Haïti ne dispose pas d’un service national unique chargé du vivre-ensemble. Les responsabilités sont réparties entre l’État, les collectivités territoriales, les mairies, la Police nationale d’Haïti (Haitian National Police, HNP), les tribunaux, les organisations locales, les agences des Nations unies et les organisations non gouvernementales. Une commune est une collectivité locale ; une section communale est une division administrative locale plus petite, et un département regroupe des communes. La Constitution reconnaît l’autonomie administrative et financière des communes, mais les ressources municipales et la capacité de leurs services varient considérablement. Une mairie, en lien avec son conseil municipal, peut être un premier interlocuteur local pour les questions de quartier ou d’espace public. Un CASEC intervient dans une section communale, tandis qu’un ASEC représente son assemblée locale. Les responsabilités nationales en matière de décentralisation relèvent du ministère de l’Intérieur et des Collectivités territoriales et de l’Office de management et des ressources humaines, mais il n’existe pas de procédure nationale unique pour les problèmes de coexistence.
Vivre ensemble en Haïti
En Haïti, le vivre-ensemble repose sur un ensemble fragmenté de collectivités locales, de services de police, de tribunaux, de groupes communautaires, d’organisations humanitaires et de pratiques informelles de quartier. La Constitution protège la liberté de religion, d’association et de réunion pacifique, mais l’insécurité, les déplacements, la pauvreté et la faiblesse des services locaux limitent souvent l’exercice concret de ces droits. L’interlocuteur, la procédure et les risques pour la sécurité dépendent de la commune, de la situation locale et de l’organisation qui apporte son soutien.
Conseil
Prenez d’abord en compte la situation locale en matière de sécurité, puis choisissez la démarche adaptée au problème : les instances municipales pour les services locaux et l’espace public, la police ou la justice pour les menaces graves, et les organisations communautaires ou humanitaires lorsque l’accès aux voies officielles est dangereux ou impossible. Ne partez pas du principe qu’un même bureau, des frais uniques ou un délai identique s’appliquent partout en Haïti. Consignez par écrit le lieu, l’organisme responsable, sa réponse et l’étape suivante, et ne comptez pas uniquement sur la participation numérique.

