratuitement un service d’assistance juridique spécialisé en matière d’entretien. Après l’échec d’une exécution, le Landgericht et le Trésor public peuvent verser des avances sur pensions alimentaires. Une personne peut reprendre son ancien nom après un divorce pour 100 CHF. Un divorce ou un autre événement d’état civil survenu à l’étranger doit être reconnu par le ZSA. La fondation indépendante Familienhilfe Liechtenstein (FHL) fournit des soins infirmiers et des prestations d’aide à domicile, de soutien ménager, de conseil, de gestion de cas et de relève des proches aidants en ambulatoire. Ses services s’adressent à tous les âges et couvrent des situations telles que la maladie, la sortie de l’hôpital, le handicap, la vieillesse et la fin de vie. L’allocation pour soins et assistance est accessible à une personne domiciliée au Liechtenstein au sens du droit civil, dont les besoins liés à la santé devraient durer plus de trois mois, qui a besoin d’une aide quotidienne importante d’une autre personne et supporte des frais d’assistance rémunérée. La demande peut être déposée à compter de sa réception. Un service spécialisé et le médecin de famille déterminent le niveau de soutien. Les six montants journaliers sont de 11, 21, 42, 84, 137 et 189 CHF. L’allocation est affectée aux prestataires de services ; son maximum est de 189 CHF par jour. L’accès aux services de la FHL et de l’ASD peut varier selon le point de contact régional. Après un décès, le ZSA enregistre l’événement. Le conjoint survivant peut percevoir une pension de veuve ou de veuf sans limite de durée s’il a un enfant qui lui appartient ou qu’il a adopté, vit avec un enfant du défunt qui a droit à une pension d’orphelin, ou n’a pas d’enfant, a au moins 45 ans et a été marié pendant au moins cinq ans. Dans les autres cas, la pension est généralement limitée à deux à cinq ans. Une personne divorcée peut y avoir droit si une pension alimentaire était encore versée. Le versement commence le mois suivant le décès et prend fin en cas de remariage. Une pension d’orphelin peut être versée pour les enfants biologiques ou adoptés et certains enfants placés. Elle prend généralement fin à 18 ans ou à la fin de la formation, et au plus tard à 25 ans. Deux pensions d’orphelin peuvent être versées lorsque les deux parents sont décédés. Les montants mensuels indicatifs vont de 980 à 1 960 CHF pour une pension de veuve ou de veuf et de 490 à 980 CHF pour une pension d’orphelin. Les responsabilités principales sont réparties entre le ZSA à Vaduz, l’ASD et son Service Enfants et jeunesse, le Landgericht, l’organisme liechtensteinois d’assurance vieillesse, invalidité et prestations familiales (Liechtensteinische AHV-IV-FAK), la FAK, l’Office de la santé (Amt für Gesundheit), l’Office des étrangers et des passeports (Ausländer- und Passamt) et la FHL. Les principales règles familiales s’appliquent à l’échelle nationale, tandis que la commune ou le prestataire peut influer sur les démarches d’accès, les services disponibles et les délais pratiques. Les relations amoureuses relèvent de ce sujet uniquement lorsqu’elles conduisent au mariage, à un partenariat enregistré, au regroupement familial ou à la parentalité ; les seuils d’âge y figurent uniquement lorsqu’ils déterminent un droit familial, et les procédures de droit civil uniquement lorsqu’elles concernent les droits, les devoirs ou les procédures en matière familiale.
La vie familiale au Liechtenstein
La vie familiale au Liechtenstein comprend le mariage, le partenariat enregistré, la vie en concubinage, la parentalité, les soins, le soutien, la séparation et le deuil. Les règles nationales couvrent l’état civil, les voies de séjour, les responsabilités parentales, les prestations familiales et les pensions de survivants, tandis que les communes et les prestataires influent surtout sur l’accès. Selon leur situation, les familles peuvent recourir à la garde d’enfants, au soutien familial, aux services de soins et aux tribunaux. Le droit aux aides financières dépend de facteurs tels que le lieu de résidence, l’emploi, les revenus, les périodes d’assurance et la composition de la famille.
Conseil
Au Liechtenstein, considérez les questions familiales comme des décisions liées à l’état civil, au séjour, aux enfants, aux finances, aux soins et à la séparation, plutôt que comme une demande unique. Notez les dates pertinentes, les membres du ménage, l’office compétent et les justificatifs nécessaires avant de choisir une démarche. Déposez les demandes tôt lorsque des délais, des périodes d’assurance, des demandes annuelles ou des prestations étrangères parallèles peuvent modifier le résultat.

