La Guyane compte 10 régions administratives et, selon les résultats préliminaires du recensement de 2022, une population de 878 674 habitants. Environ 87,16 % de la population vivait dans les zones côtières et 12,84 % dans l’intérieur du pays. Le recensement relève l’origine ethnique, la religion, la langue parlée au foyer, les locataires et les employés de maison, mais les résultats détaillés sur la composition de la population en 2022 n’étaient pas encore entièrement publiés dans les recherches disponibles. Les communautés recensées comprennent les personnes d’origine africaine ou noire, amérindienne, est-indienne, chinoise, métisse, portugaise, blanche et d’autres identités. Les langues parlées au foyer comprennent l’anglais, le portugais, l’espagnol, le créole haïtien, le mandarin ou le cantonais, ainsi que des langues traditionnelles. La vie religieuse comprend différentes confessions chrétiennes, des communautés hindoues, musulmanes, bahá’íes et rastafariennes, ainsi que des personnes sans religion. En 2012, les répondants hindous représentaient 24,8 % et les répondants pentecôtistes 22,8 %, mais ces chiffres ne doivent pas être considérés comme des proportions actuelles de la population. Les articles 145 à 149 de la Constitution protègent la liberté de conscience et de religion, la liberté d’expression, de réunion et d’association, ainsi que le droit de manifester pacifiquement. Les dispositions constitutionnelles contre la discrimination couvrent notamment la race, l’origine, l’opinion politique, la couleur, la croyance, l’âge, le handicap, l’état civil, le sexe, le genre, la langue, la naissance, la classe sociale, la grossesse, la religion, la conscience, les convictions et la culture. L’article 32 présente la prévention de la criminalité comme une responsabilité conjointe de l’État, de la société et des citoyens. Ces protections constituent le fondement juridique de la participation et de la coexistence pacifique, même si certaines plaintes peuvent nécessiter de saisir une autorité compétente ou de suivre une procédure formelle. La Commission des relations ethniques (Ethnic Relations Commission, ERC), généralement appelée ERC, est un organisme constitutionnel qui promeut l’égalité des chances, l’harmonie entre les groupes ethniques, la tolérance, la diversité et la participation. Les personnes et organisations concernées peuvent lui soumettre des plaintes pour discrimination raciale ou marginalisation. L’ERC peut enquêter, chercher à parvenir à une conciliation ou à une médiation, et transmettre les affaires à l’autorité compétente. Son bilan de 2023 faisait état de 80 plaintes : 9 avaient été clôturées, 5 transmises à la police, 10 transmises à des organismes externes, 2 traitées par conciliation, 26 étaient en attente et 25 étaient en cours. Les recherches disponibles ne confirment pas l’existence de frais ou de délais généraux applicables à toutes les plaintes ; il convient donc de vérifier la procédure en vigueur auprès de l’ERC. Les conseils démocratiques de quartier (Neighbourhood Democratic Councils, NDC) et les conseils démocratiques régionaux (Regional Democratic Councils, RDC) sont des instances locales élues. Les municipalités et les conseils municipaux administrent également des territoires locaux. Leurs responsabilités peuvent comprendre la gestion du territoire et des biens publics, les conditions de vie, la vie sociale et culturelle, la conscience civique, l’ordre public et les droits des citoyens. Les réunions et consultations communautaires permettent aux habitants de soumettre leurs préoccupations locales aux conseillers. En 2025, des informations officielles sur les consultations faisaient état d’environ 70 NDC. Les taux, les impôts et les subventions de l’État central financent les services locaux ; les recherches disponibles n’ont relevé aucun frais général pour assister aux réunions locales. Les municipalités et les conseils de district contrôlent certains aspects des lieux publics, des routes, des marchés, des obstructions et de l’assainissement en vertu de la loi sur les conseils municipaux et de district (Municipal and District Councils Act). En pratique, les NDC peuvent s’occuper des déchets, du drainage, de l’éclairage des rues du quartier et des équipements locaux. Les parcs, les places, la sécurisation des rues, les marchés et l’éclairage sont aussi concernés par les politiques actuellement mises en œuvre ou en cours de planification, mais les règlements locaux et les responsabilités précises varient selon la municipalité, le district et le NDC. Une plainte locale doit donc préciser le lieu concerné et être adressée à l’organisme responsable de ce territoire. Les groupes de police communautaire (Community Policing Groups, CPG) relèvent de la Police Force of Guyana et du ministère de l’Intérieur (Ministry of Home Affairs). Ils permettent aux habitants de participer bénévolement à la prévention de la criminalité, aux relations avec la communauté, à la résolution des conflits et à des