Le système de gestion des catastrophes du Libéria repose sur la loi de 2016 sur l’Agence nationale de gestion des catastrophes et sur la politique nationale de gestion des catastrophes de 2012 ; leur adoption officielle a été enregistrée en octobre 2024. Le système national de gestion des catastrophes réunit des acteurs gouvernementaux et non gouvernementaux aux échelons national, des comtés, des districts, des chefferies et des communautés. La NDMA coordonne la préparation, l’intervention et le relèvement avec le Comité technique national de gestion des catastrophes, les groupes sectoriels et les comités de gestion des catastrophes des comtés. Sur recommandation de la NDMA, le président peut déclarer l’état de catastrophe nationale. Les inondations constituent le principal aléa récurrent. Les crues fluviales touchent les zones riveraines des grands cours d’eau ; les inondations pluviales suivent de fortes pluies et un drainage urbain insuffisant ; les inondations et l’érosion côtières se concentrent dans les zones côtières basses. Le Grand Monrovia, notamment West Point, ainsi que Buchanan et Harper sont exposés aux risques côtiers et aux inondations combinées. Environ 2,2 millions de personnes sont exposées aux inondations, environ 320 000 à l’érosion côtière et environ 2,1 millions aux tempêtes de vent. Une évaluation locale de 2024 a constaté que les vents violents ou les tempêtes avaient touché 72,6 % des communautés ayant signalé un événement naturel au cours des trois années précédentes, tandis que les inondations ou l’érosion en avaient touché 48,3 % ; dans 44,8 % des communautés touchées, les inondations ou l’érosion s’étaient produites au moins dix fois. Les glissements de terrain concernent particulièrement les montagnes du nord-est, les feux de forêt les zones boisées, et la sécheresse et les chaleurs extrêmes peuvent toucher tout le pays. La NDMA utilise un plan national d’intervention multirisque, des cartes des risques et de la vulnérabilité, des plans pour les comtés et les districts, des exercices d’évacuation et des dispositifs de coordination d’urgence. Les ministères responsables doivent prévoir chaque année un budget de réduction des risques de catastrophe, mais la mise en œuvre reste inégale et dépend fortement des partenaires et des donateurs. Le Fonds national de gestion des catastrophes prévu n’était pas opérationnel en 2025, et la base de données sur les catastrophes de la NDMA était encore en cours d’élaboration. Le Centre national des opérations d’urgence et d’alerte doit fonctionner comme centre de coordination 24 heures sur 24, mais les activités de prévision et d’alerte n’étaient pas encore pleinement opérationnelles. Le Service météorologique du Libéria, en collaboration avec le ministère des Transports, diffuse des prévisions et des alertes météorologiques sur meteoliberia.com, notamment pour les fortes pluies, les crues soudaines, les orages, les lignes de grains, la foudre et les vagues de chaleur. La zone concernée n’est pas entièrement précisée pour chaque alerte. Un accord conclu en 2025 prévoit que les alertes et les bulletins soient transmis aux sections, aux antennes et aux bénévoles communautaires de la Société nationale de la Croix-Rouge du Libéria. La radio et la télévision nationales, les réseaux sociaux et les réseaux communautaires sont des canaux supplémentaires, mais les coupures d’électricité, l’accès à Internet et les lacunes dans les données limitent leur portée. Suivez les alertes officielles, quittez les lieux menacés lorsqu’on vous le demande et respectez les consignes locales. La NDMA déconseille aussi de construire dans les cours d’eau et de jeter des déchets dans les canaux de drainage. Lors d’une intervention d’urgence, la NDMA peut activer les plans d’inondation, les équipes d’évaluation et de cartographie, les comités des comtés et des districts, les émissions d’urgence, les stocks de fournitures, les espaces sûrs et les dispositifs de recherche et de sauvetage. Selon l’événement, les Forces armées du Libéria, la police nationale du Libéria, le service national d’incendie du Libéria, les ministères concernés, la Société des eaux et des égouts du Libéria, la Société nationale de la Croix-Rouge du Libéria et des partenaires des Nations Unies peuvent coordonner leurs actions. Les procédures prévoient un bilan des conséquences dans les 24 heures, tandis que les équipes d’intervention rapide de la Croix-Rouge peuvent généralement être mobilisées dans les 48 heures. Appelez le 911 pour la police nationale du Libéria, le 114 pour le service national d’incendie du Libéria et le 1959 ou le 1155 pour la Société nationale de la