Le Kiribati comprend 32 atolls et îles coralliennes, ainsi que Banaba ; ils sont regroupés dans les îles Gilbert, Phœnix et de la Ligne et d’autres zones insulaires. À South Tarawa et Kiritimati, les achats alimentaires et les repas pris hors du domicile sont plus fréquents, tandis que de nombreux ménages des îles périphériques dépendent davantage de la pêche, de la production domestique, de l’élevage, des dons et des échanges. Parmi les aliments locaux courants figurent la noix de coco, le fruit à pain, le pandanus, la citrouille, la papaye, les bananes et le taro des marais, appelé te bwabwai localement. Le poisson et les autres produits de la mer constituent une importante source de protéines ; certains ménages élèvent aussi des poulets ou des porcs. Les importations, notamment de riz, farine, sucre, huile de cuisson, nouilles, pain, viande en conserve et poulet congelé, contribuent à approvisionner les endroits où la production locale ne suffit pas. Les magasins, hébergements, vendeurs alimentaires informels, bars à kava et fêtes communautaires fournissent aussi de la nourriture hors du domicile, mais les îles périphériques ont généralement un approvisionnement moins stable et moins de choix. Les repas pris hors du domicile fournissent environ 18 % de l’apport énergétique national : le déjeuner en représente environ 8,8 %, le dîner 2,8 %, le petit-déjeuner 2,1 % et les collations 1,3 %. Selon l’enquête sur les revenus et dépenses des ménages du Kiribati 2023–2024, la consommation annuelle moyenne des ménages en aliments et boissons non alcoolisées était d’environ 8 490 AUD, y compris les achats en espèces, la production domestique, les dons et les échanges. La dépense alimentaire moyenne était d’environ 2,40 AUD pour 1 000 kilocalories, avec des coûts urbains environ 8 % plus élevés et des coûts nettement supérieurs dans les îles de la Ligne et Phœnix. La même enquête a relevé un apport moyen d’environ 2 820 kilocalories par personne et par jour : les céréales représentaient 334,1 grammes, les poissons et crustacés 158,5 grammes, les légumes 52,6 grammes, les fruits 51,4 grammes et le sucre ou les confiseries 122,7 grammes. Le riz fournissait environ 31 % de l’énergie et le sucre 13,7 % ; les glucides représentaient 67 %, les matières grasses 20 % et les protéines 13 %. Le sucre fournissait environ 17 % de l’énergie, tandis que les fruits et légumes réunis représentaient environ 100 grammes par personne et par jour. Ces chiffres décrivent des tendances de population issues de l’enquête et ne constituent pas des conseils médicaux individuels. Te botaki est un repas de fête pouvant comprendre du poisson, des produits de la mer, du homard, du porc, de la noix de coco, du fruit à pain, du pandanus et du taro ; le porc revêt une forte valeur symbolique lors des grandes fêtes. Te karewe désigne la sève fraîche du cocotier, kamaimai la sève de coco concentrée, et beneka le vinaigre de noix de coco. Le rôtissage traditionnel, la préparation d’aliments frais, la fermentation, la fabrication de vinaigre et d’autres méthodes de conservation restent utiles, car la longue traversée maritime et les approvisionnements irréguliers peuvent affecter la qualité et la disponibilité. La production, la transformation, la distribution et l’importation commerciales de denrées alimentaires sont régies par la loi de 2006 sur la sécurité alimentaire et le règlement et les normes alimentaires de 2014. L’exploitant d’une entreprise alimentaire assume la responsabilité première de la sécurité ; les importateurs doivent conserver les documents justificatifs et les étiquettes en anglais ou en kiribatien doivent indiquer les ingrédients, la quantité, le fabricant ou l’importateur et la date de durabilité minimale. Les agents de santé environnementale du MHMS, la division de l’agriculture et de l’élevage du MELAD, l’unité de quarantaine et de biosécurité, le ministère chargé de la pêche, le ministère du Commerce et de l’Industrie et des Coopératives, les conseils insulaires et les forces de l’ordre partagent les responsabilités connexes. La production et la préparation alimentaires dans les foyers privés ne relèvent pas du champ principal de ces règles commerciales, tandis que les vendeurs informels sont plus difficiles à contrôler. Le système alimentaire du Kiribati est également confronté à la sécheresse, à l’intrusion d’eau salée, à la faible qualité des sols, à la superficie limitée des terres et à une forte dépendance aux transports. La stratégie agricole 2020–2030 soutient la diversité des cultures, l’agroforesterie, les variétés résistantes à la sécheresse, les jardins familiaux, le compostage, la conservation des sols et de l’eau ainsi que les réservoirs d’eau. La division des pêches côtières et les conseils insulaires soutiennent l’utilisation durable des ressources, le suivi et l’application des règles, tandis que la transformation locale du thon peut renforcer l’approvisionnement alimentaire à South Tarawa, Makin et Nikunau.
Alimentation au Kiribati
L’alimentation au Kiribati repose sur la pêche, les cultures locales, l’élevage, la production familiale, les importations et les repas pris hors du domicile. Le poisson et les produits de la mer occupent une place centrale, tandis que le riz, la farine, le sucre, les nouilles, le pain, la viande en conserve et le poulet congelé constituent une grande part des aliments importés. L’accès, les prix et le choix varient nettement entre South Tarawa, Kiritimati et les îles périphériques en raison des transports interinsulaires limités et coûteux.
Conseil
Au Kiribati, planifiez l’alimentation en fonction de la fiabilité de l’approvisionnement, du coût total et des possibilités de stockage, plutôt que du prix ou de la disponibilité d’un seul aliment à un instant donné. Dans la mesure du possible, combinez pêche, cultures ou élevage locaux et aliments de base importés, et prévoyez une solution de rechange en cas de retard de transport ou de choix limité dans les îles périphériques. Vérifiez les étiquettes et les dates des aliments emballés, et faites particulièrement attention aux achats auprès de vendeurs informels.

