Les risques de criminalité varient selon les lieux et les situations. À Bichkek, au bazar d’Och, dans les marchés, les grands magasins, les cybercafés, les transports publics, les parcs et les lieux de vie nocturne, faites particulièrement attention aux pickpockets, aux vols de sacs, aux agressions et au vol de véhicules. La nuit, utilisez si possible un taxi réservé à l’avance ou agréé. Dissimulez vos objets de valeur et répartissez-les, évitez de porter de grosses sommes en espèces, achetez vos propres boissons, gardez-les en vue et refusez les offres non sollicitées. Munissez-vous de votre passeport, d’une pièce d’identité ou d’une copie notariée, car la police locale peut sanctionner une personne qui ne peut présenter de pièce d’identité. Le Comité national de statistique a recensé environ 41 961 infractions au Kirghizistan en 2023 : quelque 17 830 vols, 8 820 cas de fraude, 1 870 actes de hooliganisme, 1 371 infractions liées aux drogues, 155 meurtres, 268 viols et 137 vols avec violence. Environ 5 000 affaires ont été classées comme graves ou particulièrement graves ; le taux de criminalité enregistré était d’environ 852 infractions pour 100 000 personnes âgées de 14 ans ou plus. Ces chiffres décrivent les affaires enregistrées. Les modifications du Code pénal en 2019 et 2021 limitent les comparaisons directes sur toute la période de 2019 à 2023. En cas de danger immédiat, appelez le 102 pour joindre le ministère de l’Intérieur et la милиция, ou le 112, numéro d’urgence unifié gratuit pour la police, les soins médicaux, les pompiers et les services de catastrophe. Une plainte pénale peut être déposée oralement ou par écrit auprès de l’ОВД territorial, l’organisme local des affaires intérieures. L’autorité a normalement besoin de l’identité et de l’adresse du plaignant. Selon la procédure documentée, une plainte pénale anonyme n’est pas inscrite au registre unifié des crimes (Единый реестр преступлений). La procédure habituelle comprend le signalement, l’enregistrement, un examen initial, une enquête, puis éventuellement la transmission au procureur et au tribunal. Consignez l’heure et le lieu, conservez les photos, messages, URL, données de transaction et coordonnées des témoins et demandez un reçu ou un compte rendu écrit. Ne versez pas d’argent directement à un policier. Si une interaction avec la police devient pertinente, notez le nom de l’agent, son numéro de service et son lieu d’affectation. Le parquet général (Генеральная прокуратура) accepte les plaintes électroniques, mais les demandes anonymes peuvent ne pas être traitées par la suite. Les sources examinées n’établissent pas l’existence d’un portail officiel national de signalement des crimes en ligne. Les escroqueries numériques comprennent les arnaques téléphoniques, les faux prix envoyés par messagerie, les faux investissements et les systèmes pyramidaux, ainsi que les arnaques amoureuses, aux transferts d’argent, à l’emploi, aux permis, aux loteries et aux héritages, ou se faisant passer pour les autorités. Les escrocs peuvent exercer des pressions pour obtenir des codes à usage unique, des mots de passe ou des identifiants de compte. Mettez fin à l’échange, ne communiquez jamais ces identifiants, contactez immédiatement la banque ou le prestataire pour bloquer le compte, conservez l’appareil, les conversations, les URL et les paiements, puis signalez les faits au 102 ou à l’ОВД compétent. Les sources attestent l’existence de mesures de prévention de la cybercriminalité du ministère de l’Intérieur, de la Direction principale de la lutte contre la criminalité et de cyberbénévoles, mais ne confirment pas l’existence d’un canal distinct de signalement direct de la cybercriminalité. La violence familiale constitue un enjeu majeur de sécurité. En 2023, les autorités ont enregistré 13 104 affaires de violence familiale concernant 11 159 personnes, dont 10 884 femmes, 275 hommes et 198 mineurs. Elles ont délivré 11 357 ordonnances de protection. Selon la procédure en vigueur, une ordonnance est délivrée dans les 24 heures, d’abord pour trois jours, et peut être prolongée à la demande de la personne concernée jusqu’à 30 jours. Elle peut interdire les violences et les contacts directs ou indirects ; son non-respect peut entraîner des sanctions. Les personnes concernées peuvent solliciter un refuge d’État ou municipal, un accompagnement psychosocial et une décision de justice prévoyant l’éloignement temporaire ou des restrictions de contact. Vérifiez la forme actuelle et les modalités locales auprès de l’autorité compétente. Pour un enfant de moins de 14 ans ou une personne privée de capacité juridique, un représentant légal, les services de protection de l’enfance ou un inspecteur de la jeunesse peuvent demander une prolongation. Le ministère du Travail, de la Sécurité sociale et des Migrations gère la ligne nationale gratuite, confidentielle et anonyme 5200, accessible 24 heures sur 24 pour les violences familiales et la traite des êtres humains. Elle peut fournir ou organiser un soutien psychologique, social, juridique et médical ainsi qu’un hébergement sûr. Les centres de crise et les refuges peuvent être gérés par l’État, les municipalités ou des ONG ; leur disponibilité et leur soutien linguistique varient selon les régions. Une résolution gouvernementale de 2026 prévoit une coordination entre institutions et une aide à guichet unique. Selon le bilan officiel de 2025, le Kirghizistan comptait 16 centres de crise, dont 10 disposant d’un hébergement protégé. Les enfants peuvent appeler gratuitement, 24 heures sur 24, la ligne nationale 111. Les psychologues consignent le signalement et l’orientent vers les services de protection de l’enfance ou d’autres autorités. En 2023, les autorités ont enregistré 1 832 infractions commises contre des enfants, dont 160 cas de viol. Elles ont aussi identifié 1 552 enfants âgés de 14 à 17 ans comme participants à des infractions : les vols représentaient 49,2 %, les appropriations frauduleuses de biens 16,9 % et le hooliganisme 10,4 %. Les signalements de violences contre des enfants devraient être rapidement inscrits au registre unifié des crimes, conformément à la procédure du ministère de l’Intérieur. Les évaluations générales des risques de déplacement recommandent une prudence habituelle au Kirghizistan, tandis que les faux agents, l’extorsion, les attaques nocturnes, le versement de substances dans les boissons et les agressions sexuelles constituent des risques particuliers. Les conditions de sécurité locales près de Batken et lors de manifestations doivent faire l’objet d’une évaluation distincte et ne pas être assimilées aux statistiques ordinaires de criminalité.
Criminalité au Kirghizistan
La criminalité au Kirghizistan comprend les vols, les fraudes, les violences familiales, les escroqueries numériques, les agressions et d’autres actes menaçant les personnes ou les biens. En 2023, les autorités ont enregistré environ 41 961 infractions, dont 17 830 vols et 8 820 cas de fraude. Ces statistiques portent sur les faits signalés aux autorités et non sur l’ensemble de la criminalité.
Conseil
Face à la criminalité au Kirghizistan, procédez en deux temps : mettez-vous immédiatement en sécurité, puis préservez les preuves et faites un signalement traçable. Réduisez les risques courants dans les lieux fréquentés ou tard le soir, méfiez-vous des demandes numériques non sollicitées et appelez le 5200 ou le 111 lorsque les violences nécessitent un accompagnement en plus d’un appel d’urgence.

