En Islande, les amitiés se développent généralement grâce à des contacts répétés plutôt qu’au moyen d’un système formel. Les lieux de rencontre courants comprennent les íþróttafélög (clubs sportifs), les activités culturelles, les programmes municipaux de loisirs, le bénévolat, les lieux de travail, les écoles, les promenades et les communications en ligne. Les centres municipaux sociaux ou pour les jeunes appelés félagsmiðstöðvar, les activités de loisirs organisées appelées frístundastarf et les programmes de participation communautaire peuvent offrir des occasions de rencontrer des gens, mais ne garantissent pas une amitié. Les expressions islandaises désignant les visites entre amis, les amis au téléphone, les amis de promenade ou Hundavinir décrivent des formes pratiques de contacts sociaux réguliers, et non des catégories de relation juridique. Le Baromètre des médias et de la culture 2023 de Statistics Iceland, basé sur 1 371 personnes âgées de 16 ans et plus, a constaté que 71 % passaient du temps au moins une fois par mois avec des membres de leur famille, des proches ou des amis vivant hors de leur foyer, tandis que 34 % le faisaient chaque semaine. Cinq pour cent déclaraient n’avoir aucun contact de ce type, et 87 % de ces personnes étaient d’origine étrangère. Au cours de l’année précédente, 92 % avaient utilisé les réseaux sociaux et 94 % des utilisateurs s’en étaient servis pour communiquer avec des membres de leur famille, des amis ou des connaissances. Vingt-quatre pour cent avaient fait du bénévolat et 15 % accompli des tâches pour des organisations bénévoles. Le sport est une voie majeure de rencontre locale. ÍSÍ, la Fédération islandaise des sports et du Comité olympique, et UMFÍ relient un vaste réseau de clubs. Les chiffres rapportés font état d’environ 500 clubs sportifs ; UMFÍ répertorie 26 associations membres, 478 clubs et quelque 290 000 membres. Selon les statuts d’ÍSÍ, l’adhésion aux clubs est ouverte à tous et comprend des droits égaux pour les membres, notamment le droit de vote, sous réserve des règles du club. Les frais dépendent du club, de l’activité, de l’âge et de la fréquence. Des séances d’essai sont souvent gratuites. Les aides municipales concernent généralement des activités d’au moins dix semaines, mais leur montant et les âges admissibles varient selon la municipalité. À Reykjavík, la carte loisirs permet en 2026 de recevoir jusqu’à 75 000 ISK par an pour les enfants de 6 à 18 ans ayant leur résidence légale, pour les frais d’activités et d’exercice admissibles. En 2026 à Reykjavík, les ateliers pour les jeunes coûtaient 952 ou 1 909 ISK, et les programmes périscolaires pour les enfants de 6 à 9 ans entre 4 893 et 18 975 ISK par mois, hors coûts supplémentaires. Sous certaines conditions locales, une exonération est possible pour les frais des enfants nouvellement arrivés pendant trois mois au maximum au cours de l’année scolaire ou trois semaines l’été. Reykjavík compte 25 félagsmiðstöðvar, principalement pour les 10 à 16 ans, dont quatre offres spécialisées pour les enfants et jeunes en situation de handicap. YouthWorks accompagne à Reykjavík les jeunes de 13 à 18 ans confrontés à l’isolement social ou ayant peu de compétences sociales ; l’accès est organisé par un conseiller. La Croix-Rouge islandaise propose un service de visites entre amis, des amis au téléphone, des amis de promenade et des visites avec des chiens. La personne s’inscrit en fonction de ses besoins et souhaits ; la Croix-Rouge la met en relation avec un bénévole formé, selon des règles de confidentialité. Les appels entre amis ont généralement lieu une ou deux fois par semaine et durent environ 30 minutes. Selon le programme, les bénévoles ont généralement au moins 18 ans, et le soutien peut représenter environ une heure par semaine, trois heures deux fois par mois, ou durer six à douze mois. La Croix-Rouge organise aussi des activités sociales pour les réfugiés et les migrants à Reykjavík, Reykjanesbær et Akureyri, notamment des groupes de femmes et de jeunes, des activités de pratique de l’islandais, des loisirs et de participation sociale. Les activités organisées peuvent imposer des conditions d’âge, de résidence, de capacité ou de prestataire. En vertu de la loi no 40/1991, les municipalités sont responsables des services sociaux, notamment de la sécurité sociale et financière, de la prévention, des conseils et de l’aide. L’accès à un service public dépend particulièrement du domicile légal et des règles locales, et non du fait d’avoir une amitié. En Islande, l’amitié ne crée aucune obligation d’entretien, aucun droit successoral, aucun pouvoir de représentation ni aucun effet sur le droit de séjour. Les limites, le consentement et la confidentialité relèvent principalement de la sphère privée ; les clubs et programmes de bénévolat appliquent leurs propres statuts, règles de protection et exigences en matière de données personnelles. La scolarité primaire est obligatoire de 6 à 16 ans. Si un enfant ou un jeune est isolé, subit du harcèlement ou a du mal à nouer des relations sociales, l’école, la municipalité, un centre pour les jeunes ou un coordinateur local des services à l’enfance peuvent aider ; ce coordinateur est accessible localement aux enfants et aux jeunes jusqu’à 18 ans. Il n’existe pas de procédure formelle pour mettre fin à une amitié, ni de registre à supprimer. Les contacts peuvent cesser ou devenir moins fréquents dans la sphère privée. Si la fin des contacts entraîne isolement ou détresse, les services sociaux municipaux, une école, un coordinateur des services à l’enfance ou un programme d’inclusion sociale peuvent apporter un soutien.
L’amitié en Islande
En Islande, l’amitié est une relation personnelle, non romantique et librement choisie, entretenue par des contacts réciproques. Elle n’a ni statut juridique distinct, ni système d’enregistrement, ni procédure nationale pour mettre les personnes en relation ou mettre fin à l’amitié. Les gens se rencontrent souvent par le sport, les activités culturelles et municipales, le bénévolat, les centres d’intérêt communs et la communication numérique ; les possibilités, frais et soutiens locaux varient selon la municipalité et le prestataire.
Conseil
En Islande, la création d’amitiés dépend de contacts répétés et non d’un service garantissant une relation. Choisissez un cadre adapté au type de contact souhaité, au budget, à l’âge et aux conditions d’accès, puis participez assez régulièrement pour voir si les échanges deviennent réciproques. En cas d’isolement, de harcèlement ou de détresse, recherchez une aide ciblée ; ne comptez pas sur l’amitié comme protection juridique, financière ou liée au séjour.