formations à la médiation. Un bilan historique de mars 2019 recensait 210 groupes et 4 255 membres, mais le nombre actuel à l’échelle nationale n’a pas été vérifié. Les problèmes de sécurité et les préoccupations liées à la criminalité doivent être signalés à la Police Force of Guyana ou à un CPG approprié. Les différends graves relèvent de la police ou des tribunaux. La justice réparatrice ou les modes alternatifs de règlement des conflits peuvent convenir à certaines affaires, mais les violences fondées sur le genre et les violences domestiques ne doivent pas être soumises à une médiation ou à une conciliation forcée. Les communautés autochtones disposent d’un cadre de gouvernance locale distinct. Selon la loi amérindienne de 2006 (Amerindian Act 2006), un conseil de village comprend un Toshao et des conseillers ; il peut représenter le village, planifier son développement, gérer les terres du village et protéger la culture et les savoirs. Le conseil communautaire (Community Council) est compétent pour les questions concernant les membres de la communauté et les droits traditionnels. Le Conseil national des Toshaos (National Toshaos Council) représente les peuples autochtones ; en 2025, plus de 200 communautés amérindiennes y étaient représentées. Le ministère des Affaires amérindiennes, le Conseil national des Toshaos et les conseils de village ont tous un rôle à jouer. Les démarches commencent généralement auprès d’un Toshao, d’un conseil de village ou du Conseil national des Toshaos. En 2025, les lignes directrices sur le consentement libre, préalable et éclairé étaient encore à l’état de projet ou en consultation ; elles ne doivent donc pas être considérées comme une procédure nationale approuvée. La participation prend des formes officielles et informelles : réunions des NDC et des RDC, bénévolat au sein des CPG, consultations de l’ERC, conférences du Conseil national des Toshaos et engagement d’organisations religieuses, de jeunesse, de femmes, syndicales et du secteur privé. Dans l’intérieur du pays, les conditions d’accès et de transport peuvent compliquer la participation ; les démarches pratiques dépendent de l’organisme local et de la communauté. Les recherches disponibles ne font état d’aucun dispositif national spécifiquement consacré à l’habitat partagé. Les locataires et les employés de maison figurent dans les catégories du recensement, mais les arrangements quotidiens reposent principalement sur des accords au sein du foyer, ainsi que sur les règles générales de santé publique, d’urbanisme et des autorités locales. Les questions de location et de droits de propriété relèvent du sujet distinct du logement. La coexistence numérique prend de plus en plus d’importance. La loi de 2018 sur la cybercriminalité (Cyber Crime Act 2018) criminalise la coercition, les menaces, le harcèlement et l’intimidation par ordinateur, ainsi que la publication de contenus obscènes ou faux causant un préjudice. La loi de 2023 sur la protection des données (Data Protection Act 2023) a été adoptée, mais son entrée en vigueur dépend d’un arrêté ministériel et doit être vérifiée. Le système de signalement du harcèlement scolaire du ministère de l’Éducation (Ministry of Education Anti-Bullying Reporting System) permet aux enfants d’effectuer des signalements confidentiels et d’en suivre l’état. Une consultation nationale de 2026 sur la sécurité des enfants en ligne proposait la vérification de l’âge, des obligations pour les plateformes, l’éducation au numérique et la création d’une autorité de protection des enfants en ligne (Child Online Protection Authority) ; selon les recherches disponibles, ces propositions n’ont pas été mises en œuvre.
Vivre ensemble en Guyane
Vivre ensemble en Guyane implique de coopérer au quotidien, de respecter des règles communes, de résoudre les conflits et de participer à la vie des quartiers, des espaces publics et des communautés. La population guyanaise est diverse sur les plans ethnique, religieux et linguistique. La Constitution protège la liberté de conscience et de religion, la liberté d’expression, de réunion et d’association, ainsi que le droit de manifester pacifiquement. Les conseils locaux, la Commission des relations ethniques, la police et les institutions autochtones prennent en charge différents aspects de la coexistence. L’accès aux services et les pratiques peuvent varier entre les communautés côtières, l’intérieur du pays et les autorités locales.
Conseil
Orientez le problème vers l’organisme qui peut réellement agir, car une plainte concernant un service local, une discrimination, la sécurité ou un différend grave suit une procédure différente. Avant de contacter qui que ce soit, consignez le lieu, les personnes concernées, les dates, les éléments de preuve et le résultat demandé. Ne recourez pas à une médiation informelle en cas de violences fondées sur le genre ou de violences domestiques, et vérifiez l’état juridique actuel des règles sur la protection des données avant de vous y fier.

