Une norme professionnelle décrit l’objectif d’une profession, ses fonctions principales, ses activités, ses exigences de performance, les connaissances et compétences requises ainsi que les conditions de travail. Les institutions publiques utilisent également des descriptions de poste qui précisent la mission, les responsabilités et les exigences propres à un emploi. Le Kosovo applique le Cadre national des qualifications, appelé localement NQF ou KKK, avec des niveaux de qualification de 1 à 8. L’enseignement formel, l’enseignement et la formation professionnels, l’apprentissage non formel et l’apprentissage informel pertinent peuvent contribuer à une qualification. La reconnaissance des acquis, appelée RPL ou NJMP, est évaluée par des organismes agréés par l’Autorité nationale des qualifications, également appelée NQA ou AKK. Les voies d’accès comprennent les écoles professionnelles, les modules pratiques, les ateliers, l’apprentissage en milieu de travail, l’enseignement supérieur, la formation professionnelle continue, la formation auprès d’employeurs et les cours proposés par l’Agence pour l’emploi de la République du Kosovo, appelée APRK. L’APRK gère huit centres de formation professionnelle, ou QAP. En 2024, ces centres ont formé 2,104 participants dans des domaines tels que l’installation électrique, la réparation de véhicules, la comptabilité, la cuisine, l’installation de chauffage, la coiffure, l’informatique, la construction, la plomberie, la boulangerie et le travail des métaux. Certains programmes associent la formation en QAP à un apprentissage en entreprise et délivrent un certificat à la fin. L’offre varie selon la région et le prestataire. Une profession non réglementée ne fait pas l’objet d’une licence professionnelle nationale unique applicable à tous les employeurs. L’entreprise définit généralement les études, compétences et expériences requises pour le poste. Une profession réglementée est différente : la loi sectorielle peut exiger une qualification déterminée, une expérience pratique, un examen d’État ou professionnel, une inscription auprès d’un ordre professionnel ou une licence. Le ministère de l’Éducation, des Sciences, de la Technologie et de l’Innovation, la NQA, l’APRK, les ministères sectoriels, les ordres professionnels et les institutions publiques ont des responsabilités distinctes. La liste du MASHTI datée du 16 janvier 2025 recense 158 professions réglementées, avec les autorités compétentes et leurs fondements juridiques. Le Centre des professions réglementées soutient la supervision des politiques, la planification des examens d’État, la certification des résultats et la tenue des dossiers des candidats. Les professions de santé peuvent impliquer le ministère de la Santé, les ordres professionnels, des exigences d’exercice, des examens et l’octroi de licences. Les licences d’architecture et d’ingénierie relèvent de la loi 08/L-012 et comprennent les catégories A et B ; l’ordre compétent prend en charge l’inscription et les licences, y compris la reconnaissance des licences étrangères. Les postes de la fonction publique font l’objet d’un concours et sont répartis entre la haute, la moyenne et la basse gestion, les catégories professionnelles et les autres catégories. La catégorie professionnelle comprend quatre classes, dont les exigences sont définies par les règles de classification applicables. Les conditions d’emploi sont régies par la loi du travail du Kosovo dans les secteurs privé et public, y compris pour l’emploi de travailleurs étrangers. Les contrats écrits peuvent être à durée indéterminée, à durée déterminée ou conclus pour une tâche précise. Un contrat à durée déterminée peut durer jusqu’à 10 ans, tandis qu’un contrat pour une tâche précise peut durer jusqu’à 120 jours sur une année. Les employeurs doivent inscrire les salariés aux régimes fiscaux et de retraite et respecter les règles relatives à l’égalité de traitement, au travail forcé, à la sécurité au travail et aux travaux dangereux. Les salariés ont droit à une rémunération, à des congés, à leur inscription aux régimes sociaux et de retraite, à l’égalité des chances et à des conditions sûres. Leurs obligations découlent du contrat et de la loi applicable. Les conventions collectives et les actes internes peuvent améliorer les conditions légales. Il n’existe pas de barème général de rémunération propre à chaque profession. Les qualifications étrangères de l’enseignement supérieur ou professionnelles correspondant aux niveaux 5 à 8 sont principalement évaluées par NARIC Kosova. Une profession réglementée peut aussi exiger une reconnaissance par l’autorité sectorielle compétente ; les dossiers de santé peuvent nécessiter une équivalence ou une nostrification. Des traductions certifiées, une notarisation et des frais administratifs peuvent être exigés, ainsi qu’une preuve dans une langue officielle. Le Kosovo n’a pas de système unique de frais et de délais pour toutes les professions : les coûts et la durée des QAP dépendent du prestataire, tandis que ceux liés à la reconnaissance d’une profession réglementée dépendent de l’autorité responsable. Le service d’information de coordination des services publics, appelé PSC/PVK, et l’autorité compétente peuvent confirmer les exigences en vigueur. L’emploi commence généralement à 18 ans. Les jeunes de 15 à 17 ans ne peuvent effectuer que des travaux légers et non dangereux, conformément aux règles applicables. Le développement professionnel peut comprendre le conseil et l’établissement de profils par l’APRK, une formation supplémentaire en QAP, une reconversion, une progression dans le NQF, la reconnaissance des acquis et la formation continue exigée pour le renouvellement d’une licence. Les vérifications les plus utiles portent sur le profil des tâches, la qualification requise, l’autorité d’octroi des licences, la procédure de reconnaissance, l’offre régionale, les conditions du contrat et les règles de sécurité au travail.
Les professions au Kosovo
Les professions au Kosovo couvrent la gestion, les services professionnels, les métiers, l’agriculture, l’industrie manufacturière, la construction, les transports, l’éducation, la santé, l’administration publique et d’autres secteurs. L’accès peut dépendre d’un employeur, d’une qualification, d’une expérience pratique ou d’une licence. Les professions non réglementées sont généralement soumises aux exigences de chaque employeur, tandis que les professions réglementées relèvent de lois sectorielles et peuvent nécessiter un examen, une inscription ou une licence professionnelle.
Conseil
Procédez par étapes dans votre choix professionnel : définissez le travail concret, déterminez s’il est réglementé et faites correspondre la qualification et la voie d’accès. Envisagez les formations de l’APRK ou des QAP, l’apprentissage auprès d’un employeur ou la reconnaissance des acquis lorsque ces options correspondent à vos compétences et au poste visé. Ne considérez pas un certificat de cours, un intitulé de poste ou une qualification étrangère comme une autorisation d’exercer une profession réglementée.

