Vivre ensemble en Libye

La vie en commun en Libye est façonnée par les municipalités, les communautés locales, les règles publiques et la médiation informelle, mais l’accès aux services et l’application des règles varient fortement selon la municipalité, la région et les conditions de sécurité. En vertu de la loi n° 59/2012, les municipalités sont chargées des services et des espaces publics tels que les routes, les places, les marchés, l’assainissement, l’éclairage, les jardins et les espaces de loisirs. La population peut participer par l’intermédiaire des conseils municipaux, de pétitions, de réunions publiques, d’organisations de la société civile, d’élections et du dialogue communautaire. Les rassemblements pacifiques nécessitent toutefois un préavis écrit adressé à la direction de la sécurité au moins 48 heures à l’avance. La participation des Amazighs, des Touaregs, des Toubous, des femmes, des jeunes, des personnes handicapées, des personnes déplacées, des personnes de retour, des migrants et des réfugiés reste inégale. La désinformation et les discours incendiaires peuvent aggraver la méfiance et la violence.

Conseil

En Libye, les questions de vie en commun se règlent à l’échelle locale : choisissez l’interlocuteur municipal, communautaire, sécuritaire, judiciaire ou de la société civile correspondant au problème. En cas de différend non criminel pouvant être discuté sans danger, vous pouvez recourir à la médiation informelle, tout en conservant une voie juridique formelle pour les menaces ou les actes criminels. Consignez les demandes, les préavis, les réponses et les risques non résolus, car les pratiques et les protections varient d’une municipalité à l’autre.