Les principaux risques de catastrophe en Islande sont l’activité volcanique et sismique, en particulier sur la péninsule de Reykjanes, les tempêtes hivernales récurrentes et les perturbations routières, les avalanches près des localités et des fjords exposés, ainsi que les crues provoquées par les rivières, la mer ou les débâcles glaciaires. Les débâcles glaciaires jökulhlaup sont des crues soudaines provenant des glaciers, particulièrement pertinentes au sud et à l’est du Vatnajökull. Les glissements de terrain et les chutes de pierres peuvent toucher des localités, des routes et des zones montagneuses ; les éruptions peuvent s’accompagner de cendres, de gaz toxiques, d’éclairs et de retombées de débris. L’Office météorologique islandais surveille la météo, les séismes, l’activité volcanique, les avalanches et d’autres aléas naturels. Il publie des alertes d’impact par code couleur, généralement valables jusqu’à cinq jours. Les prévisions nationales couvrent souvent trois à cinq jours, tandis que les informations plus précises par zone sont généralement disponibles un à deux jours à l’avance. La surveillance sismique et volcanique en temps réel permet une évaluation rapide ; depuis 2026, SeisComP est le principal système de surveillance des séismes de l’Office météorologique islandais. Les alertes peuvent être diffusées sur les sites officiels, à la radio et à la télévision, sur les réseaux sociaux et par d’autres canaux publics. Almannavarnir coordonne la protection civile dans tout le pays. L’Islande compte neuf districts de police et de protection civile ainsi que 21 comités de protection civile. Dans la zone touchée, les opérations sont dirigées par le chef de police local, tandis que le Centre national de coordination de crise assure la coordination nationale. Le numéro d’urgence Neyðarlínan 112 permet de joindre la police, les pompiers et les services ambulanciers ; il peut aussi dépêcher les garde-côtes, les équipes de recherche et de sauvetage ICE-SAR, la Croix-Rouge islandaise et d’autres intervenants. Un appel, un chat en ligne ou un message dans l’application du 112 doit préciser le lieu exact, ce qui s’est passé, le nombre de personnes nécessitant de l’aide et le moment où l’événement s’est produit. Utilisez le 112 en cas d’urgence, et non pour obtenir des renseignements généraux. La protection civile utilise trois niveaux d’alerte islandais. Óvissustig signifie que les autorités surveillent une situation incertaine ou en évolution. Hættustig indique un danger plus élevé et peut entraîner des restrictions, des fermetures, des consignes de déplacement ou d’évacuation. Neyðarstig s’applique lorsque les autorités doivent protéger les vies, secourir des personnes et limiter les dégâts pendant une urgence. Les alertes cellulaires officielles peuvent atteindre les téléphones compatibles sans application ni abonnement ; les SMS, la radio, la télévision, les sites Web et les réseaux sociaux apportent des informations supplémentaires. Lors d’une éruption ou de retombées de cendres, suivez les consignes locales, évitez la zone dangereuse et les endroits bas où le gaz volcanique peut s’accumuler, fermez les fenêtres et les conduits de cheminée lorsque cela est demandé, et utilisez un masque adapté ou un linge humide si des cendres ou du gaz sont présents. Pendant un séisme, mettez-vous à l’abri en appliquant la consigne « Baissez-vous, abritez-vous et agrippez-vous » (Duck, Cover and Hold). Ensuite, gardez des chaussures et une lampe de poche à portée de main, vérifiez si des personnes sont blessées, évitez les bâtiments endommagés et les lignes électriques et ne coupez le gaz, l’électricité ou l’eau que si vous pouvez le faire sans danger. Les répliques peuvent provoquer de nouveaux dégâts. Les ordres d’évacuation du chef de police sont contraignants. Suivez les alertes cellulaires et les autres consignes officielles, n’empruntez que les routes ouvertes et respectez les fermetures. Le gouvernement peut restreindre la circulation ou l’accès du public. Les localités exposées disposent parfois de plans d’évacuation spécifiques en cas d’avalanche. Ne rentrez pas dans une zone évacuée ou fermée tant que les autorités n’ont pas officiellement levé la restriction. La Croix-Rouge peut ouvrir des centres d’aide d’urgence, enregistrer les personnes évacuées et les survivants, aider les proches à se retrouver et fournir un soutien psychologique. Les autorités peuvent aussi établir des centres d’accueil pour les blessés, l’alimentation, les services ou l’aide sociale. Les informations sur les routes et les infrastructures sont fournies par l’Administration islandaise des routes et des côtes, communément appelée Vegagerðin ou IRCA. L’état actuel des routes et de la météo est indiqué sur umferdin.is, par téléphone au 1777 et sur le télétexte de RÚV. Les fermetures doivent être respectées. Une débâcle jökulhlaup peut endommager des ponts et des routes pendant plusieurs semaines ; la route circulaire joue un rôle essentiel dans les déplacements à l’échelle du pays. L’Assurance islandaise contre les catastrophes naturelles (NTÍ) propose une couverture obligatoire contre les catastrophes naturelles pour les biens assurés admissibles et certaines infrastructures publiques : chauffage géothermique, eau, égouts, ports, électricité, télécommunications, remontées mécaniques et ponts. La couverture des infrastructures répertoriées inclut les ponts de plus de 50 mètres. NTÍ peut couvrir les dommages directs causés par les séismes, les éruptions, les glissements de terrain, les avalanches et les inondations lorsque le bien bénéficie d’une assurance admissible. La prime NTÍ est généralement comprise dans la prime d’assurance incendie. Le propriétaire ou le titulaire du contrat doit préserver les objets endommagés et les preuves, attendre l’évaluation lorsque c’est possible, et signaler le dommage dans un délai d’un an. La présentation de NTÍ indique des franchises minimales de 400 000 ISK pour les biens immobiliers et de 200 000 ISK pour les biens mobiliers. Les informations disponibles ne permettent pas d’établir que les pertes d’exploitation consécutives sont couvertes par NTÍ ; il faut donc vérifier séparément les conditions d’assurance correspondantes. Les coûts, l’accès à l’aide et les mesures de sécurité précises dépendent de la zone exposée, des plans régionaux, de l’assurance et des ordres officiels.
Catastrophes en Islande
Les catastrophes en Islande comprennent les éruptions volcaniques, les séismes, les tempêtes violentes, les inondations, les glissements de terrain, les avalanches et les perturbations importantes des routes ou d’autres infrastructures essentielles. Almannavarnir (Département islandais de la protection civile et de la gestion des urgences) coordonne la protection nationale, tandis que l’Office météorologique islandais surveille les aléas naturels et publie des alertes. Les consignes de sécurité peuvent demander de se mettre à l’abri, d’évacuer, d’éviter les zones fermées ou d’attendre une autorisation officielle avant de rentrer.
Conseil
En Islande, préparez les catastrophes au niveau du foyer ou du lieu de travail ; n’improvisez pas après une alerte. Anticipez les risques propres à votre secteur, assurez-vous de pouvoir consulter les canaux officiels et décidez à l’avance quand vous mettre à l’abri ou partir. Pendant un événement, suivez les consignes officielles les plus récentes, même si elles sont contraignantes, et ne rentrez pas avant la levée des fermetures par les autorités.

