Les voyageurs étrangers doivent entrer en Haïti par un aéroport, un port ou un poste-frontière ouvert et autorisé, munis d’un passeport valide. Les exigences de visa dépendent de la nationalité ; l’ambassade d’Haïti en France indique que la plupart des ressortissants étrangers sont dispensés de visa, mais chaque voyageur devrait vérifier la règle applicable à son passeport avant le départ. En règle générale, le passeport devrait rester valide au moins six mois. Les voyageurs non-résidents doivent acquitter des frais touristiques indiqués à 10 USD, 10 CAD ou 10 EUR. À l’entrée, les voyageurs reçoivent une carte Départ/Sòti qu’ils doivent conserver pour quitter le pays. La déclaration de voyage iKat s’applique à tous les voyageurs, enfants compris, à l’entrée comme à la sortie de chaque voyage. La page officielle demande de la soumettre 72 heures avant le voyage, tandis qu’une foire aux questions officielle indique 48 heures : vérifiez donc la consigne en vigueur avant de partir. D’anciennes catégories légales prévoient un séjour de transit pouvant aller jusqu’à 72 heures, un séjour de visite ou de tourisme allant jusqu’à trois mois et un statut de non-immigrant pour un emploi ou un séjour autorisé de plus de trois mois. Selon l’ancien cadre, un visa de résidence n’a pas de date d’expiration fixe, sous réserve des règles d’expulsion, mais il convient de confirmer la pratique actuelle auprès de l’autorité compétente. La Direction de l’Immigration et de l’Émigration (DIE), qui relève du Ministère de l’Intérieur et des Collectivités Territoriales (MICT), gère l’administration de l’immigration. Les consulats haïtiens et le Ministère des Affaires étrangères assurent aussi des services consulaires. Les ressortissants étrangers qui prévoient de rester plus de 90 jours demandent généralement un permis de séjour auprès de la DIE. La liste publiée comprend une lettre de demande expliquant le motif du séjour, une copie du passeport, une lettre d’un employeur ou d’un répondant garantissant l’hébergement ou le soutien et le rapatriement, une patente de l’employeur ou une autorisation d’exploitation d’une ONG, un certificat médical datant d’au plus 30 jours, deux photos d’identité en couleur, la carte d’embarquement de la dernière entrée, un acte de naissance traduit en français, une preuve de fonds d’au moins 7 500 HTG ou 200 USD et un extrait récent du casier judiciaire du pays d’origine. La procédure comprend un entretien et un formulaire ; les frais publiés sont de 5 000 HTG, à payer par chèque à l’ordre du Trésor public. Le permis indique sa durée. Aucun délai de traitement fiable ni délai général de renouvellement n’est publié. Pour travailler, il faut généralement à la fois un statut de résident et un permis de travail délivré par la Direction de la main-d’œuvre du MAST, également appelée SPMT. Le travailleur étranger a aussi besoin d’un numéro d’identification fiscale de la DGI. La DGI fixe des exigences de patente différentes pour un propriétaire et un salarié étrangers : le taux indiqué pour le propriétaire est de 50 % de cinq fois la patente, et celui du salarié de 45 % du salaire mensuel brut. Les informations publiques disponibles n’attestent aucune voie générale actuelle pour les investisseurs. Les sources consultées ne font état d’aucun parcours étudiant dédié actuellement reconnu par les autorités. L’accès aux études semble donc reposer sur un motif général de séjour et ne crée pas automatiquement un statut étudiant. Aucun dossier public de regroupement familial ni statut familial automatique n’est attesté. Un répondant ou un garant peut appuyer une demande de séjour, mais son effet exact dépend du cas et de la pratique actuelle de l’autorité. Haïti a adhéré à la Convention de 1951 relative au statut des réfugiés le 25 septembre 1984, et l’article 57 de la Constitution reconnaît l’asile politique. La documentation de référence disponible n’identifie ni loi nationale sur l’asile en vigueur ni procédure fonctionnelle de détermination du statut de réfugié ; selon certaines informations, cette détermination par le HCR aurait été suspendue à la demande de l’État en juin 2024. Il existe donc un déficit de protection et des risques possibles de détention, d’expulsion ou de renvoi malgré le principe conventionnel de non-refoulement, qui interdit de renvoyer une personne dans un lieu où elle risque une persécution grave ou d’autres atteintes protégées. La Constitution garantit une protection juridique égale aux étrangers, sous réserve de restrictions légales touchant notamment la propriété, certaines professions, le commerce de gros, la représentation commerciale et les importations ou exportations. Les étrangers doivent respecter les exigences de passeport, de visa, d’iKat, de permis de séjour, d’autorisation de travail et d’immatriculation fiscale. La DIE dispose de centres dans tous les départements d’Haïti, et les recherches disponibles n’identifient aucun régime d’immigration distinct au niveau départemental. La loi haïtienne sur la nationalité reconnaît la citoyenneté de naissance par un père ou une mère haïtien né haïtien ; d’autres conditions d’acquisition relèvent de la législation. Le Ministère de la Justice et de la Sécurité Publique (MJSP) indique que la naturalisation requiert cinq ans de résidence, délai ramené à deux ans lorsque la profession de la personne est jugée utile à l’État. La demande est adressée au ministre de la Justice et comprend normalement un permis de séjour, un certificat de résidence délivré par le juge de paix avec le visa du maire, un acte de naissance traduit et une patente ou une attestation de travail. Aucun délai de traitement ni frais officiels ne sont publiés. Les sources disponibles n’établissent pas de procédure actuelle et généralement accessible pour obtenir la résidence permanente : un décret de 1984 figure dans le cadre juridique de l’OIM, tandis que les services publics actuels de la DIE décrivent des permis de séjour temporaires. Un visa ne garantit pas l’admission. Le cadre de 1959 permet d’imposer un départ par le même moyen d’entrée lorsqu’un étranger est jugé indésirable à son arrivée. L’autorité chargée de l’Intérieur contrôle le renouvellement ou la fin de validité des visas, et la Constitution autorise l’expulsion en cas d’ingérence politique ou pour d’autres motifs légaux. Aucun recours public dédié ni délai de recours contre un refus de visa ou de séjour n’a été trouvé pour la période actuelle. Les garanties constitutionnelles comprennent le contrôle judiciaire d’une détention illégale ou d’actes arbitraires, la communication de motifs écrits, l’accès à un avocat et à la famille ainsi que la présentation devant un tribunal dans les 24 heures. L’Office National d’Identification (ONI) et les institutions judiciaires peuvent aussi intervenir dans les questions de nationalité et d’identité. Les traductions françaises des documents d’état civil constituent une exigence pratique, mais aucun examen linguistique officiel, cours civique ou contrat d’intégration n’a été identifié.
Le droit de l’immigration en Haïti
Le droit de l’immigration en Haïti régit l’entrée, les visas, le séjour, le travail, la protection, la naturalisation et le départ. Les exigences de visa dépendent de la nationalité, tandis qu’un séjour de plus de 90 jours nécessite généralement un permis de séjour. Haïti protège les étrangers par sa Constitution, mais les procédures publiques d’asile, de résidence permanente, de regroupement familial et de recours contre un refus restent incomplètes ou difficiles à vérifier.
Conseil
Considérez l’immigration en Haïti comme un risque documentaire et de délais, en particulier pour les séjours de plus de 90 jours, le travail et les besoins de protection. Vérifiez la règle applicable à votre nationalité avant le voyage, préparez le dossier de séjour tôt et ne travaillez pas ni ne comptez sur un statut étudiant, familial ou permanent automatique sans confirmation écrite.

