Haïti est confronté à des risques de criminalité graves et évolutifs, notamment les homicides, les blessures, les vols à main armée, les détournements de véhicules, les enlèvements contre rançon, l’extorsion, les vols, les violences sexuelles, les dégradations de biens, le recrutement et la traite d’enfants, les incidents impliquant des armes à feu et les balles perdues. Le contrôle et les violences des gangs sont particulièrement préoccupants dans l’Ouest et à Port-au-Prince, dans l’Artibonite et le Centre, ainsi que le long des routes importantes. Aucune zone ne peut être considérée comme uniformément sûre, car le contrôle du territoire, l’accès routier, les déplacements de population et les capacités de la police peuvent changer rapidement. Le BINUH a recensé au moins 5 915 personnes tuées et 2 708 blessées en 2025. Ces chiffres décrivent les violences documentées, et non un taux exhaustif de prévalence de la criminalité. Dans ce contexte, les décès et les blessures recensés étaient attribués aux violences des gangs, aux opérations de sécurité et à des actes de légitime défense ou à des actions communautaires. Les faits ne sont probablement pas tous signalés, en particulier là où les personnes ne peuvent pas accéder aux autorités ou craignent des représailles. Le BINUH a également recensé au moins 301 victimes de violences sexuelles liées aux gangs au quatrième trimestre 2025. La Police nationale d’Haïti (PNH) est chargée de la sécurité publique, de la réception des signalements et des enquêtes sous l’autorité du ministère de la Justice et de la Sécurité publique (MJSP). La Direction centrale de la police judiciaire (DCPJ) est la branche d’enquête de la PNH. Ses services spécialisés couvrent les homicides, les enlèvements, la criminalité organisée, la cybercriminalité, les enquêtes criminelles et la police scientifique. L’Inspection générale de la Police nationale d’Haïti (IGPNH) traite les allégations visant des policiers. Le parquet et d’autres organismes judiciaires peuvent offrir une voie officielle supplémentaire, mais leur fonctionnement concret varie fortement selon le lieu et les conditions de sécurité du moment. La DCPJ indique que le 114 est un numéro d’urgence de la PNH et qu’il est disponible 24 heures sur 24. Elle indique aussi les numéros 38 35 11 11 et 38 36 11 11 pour la joindre. Selon des informations indépendantes sur la sécurité, il n’existe pas en Haïti de ligne nationale d’urgence dont le fonctionnement soit fiable dans la pratique, et les interventions de la police sont très limitées dans certaines zones, notamment en dehors de Port-au-Prince et du Cap-Haïtien. Aucune plateforme nationale publique de signalement des crimes en ligne dont la fiabilité soit établie n’a été recensée. Pour une infraction grave, contactez la PNH ou un service compétent de la DCPJ si vous pouvez le faire sans danger, mais ne supposez pas qu’un appel garantit une intervention ou une protection immédiate. Les violences fondées sur le genre (VFG) comprennent les violences sexuelles et les autres violences liées au genre. Les survivantes, les survivants et les personnes exposées à un risque peuvent appeler gratuitement le *322, une ligne gérée avec le soutien de Kay Fanm et de l’UNFPA. Elle propose un accompagnement psychosocial et psychologique, l’ouverture de dossiers, des informations et des orientations vers des services médicaux, juridiques, de protection, d’hébergement et de réintégration. L’accès de base est annoncé cinq jours par semaine, de 08:00 à 19:00 ; une extension financée par des bailleurs est annoncée six jours par semaine, de 07:00 à 22:00. La couverture Digicel et les capacités locales peuvent influer sur l’accès. Le mécanisme d’orientation concerne aussi les personnes particulièrement exposées, les femmes en situation de handicap et les travailleurs de première ligne ; 308 survivantes et survivants de VFG ont reçu un soutien de janvier à mai 2026. Les enfants touchés par des groupes armés doivent être considérés comme des victimes ayant besoin de protection, et non automatiquement comme des délinquants. En 2025, les Nations Unies ont vérifié 2 088 violations graves commises contre 1 661 enfants, dont 892 cas de recrutement ou d’utilisation. En vertu du protocole de transfert de 2024 et du programme PREJEUNES lancé en 2025, les acteurs de la protection de l’enfance devraient orienter les enfants vers l’Institut du Bien-Être Social et de Recherches (IBESR) dans les trois jours. Les services disponibles peuvent inclure la protection, la gestion de cas, le soutien psychosocial, l’éducation, la recherche et la réunification familiales, ainsi que la réintégration communautaire. Pour prévenir les risques au quotidien, planifiez vos déplacements en vous appuyant sur des informations locales à jour, évitez les déplacements nocturnes non indispensables, les foules, les barrages routiers et les itinéraires présentant des risques visibles, et gardez vos objets de valeur hors de vue. Privilégiez des options protégées aux abords des banques et des distributeurs automatiques, ainsi que dans les transports publics comme les tap-taps, lorsqu’il existe des solutions plus sûres. Tenez une personne de confiance informée et convenez d’un plan de communication. En cas de vol, évitez toute résistance physique. Ne confrontez pas les gangs ni les groupes d’autodéfense Bwa Kalé. Bwa Kalé désigne une réaction communautaire informelle, qui ne constitue pas une protection de l’État et peut entraîner des risques de fausses accusations, de violences et de lynchage. La DCPJ dispose d’une unité de Cybercriminalité, mais aucune ligne nationale de signalement de la cybercriminalité, aucun portail ni aucun système public de dépôt clairement défini n’a été vérifié séparément. Si possible, signalez donc les crimes numériques par les voies de la PNH ou de la DCPJ, en tenant compte du fait que leur disponibilité est incertaine. Ne conservez des preuves que si vous pouvez le faire sans danger. Haïti prévoit un accès officiel à l’assistance policière, médicale et psychosociale, mais les restrictions de déplacement, le contrôle armé, les déplacements de population et les problèmes de communication peuvent empêcher d’y accéder concrètement. Les éléments disponibles n’établissent aucune garantie générale de protection des victimes ou des témoins, aucun barème d’indemnisation ni aucun délai officiel d’intervention. Le service *322 est gratuit ; aucun coût confirmé pour l’appel au 114 n’a été trouvé.
Criminalité en Haïti
La criminalité en Haïti comprend les homicides, les vols à main armée, les détournements de véhicules, les enlèvements contre rançon, l’extorsion, les violences sexuelles, les vols, les dégradations de biens et les risques liés aux armes à feu et aux balles perdues. Le contrôle et les violences des gangs touchent certaines parties de l’Ouest, de Port-au-Prince, de l’Artibonite et du Centre, ainsi que d’importants axes de transport, tandis que la situation locale peut évoluer rapidement. Il est possible de faire un signalement et de solliciter une aide officielle auprès de la Police nationale d’Haïti (PNH) et de services spécialisés, mais l’accès et les interventions ne sont pas fiables partout.
Conseil
En Haïti, considérez les déplacements, les signalements et les demandes d’aide en fonction de l’accès local du moment, plutôt que d’une étiquette de sécurité valable partout dans le pays. Prévoyez un plan de communication simple, évitez les confrontations et choisissez le canal le mieux adapté à l’incident, tout en vous préparant à des réponses tardives ou indisponibles. En cas de violences fondées sur le genre ou de situation mettant en cause la protection d’un enfant, contactez rapidement le service spécialisé et ne gérez pas la situation seul.

