La Constitution considère la famille comme une unité sociale fondamentale et prévoit la protection de la famille, de la maternité, des biens familiaux et de la parentalité responsable par l’État. Elle protège également les enfants dès la conception et reconnaît l’égalité des droits et des chances des femmes dans la vie publique, privée et familiale. Certaines dispositions plus anciennes du Code civil sont contraires à ces principes constitutionnels, notamment celles qui portent sur l’obéissance de l’épouse, l’accès inégal au divorce et les droits inégaux au remariage. Dans la pratique, l’application des droits familiaux reste inégale. Le mariage est prévu à partir de 18 ans pour les deux sexes, et son enregistrement est obligatoire. La Guinée équatoriale reconnaît le mariage civil, appelé matrimonio civil, le mariage coutumier et le mariage religieux célébré par une Église reconnue localement. Le mariage civil est célébré devant un notaire ou un juge, en présence des deux époux, avec une preuve de l’âge, des témoins et une déclaration sous serment ; des frais d’enregistrement et de délivrance du certificat peuvent s’appliquer. Un mariage coutumier peut être certifié par le Presidente de Comunidad de Vecinos, et une Église reconnue peut délivrer un certificat religieux généralement joint à une demande d’enregistrement civil. L’enregistrement des naissances est obligatoire selon la loi et doit être déclaré dans les 30 jours. L’enregistrement lui-même est gratuit, mais le certificat de naissance est payant ; le traitement prend généralement d’une semaine à un mois. Les documents indiqués comprennent la notification de naissance, les pièces d’identité, la nationalité des parents et la présence ou le consentement des deux parents. Les certificats de naissance servent pour les documents d’identité, l’éducation, l’héritage et l’aide sociale. Pourtant, l’indicateur UNICEF affiché, fondé sur des données de 2016–2017, indiquait que seuls 54 % des enfants de moins de cinq ans étaient enregistrés ; il ne faut donc pas le considérer comme un taux national actuel. En vertu de la Ley General de Trabajo No. 4/2021, le congé de maternité comprend six semaines avant et six semaines après l’accouchement, avec une prolongation médicale en cas de maladie liée à la grossesse ou à l’accouchement. La loi prévoit aussi deux pauses d’allaitement rémunérées de 30 minutes par jour jusqu’aux 12 mois de l’enfant, sept jours de congé de paternité rémunérés dans les 15 jours suivant la naissance et, lorsque la mère n’utilise pas cette pause, deux heures par jour pour les soins au nourrisson accordées au père pendant les 12 premiers mois. Le congé pour mariage est de 10 jours et le congé pour décès d’un proche de sept jours pour certains membres de la famille. Aucun régime général de congé parental rémunéré ni aucune aide établie pour la prise en charge familiale ne sont attestés. MINASIG (ministère des Affaires sociales et de l’Égalité des genres), le Ministerio de Asuntos Sociales e Igualdad de Género, coordonne l’aide et la protection des enfants, des personnes âgées, des personnes handicapées et d’autres groupes vulnérables. Sa Dirección General de Asuntos Sociales (Direction générale des Affaires sociales) peut gérer ou superviser des structures d’accueil, de protection, de garde d’enfants, pour personnes âgées et pour orphelins, réaliser des évaluations socio-économiques et proposer une médiation familiale ou communautaire. La couverture, les critères d’admissibilité, les frais et les délais d’attente de ces services ne sont pas établis dans les éléments disponibles ; les familles et les communautés assurent donc l’essentiel des soins quotidiens. La protection de l’enfance lutte contre la violence, les abus, l’exploitation, l’abandon et la séparation familiale, en coopération avec les services des affaires sociales, de la santé, de l’éducation et de la justice, la Fiscalía General del Estado (parquet général de l’État), les services de sécurité, le Comité national des droits de l’enfant et les organisations de la société civile. Le 11 juin 2026, le premier bureau d’aide aux mineurs, aux victimes et aux témoins d’infractions (Oficina de Atención de Menores, Víctimas y Testigos del Delito) a ouvert à Malabo avec le soutien du parquet et de l’UNICEF ; il propose des procédures de témoignage adaptées aux enfants. Son extension à d’autres provinces reste un projet. Une famille peut s’adresser à MINASIG ou à son service de médiation familiale et communautaire pour une première orientation sociale ou administrative, mais ce service n’est pas un substitut vérifié à un tribunal spécialisé dans les affaires familiales. Les litiges liés à la séparation et à la pension alimentaire peuvent être traités par la procédure judiciaire formelle. À l’échelle nationale, aucun tribunal spécialisé dans les affaires familiales, procédure accélérée, système public d’aide juridique ni mécanisme établi de règlement extrajudiciaire des litiges n’a été vérifié. Les éléments disponibles ne démontrent pas l’existence d’un système général de protection sociale non contributif. Le registre social unifié et le modèle « cash-plus » proposés sont encore en phase de projet ou d’essai et ne constituent pas des droits familiaux généraux. L’intervention d’aide financière d’urgence menée après les explosions de Bata en 2021 était un projet pilote. L’enregistrement des décès est obligatoire. Il n’y a pas de frais d’enregistrement, mais le certificat est payant ; il faut fournir un certificat médical de décès, une pièce d’identité, ainsi que la date et l’âge au décès. Les proches, les personnes vivant dans le même foyer, les voisins, le responsable d’un établissement ou une autre autorité compétente peuvent déclarer le décès. Le certificat sert pour les démarches relatives à l’héritage, à l’aide sociale et aux pensions. MINASIG encourage l’adoption et les structures d’accueil familial, mais les procédures nationales, les critères d’admissibilité, les règles de consentement, les frais, les délais et les voies de recours n’ont pas été vérifiés dans des sources publiques.
La famille en Guinée équatoriale
En Guinée équatoriale, les relations familiales bénéficient de protections constitutionnelles, de formes de mariage reconnues, de l’enregistrement des naissances et des décès et de la prise en charge au sein des familles. Les mariages civils, coutumiers et religieux reconnus localement peuvent fournir une preuve officielle, mais les registres et les services d’aide restent fragmentés. Les parents et les personnes qui s’occupent des enfants comptent surtout sur les réseaux familiaux et communautaires, tandis que l’accès aux dispositifs publics de protection et d’aide sociale varie. Les actes d’état civil influent sur l’accès aux documents d’identité, à l’éducation, à l’héritage et à l’aide sociale.
Conseil
En Guinée équatoriale, les certificats officiels constituent une base pratique pour l’identité familiale, l’éducation, l’héritage et l’aide sociale. Conservez ensemble les justificatifs civils, coutumiers ou religieux, vérifiez les frais et les services compétents avant de vous fier à un document, et organisez les soins avec des proches ou des contacts communautaires précis, car la couverture publique n’est pas établie. Pour la protection ou les litiges, adressez-vous à MINASIG ou aux services de justice et du parquet, sans supposer que la médiation remplace une procédure judiciaire ni qu’un projet pilote d’aide sociale constitue un droit général.

