Le droit des assurances en Guinée équatoriale repose sur le Traité régional de la CIMA et le Code des assurances de 2019. L’autorité régionale de contrôle (CRCA) supervise le marché de l’assurance. À l’échelon national, la Direction générale des services financiers et des organismes économiques internationaux (Dirección General de Servicios Financieros y Organismos Económicos Internacionales) relève du ministère des Finances, de l’Économie et de la Planification. Ses responsabilités comprennent les données du marché, l’examen préliminaire des demandes d’agrément, l’autorisation des intermédiaires, le contrôle des qualifications et de la solvabilité, ainsi que l’examen des libellés des polices. Le point de contact national se trouve à Malabo II. L’assurance sociale est gérée par l’INSESO (Instituto de Seguridad Social). Les entreprises et les salariés doivent s’affilier pour les emplois couverts et verser régulièrement les cotisations requises. Les prestations comprennent notamment la maternité, les soins médicaux et pharmaceutiques, l’incapacité temporaire de travail, l’invalidité, les pensions de vieillesse, les prestations de décès et de survivants, la protection de l’emploi, les allocations familiales et les services sociaux. Les taux de cotisation actuels ne peuvent pas être indiqués de manière fiable au vu des recherches officielles disponibles au 7 septembre 2026. Le transfert d’actifs hospitaliers de l’INSESO au ministère de la Santé, prévu pour septembre 2026, ne modifie pas le mandat de protection sociale de l’INSESO. L’assurance de responsabilité civile envers les tiers est obligatoire pour les véhicules à moteur, les remorques et les semi-remorques. En vertu du droit de la CIMA, elle couvre les dommages corporels et matériels ; les propriétaires, gardiens, conducteurs et passagers sont inclus conformément aux règles légales. Les justificatifs exigés sont le certificat d’assurance et le document d’immatriculation détachable du véhicule. La couverture territoriale s’applique dans les États membres de la CIMA selon le droit national applicable dans chaque cas. Le droit de la CIMA mentionne également l’assurance des cargaisons à l’importation parmi les domaines obligatoires. Sur le marché privé, un prestataire local de produits d’assurance vie et de capitalisation (VidaSEguros EG) est documenté. Son offre comprend l’assurance vie individuelle et collective, la prévoyance complémentaire pour la retraite, l’assurance vie liée aux prêts bancaires, l’assurance éducation, les prestations obsèques, la couverture décès et invalidité permanente, ainsi que des produits d’épargne et de capitalisation. Les primes sont calculées en francs CFA d’Afrique centrale (XAF). Selon le produit, un calculateur en ligne utilise un âge compris entre 18 et 70 ans ; cela n’établit pas de limite d’âge générale pour tous les contrats. Le prestataire indique recourir à la réassurance internationale. Les documents de la CIMA mentionnent aussi l’assureur nommé dans des décisions réglementaires (CHANAS Assurances GE) en 2020 et 2021, mais ne confirment ni un agrément actuel ni le statut actuel d’intermédiaire. La CIMA distingue également des domaines tels que l’accident et la santé, les véhicules à moteur, l’incendie et les autres dommages aux biens, la responsabilité civile générale, le transport et les autres risques financiers directs. Pour ces produits, le prestataire concerné doit être agréé. Les primes, franchises, montants assurés, exclusions, couverture territoriale et plafonds de prestations ne sont pas fixés de manière générale et doivent être vérifiés pour chaque police. Au moment de la recherche, aucune liste officielle complète et à jour de tous les assureurs et intermédiaires n’était disponible. Une police doit notamment préciser les parties au contrat, la personne ou le bien assuré, les risques couverts, la prise d’effet et la durée, le montant assuré, la prime et le mode de paiement, la reconduction tacite, la prorogation et la résiliation, les obligations de l’assuré, la déclaration du sinistre, le délai de paiement, l’évaluation du dommage et les délais de prescription. Les clauses relatives à la nullité, à la déchéance du droit à prestation, à la résiliation automatique et aux exclusions de garanties doivent être clairement mises en évidence. Lors de la souscription, le demandeur doit déclarer sincèrement les risques et les assurances existantes, et payer les primes convenues dans les délais. Les banques, établissements financiers, organismes de microfinance, institutions d’épargne et services postaux ne peuvent proposer certains services d’assurance que par l’intermédiaire de personnes agréées à titre professionnel. En cas de sinistre, la police exige généralement une déclaration rapide. Il convient de conserver la police, les justificatifs de paiement, les photographies ou autres preuves, ainsi que, le cas échéant, les documents de police, médicaux et de réparation. L’assureur ou un expert en sinistres agréé évalue les dommages. Pour les demandes d’indemnisation relevant de la responsabilité civile automobile de la CIMA et impliquant des dommages corporels, des délais particuliers s’appliquent : l’offre doit être faite au plus tard douze mois après l’accident, ou au plus tard huit mois après le décès en cas d’accident mortel. Une réponse motivée à la demande est due dans les 30 jours ; les montants convenus sont versés un mois après l’expiration du délai légal d’opposition. Tout retard entraîne une pénalité de 5 % de l’indemnité par mois. Ces délais s’appliquent à la procédure particulière d’indemnisation des victimes d’accidents de la circulation et non automatiquement à toutes les demandes d’assurance. Les recherches disponibles ne documentent aucun bureau local distinct de médiation. Pour l’assurance non-vie, le souscripteur peut généralement résilier le contrat par lettre recommandée au moins deux mois avant son échéance. Des exceptions concernent l’assurance maladie individuelle, l’assurance construction et certains risques non privés. En cas de changement du risque, par exemple à la suite d’un changement de domicile ou de profession, d’un départ à la retraite, d’une cessation d’activité ou d’une modification du régime matrimonial, il faut le déclarer dans les trois mois. Le changement prend généralement effet un mois après réception de la déclaration ; les primes non utilisées doivent être remboursées. En cas de non-paiement des primes, le contrat peut prendre fin et, en vertu de l’article 21, des dommages-intérêts supplémentaires correspondant à 25 % de la prime annuelle nette peuvent être réclamés. Cette règle ne s’applique pas à l’assurance vie. Après un sinistre, l’assureur peut résilier dans les trois mois avec un préavis d’un mois ; la prime non utilisée doit également être remboursée dans ce cas.
Assurance en Guinée équatoriale
La Guinée équatoriale dispose d’un marché de l’assurance réglementé par un cadre formel, intégré au système régional d’assurance de la CIMA. La protection sociale comprend l’affiliation obligatoire à l’assurance sociale de l’INSESO pour les emplois couverts, et les véhicules à moteur doivent être assurés au titre de la responsabilité civile obligatoire. Des prestataires privés proposent notamment des produits d’assurance vie, de crédit, obsèques et de capitalisation, tandis que l’assurance des biens, la responsabilité civile, le transport et la santé privée dépendent du prestataire agréé et du contrat concerné.
Conseil
Commencez par vérifier l’assurance de responsabilité civile automobile obligatoire et l’affiliation à l’INSESO, car elles dépendent directement de l’utilisation d’un véhicule ou d’un emploi. Pour les polices privées, laissez l’objectif précis guider le choix : prêt, décès, préparation de la retraite, études, frais d’obsèques ou épargne. Pour chaque prestataire, fiez-vous à un agrément vérifiable et à une police examinée plutôt qu’à une promesse orale.

