Le Libéria possède des forêts tropicales sempervirentes, surtout dans le sud-est, et des forêts humides semi-décidues, surtout dans le nord-ouest. Ses milieux naturels comprennent aussi les eaux côtières, les lagunes, les estuaires, les rivières, les marécages intérieurs et les mangroves. Ils abritent des espèces, purifient l’eau, limitent l’érosion, atténuent les crues, stabilisent le littoral, stockent du carbone et contribuent à l’alimentation, à la pêche et au transport. La Forestry Development Authority (FDA) dirige les politiques relatives aux forêts et à la faune, la gestion des aires protégées, le suivi, les concessions, la recherche, le reboisement et la participation des communautés. L’Environmental Protection Agency (EPA) veille au respect des règles environnementales, délivre les permis d’évaluation des impacts environnementaux et sociaux, mène des activités d’éducation à la biodiversité et reçoit les signalements d’infractions. Les autorités de comté et les communautés locales contribuent par la participation coutumière, les accords de gestion forestière communautaire (CFMA), les accords de cogestion (CMA), les écogardes communautaires, les biomoniteurs et les entreprises communautaires. La FDA, l’EPA, les communautés et des cadres internationaux comme la Convention sur la diversité biologique et le système de Ramsar agissent conjointement ; une reconnaissance internationale ne remplace pas les permis libériens. Dans son état des lieux actuel, la FDA recense cinq aires protégées officiellement classées : le parc national de Sapo, créé en 1983 ; la réserve naturelle d’East Nimba, créée en 2003 ; la réserve d’utilisation durable multiple du bassin du lac Piso, créée en 2011 ; le parc national de la forêt de Gola, créé en 2016 ; et le parc national de Grebo-Krahn, créé en 2017. Le même état des lieux recense neuf aires protégées proposées, mais une proposition n’est pas une aire officiellement classée. Il faut donc vérifier auprès de la FDA le classement actuel de Wonegizi et du projet de classement Krahn-Bassa/Kwa. La réserve d’East Nimba aurait une structure de cogestion associant la FDA et des communautés de Sehyi, Gba et Zor, avec un comité communautaire de gestion de 12 membres ; la période d’accord indiquée va de 2022 à 2027. Le Libéria compte cinq sites Ramsar couvrant 95 879 hectares : les zones humides de Gbedin et de Kpatawee, le lac Piso, les zones humides de Marshall et celles de Mesurado. Le statut Ramsar favorise l’utilisation rationnelle des zones humides et leur reconnaissance internationale, mais ne correspond pas automatiquement à la catégorie juridique d’aire protégée libérienne. Les conditions diffèrent selon les sites : le lac Piso abrite des mangroves, des zones de pêche, des sites d’élevage pour les tortues marines et des voies de transport, tandis que Mesurado subit la pression urbaine, la pollution et la collecte de bois de feu. Parmi les espèces prioritaires figurent les éléphants de forêt, les chimpanzés d’Afrique de l’Ouest, les hippopotames nains, les léopards, les céphalophes de Jentink et zébrés, les cercopithèques Diana et les colobes rouges, les pangolins, les perroquets de Timneh, les crocodiles, les mangoustes du Libéria, les céphalophes à dos jaune et d’Ogilby, les chats dorés d’Afrique et les buffles de forêt. La chasse, le commerce de viande de brousse, la détention ou la vente illégale d’animaux sauvages protégés, le braconnage, le sciage illégal à la tronçonneuse, l’exploitation minière, la construction de routes, l’expansion des établissements humains, la collecte de bois de mangrove pour le feu et la pêche non réglementée peuvent endommager les habitats ou entraîner des mesures de contrôle. Les conflits entre humains et éléphants, notamment les dégâts aux cultures signalés dans les comtés de Gbarpolu et de Grand Cape Mount en 2025, illustrent les tensions possibles entre conservation et moyens de subsistance. L’accès pour le tourisme, la recherche, le tournage, l’extraction et l’utilisation des ressources locales dépend de la catégorie de l’aire, du site, des modalités de la FDA ou de ses partenaires, du consentement des communautés et des conditions du moment. Aucun tarif d’entrée national vérifié ni procédure uniforme de réservation n’a été établi pour le Libéria. Le Sapo Ecolodge et l’écotourisme communautaire ont été préparés ou ouverts en 2021–2022, mais leur disponibilité et leurs tarifs actuels doivent être vérifiés localement. Les projets ayant des impacts environnementaux ou sanitaires peuvent nécessiter un permis d’évaluation des impacts environnementaux et sociaux de l’EPA ; son coût et son délai dépendent du projet. L’Atlas forestier de la FDA, les formations en milieu scolaire et rural, l’éducation à la biodiversité, les écogardes et les biomoniteurs contribuent à la connaissance et au suivi. Le corridor Tai-Grebo-Krahn-Sapo relie aussi les enjeux de conservation à la Côte d’Ivoire.
La nature au Libéria
La nature du Libéria comprend la forêt tropicale de Haute-Guinée, des zones humides, des mangroves, des milieux côtiers et fluviaux, des aires protégées et une faune menacée. La Forestry Development Authority et l’Environmental Protection Agency se partagent les responsabilités nationales, tandis que les communautés participent au moyen d’accords, d’écogardes et d’un suivi local. Les forêts et les zones humides contribuent à l’approvisionnement en eau, à la pêche, à l’agriculture, au transport, à la protection contre les crues et à la stabilité du littoral, mais la chasse, l’exploitation minière et forestière, la perte d’habitats et la pollution continuent d’exercer des pressions.
Conseil
Considérez toute visite, tout projet ou toute utilisation de ressources dans les milieux naturels du Libéria comme une question d’accès et d’autorisation propre au site. Avant de vous engager ou d’apporter du matériel, confirmez le statut juridique actuel de la zone, l’autorité responsable, les modalités convenues avec les communautés, les conditions sur place et les coûts réels. Le tourisme, la recherche, le tournage, l’extraction et l’utilisation de la faune relèvent de démarches distinctes, qui peuvent nécessiter des autorisations différentes.

