Le Lesotho fait partie du paysage du Maloti-Drakensberg et joue le rôle de château d’eau régional, car ses hautes terres alimentent les régions situées en aval. Les prairies constituent le biome dominant, tandis que les habitats alpins et subalpins comprennent des tourbières et des zones humides qui stockent et filtrent l’eau, fournissent des pâturages ainsi que des plantes médicinales et des herbes de toiture. Les boisements indigènes sont rares localement. Les dongas, profondes ravines dues à l’érosion, témoignent de la perte des sols et d’une mauvaise gestion des terres. Le réseau officiel des aires protégées comprend le parc national et site du patrimoine mondial de Sehlabathebe, le parc national de Ts’ehlanyane, la réserve naturelle de Bokong, le site de la grotte et du patrimoine culturel de Liphofung, la réserve naturelle de Masitise et la zone humide de Lets’eng-la-Letsie. Située dans le district de Quthing, Lets’eng-la-Letsie est le seul site Ramsar du Lesotho, c’est-à-dire une zone humide reconnue au titre de la Convention de Ramsar, et couvre 434 hectares. Sehlabathebe couvre environ 6 500 hectares, à une altitude d’environ 2 200 à 2 600 mètres, et abrite de vastes zones humides de bassin versant. Les rapports officiels sur la biodiversité ont indiqué que les aires protégées couvrent moins de 1 % du territoire ; des extensions proposées et des zones de ressources gérées peuvent modifier la situation concrète à mesure que leur statut évolue. Le Département de l’environnement, au sein du ministère de l’Environnement et des Forêts, intervient dans la conservation de la biodiversité, la planification environnementale, l’évaluation des incidences sur l’environnement, l’éducation, les données et les accords internationaux sur l’environnement. Lesotho Northern Parks Management et les plans de gestion propres aux parcs soutiennent l’administration des aires protégées. Les conseils communautaires et les autorités traditionnelles jouent un rôle central dans la gestion des terres et des pâturages. Les zones de gestion des parcours, ou RMA, offrent un cadre de gestion des pâturages collectifs, tandis que ReNOKA soutient la gestion intégrée des bassins versants. Parmi les espèces remarquables figurent le vairon endémique des Maloti, Pseudobarbus quathlambae, indicateur de la qualité des eaux de montagne ; le lis de Sehlabathebe ; Aloe polyphylla, la fleur nationale endémique du Lesotho ; et Glumicalyx lesuticus. Les vautours du Cap, les vautours barbus, les grues bleues et les grues caronculées font aussi partie de la flore et de la faune des montagnes, qui comprennent des mammifères, des oiseaux, des reptiles, des amphibiens et des poissons. Les données sur l’abondance et la répartition restent incomplètes pour plusieurs groupes. L’élevage est l’usage dominant des pâturages. Les habitants utilisent aussi les plantes sauvages et médicinales, les plantes et fruits comestibles, les herbes de toiture, le bois de chauffage, les poteaux de construction, les matériaux d’artisanat, la pêche et les boisements forestiers. Le surpâturage et une gestion insuffisante des parcours peuvent aggraver l’érosion, la propagation d’espèces envahissantes et la perte de biodiversité. Les zones humides subissent la pression du chargement excessif en bétail, de l’accès libre, de l’érosion et de l’exploitation excessive des ressources, notamment lorsque le pâturage, la collecte d’herbes de toiture, les besoins en eau et la conservation se chevauchent. Les visiteurs peuvent pratiquer la randonnée, l’équitation, la visite de cascades, l’observation des oiseaux et le tourisme de nature dans les parcs et réserves désignés, sous réserve des règles locales. La collecte de plantes sauvages, la détention ou l’exportation d’animaux sauvages et les activités similaires peuvent nécessiter des permis du Département de l’environnement. Une évaluation des incidences sur l’environnement, couramment abrégée EIE, est requise pour les projets d’aménagement susceptibles d’avoir des effets importants sur l’environnement. Les droits d’entrée, frais de permis, coûts d’hébergement et de guide varient ; ils doivent être confirmés auprès du parc ou de l’autorité compétente. La Constitution reconnaît le droit à un environnement propre et sain. Les visiteurs doivent respecter les règles des parcs, éviter les collectes et les feux non autorisés et ne pas déranger la faune. Les promoteurs doivent obtenir une autorisation environnementale lorsque la procédure applicable l’exige. La planification de la conservation met également l’accent sur la participation communautaire, les savoirs traditionnels et le partage équitable des bénéfices. Le National Environment Act No. 10 of 2008 et le Historical Monuments, Relics, Fauna and Flora Act No. 41 of 1967 font partie du cadre juridique, tandis que la Stratégie et le Plan d’action nationaux pour la biodiversité III couvrent la période 2025–2030. Les risques naturels du Lesotho comprennent la sécheresse, les pluies irrégulières ou extrêmes, les crues soudaines, les glissements de terrain, les éboulements, le gel, la grêle, les vents violents, les fortes chutes de neige et les incendies. Ces aléas affectent les habitats, les ressources en eau, les pâturages et la survie des espèces. Lesotho Meteorological Services publie des prévisions saisonnières et des bulletins météorologiques agricoles à plus court terme ; le Département de l’environnement, les écoles, les communautés et les détenteurs de savoirs — notamment les guérisseurs traditionnels, les éleveurs et les artisans — participent à l’éducation, à la recherche et au suivi environnementaux. Les conflits liés à la conservation portent souvent sur le pâturage, l’utilisation des zones humides, la récolte de plantes, les incendies, le tourisme, les infrastructures, la pollution, les espèces envahissantes, la fragmentation des habitats et les interactions entre humains et faune.
La nature au Lesotho
L’environnement naturel du Lesotho comprend les basses terres, les contreforts, la vallée du Senqu et les hauts massifs montagneux, façonnés par les prairies, les zones humides et les habitats alpins. Ces paysages contribuent au stockage de l’eau, au pâturage du bétail, à la disponibilité de plantes médicinales, à la faune et au tourisme. La protection de la nature passe par les parcs nationaux, les réserves, les pâturages gérés par les communautés et les contrôles environnementaux des projets d’aménagement. La sécheresse, l’érosion, les incendies, les espèces envahissantes et les pressions exercées sur les zones humides constituent des risques majeurs pour les écosystèmes et les moyens de subsistance.
Conseil
Adaptez votre activité au type de milieu naturel concerné au Lesotho et vérifiez l’accès, les permis, les règles locales et les effets environnementaux avant d’engager des ressources. Utilisez les parcs désignés pour les loisirs, associez les communautés et les autorités traditionnelles à l’utilisation des pâturages ou des zones humides, et considérez la collecte de plantes, les activités liées à la faune et les projets d’aménagement comme potentiellement réglementés. Les prévisions météo et l’état du site doivent guider les plans de pâturage, de déplacement, de prévention des incendies et de travail en plein air.