Croix-Rouge du Libéria. Les dispositifs nationaux disponibles ne prévoient pas de numéro général distinct pour les catastrophes. L’évacuation et les abris temporaires dépendent de l’événement et du lieu. Les plans officiels prévoient des évacuations temporaires, des exercices, une coordination d’urgence et l’enregistrement des personnes recevant une aide, mais aucun registre public national confirmé des abris permanents ou des sites d’évacuation n’existe. Lors des inondations de 2024, environ 51 000 personnes dans 10 000 ménages ont été touchées ; huit sites d’hébergement temporaire se trouvaient à Monrovia et dans les environs, et certaines personnes dans les comtés de Grand Cape Mount et de Bong ont été hébergées par des proches. Plusieurs milliers de personnes ont été temporairement déplacées à Monrovia en juillet 2026 et des espaces sûrs ont été identifiés. La Société nationale de la Croix-Rouge du Libéria apporte, par ses sections de comté, ses antennes, ses bénévoles et ses équipes d’action communautaire, un soutien pour les abris, l’eau et l’assainissement, les biens essentiels, les premiers secours, les moyens de subsistance, l’aide en espèces et le rétablissement des liens familiaux. L’aide n’est pas un droit automatique : l’accès dépend généralement des évaluations des sections locales, de la NDMA ou des comtés et des ressources disponibles pour les programmes. Les groupes prioritaires comprennent les ménages dirigés par une femme, les personnes handicapées, les personnes âgées, les femmes enceintes ou allaitantes et les ménages avec des enfants de moins de cinq ans. Le soutien au relèvement varie selon le projet et les besoins évalués. Il peut comprendre une aide en espèces, la réparation d’abris, des travaux sur l’eau et l’assainissement, des intrants agricoles, un soutien aux moyens de subsistance et des formations. Des programmes récents ont fourni 19 pompes à main, deux châteaux d’eau solaires, remis en état 36 installations d’approvisionnement en eau dans 11 communautés, et distribué des semences, des outils et une formation à 200 agriculteurs. Le cadre disponible n’établit ni régime national garanti d’indemnisation publique ni délai standard pour l’aide. Les inondations peuvent endommager les routes, le drainage, les systèmes d’eau et d’assainissement, l’électricité, les connexions Internet, les logements, les écoles et les établissements de santé ou d’enseignement. Le Grand Monrovia dispose d’informations plus détaillées sur les risques d’inondation côtière, pluviale, fluviale et combinée, avec des estimations des aléas et des pertes pour des périodes de retour de 1 à 50 ans ; les mêmes détails ne sont pas disponibles à l’échelle nationale. Les informations disponibles n’établissent pas de système national complet de codes du bâtiment et de normes relatives aux matériaux ; le drainage, l’aménagement du territoire, la protection des côtes et des rivières, les routes résilientes, les réseaux d’eau, l’électricité et les télécommunications restent donc des besoins essentiels de réduction des risques.
Catastrophes au Libéria
Au Libéria, les inondations, les tempêtes et les vents violents sont les principales catastrophes, mais l’érosion côtière, les glissements de terrain, les feux de forêt, la sécheresse et les chaleurs extrêmes présentent aussi de graves risques. L’Agence nationale de gestion des catastrophes du Libéria (National Disaster Management Agency, NDMA) coordonne la préparation, les interventions d’urgence et le relèvement à l’échelle nationale, des comtés, des districts, des chefferies et des communautés. Les alertes officielles proviennent principalement du Service météorologique du Libéria et du ministère des Transports, tandis que l’aide concrète dépend des évaluations locales, des capacités disponibles et des partenaires humanitaires. En cas d’urgence, appelez la police nationale du Libéria au 911 ou le service national d’incendie du Libéria au 114 ; la Société nationale de la Croix-Rouge du Libéria est joignable au 1959 ou au 1155.
Conseil
Au Libéria, préparez-vous en tenant compte de plusieurs niveaux de risques : les coupures d’électricité, les lacunes d’accès à Internet et les données manquantes peuvent interrompre les alertes, tandis que l’hébergement et l’aide ne sont pas garantis dans tout le pays. Donnez la priorité aux aléas qui concernent votre région, enregistrez les contacts d’urgence et repérez le canal de l’autorité locale ou de la Croix-Rouge auquel adresser une demande d’évaluation. En cas d’urgence, suivez les consignes d’évacuation propres à l’événement au lieu d’attendre un registre permanent des abris ou une indemnisation garantie.

