Les relations familiales au Kiribati comprennent couramment la parenté élargie et les foyers multigénérationnels. Le recensement de 2020 fait état, dans les ménages, de conjoints, d’enfants, de parents, de frères et sœurs, d’autres proches et de gendres ou belles-filles. Des enfants peuvent quitter les îles périphériques pour South Tarawa afin d’y étudier ou de travailler et vivre chez des proches. Une étude de référence de 2008 indiquait que 25 % des adultes avaient un enfant biologique vivant hors de leur foyer, et les migrations liées au climat ou au travail peuvent accroître la séparation et les responsabilités de prise en charge. L’enregistrement des mariages relève du ministère de la Justice et du registraire général ; le principal service se trouve à Bairiki. L’ordonnance sur le mariage et la loi modificative de 2002 fixent l’âge minimal du mariage à 18 ans. Une personne de moins de 21 ans qui n’est pas veuve doit généralement obtenir le consentement écrit de ses deux parents ou de son tuteur ; le registraire général ne peut remplacer ce consentement que dans des circonstances strictement définies. Les mariages coutumiers et religieux, ainsi que la cohabitation, peuvent être reconnus comme relations domestiques aux fins de protection familiale, même si l’enregistrement civil est distinct. Les parents et les membres de la famille assument le premier rôle dans la protection et le bien-être des enfants. Ils doivent notamment assurer la nourriture, le logement, les vêtements, la vaccination, les soins médicaux et le soutien au développement. Un parent, un enfant ou un jeune peut demander l’aide d’un agent de protection sociale. Les familles, les communautés, les organismes publics, les organisations non gouvernementales, les églises, les organisations confessionnelles et les responsables communautaires peuvent contribuer à la prévention, au soutien et à l’intervention précoce. Un problème concernant la sécurité d’un enfant peut être signalé au directeur, à un agent de protection sociale ou au service de police de Kiribati. Le signalement peut être anonyme et la loi protège les personnes qui signalent des préoccupations. La police doit assurer la sécurité immédiate et informer l’autorité de protection sociale compétente. En cas de danger immédiat, les agents de protection sociale et la police peuvent placer un enfant dans un lieu sûr, et un tribunal peut rendre une ordonnance de prise en charge et de protection. Une pension alimentaire provisoire peut être disponible. Le juriste du peuple peut aider à assurer la représentation indépendante d’un enfant, sous réserve de l’accès au service et de ses capacités. La loi Te Rau N Te Mwenga, aussi appelée loi sur la paix familiale, couvre les relations domestiques, notamment les mariages légaux, coutumiers et religieux, la cohabitation, la parentalité partagée, les relations d’adoption, les fiançailles ou la fréquentation amoureuse, la résidence commune et la dépendance durable pour les soins au sein d’un même foyer. Elle couvre les violences physiques, sexuelles, verbales, émotionnelles, psychologiques et économiques, qu’il s’agisse d’un acte isolé ou d’un comportement répété. Le tribunal de première instance siège dans tout le pays pour les demandes de protection. Une ordonnance de protection d’urgence peut être rendue le jour même et durer jusqu’à 28 jours ; une ordonnance de protection temporaire peut durer jusqu’à 90 jours. Une ordonnance de sécurité policière peut exiger la remise d’armes et le départ d’une personne du domicile. Lorsque les preuves sont suffisantes, la police doit engager des poursuites et ne doit pas pousser la personne plaignante à la réconciliation. SafeNet, le centre de soutien aux femmes et aux enfants de Kiribati et d’autres services peuvent proposer des renseignements, un hébergement, des soins médicaux et du conseil. Les transitions familiales peuvent nécessiter des arrangements temporaires de garde, de droit de visite ou de protection. La loi de 2013 sur le bien-être des enfants, des jeunes et des familles permet à un enfant de retourner auprès de ses parents si un accord suffisant existe, mais les recherches disponibles n’établissent pas de procédure complète et actuelle pour le divorce et la pension alimentaire. Aucune loi autochtone sur l’adoption n’a été clairement attestée au Kiribati : la loi britannique de 1958 sur l’adoption, adaptée au pays, s’applique, et seules les personnes domiciliées au Kiribati peuvent adopter des orphelins kiribatiens selon les règles pertinentes. La Haute Cour est compétente. Le juriste du peuple ou le procureur général peut constituer une voie d’accès à l’aide, mais les organismes d’adoption, les coûts et les délais de traitement ne sont pas publiés. Les familles et les communautés restent les principales responsables des proches à charge. Les prestations officielles liées au handicap et à la famille sont fragmentées. Selon l’UNICEF, 21 % de la population totale percevait au moins une prestation ; les chiffres disponibles indiquaient que 1 % des enfants recevaient une protection sociale, que 1 % des enfants ou ménages recevaient une prestation monétaire pour enfant et que 16 % des personnes en situation de pauvreté recevaient une prestation d’assistance sociale en espèces. Les données sur les prestations monétaires pour les nouveau-nés et les prestations pour handicap grave étaient indisponibles ; il ne faut donc pas présumer l’existence d’une allocation familiale universelle. Le ministère de la Justice et le registraire général gèrent l’enregistrement civil des naissances, décès et mariages. Les certificats sont délivrés à Bairiki, et les recherches disponibles indiquent un tarif de 5 sans préciser clairement la devise ni si les modalités diffèrent dans les îles éloignées. En 2021, l’enregistrement des naissances concernait 92 % des enfants de moins de cinq ans. Aucune aide nationale pour les funérailles ou le deuil n’est directement attestée ; les familles s’appuient généralement sur leurs proches, les communautés, les groupes confessionnels et les structures de protection sociale. Les besoins familiaux sont particulièrement importants lorsque la violence, la pauvreté, l’éducation, la nutrition, la prise en charge ou la distance entre les îles créent des difficultés. Des chiffres issus d’enquêtes indiquaient des châtiments violents pour 92 % des enfants âgés de 1 à 14 ans en 2019, des violences conjugales vécues par 25 % des femmes et filles âgées de 15 ans ou plus ayant déjà eu un partenaire en 2018, un mariage avant l’âge de 18 ans pour 18 % des femmes de 20 à 24 ans en 2019, et une pauvreté multidimensionnelle touchant 24 % des enfants en 2023–2024. Ces chiffres correspondent aux années d’enquête indiquées et ne doivent pas être interprétés comme des taux de prévalence actuels. Les services officiels sont légalement disponibles dans tout le pays, mais le transport, les effectifs et la portée des services peuvent retarder l’accès dans les îles périphériques.
Famille au Kiribati
La vie familiale au Kiribati comprend le mariage, l’éducation des enfants, la prise en charge par la parenté, le soutien aux proches à charge, la protection contre la violence et les transitions familiales comme la séparation ou le décès. Les familles s’appuient souvent sur leurs proches, les communautés, les églises et les services locaux, en complément des systèmes publics. L’accès aux services peut varier entre South Tarawa et les îles périphériques.
Conseil
Au Kiribati, considérez le soutien familial comme une combinaison de proches, de réseaux communautaires et de services officiels plutôt que de compter sur un prestataire ou une prestation universels. En cas de violence ou de préoccupation concernant la protection d’un enfant, donnez la priorité à la sécurité et confirmez le bureau compétent, les documents nécessaires, les frais et les modalités de déplacement avant de compter sur un service. Une planification supplémentaire est nécessaire lorsque des enfants ou des proches à charge vivent loin de leur foyer habituel ou dans une île périphérique.

