Le système médiatique public comprend RTGB, le service national de télévision et de radio, le journal Nô Pintcha et l’agence de presse Agência de Notícias da Guiné. Les médias privés et à but non lucratif comptent au moins 88 stations de radio, au moins deux hebdomadaires privés et quelques médias en ligne, même si les inventaires varient selon l’année et la source. La radiodiffusion publique ne couvre pas de manière fiable toutes les régions du pays, et la polarisation politique et économique pèse sur l’environnement médiatique. La radio a la plus grande portée pratique. Les radios communautaires fournissent des informations locales, des possibilités d’apprentissage, de dialogue et de participation, souvent en kriol et dans d’autres langues accessibles localement. RENARC est un réseau national de radios et télévisions communautaires qui soutient l’accès rural, l’inclusion et la consolidation de la paix. De nombreuses stations utilisent aussi Facebook pour élargir leur portée. Les recherches fournies n’établissent aucun service de streaming local formalisé distinct ; l’accès au streaming dépend principalement de la disponibilité d’Internet. L’accès à Internet reste inégal en raison d’infrastructures limitées, du coût élevé des connexions et d’une répartition inégale des compétences numériques, particulièrement en milieu rural. Ces obstacles affectent l’information en ligne, les réseaux sociaux, la vidéo et la participation. Un programme de radio peut donc atteindre des personnes qui ne peuvent pas utiliser régulièrement les médias en ligne. En pratique, il importe de distinguer la possession d’un smartphone, l’accès à Internet et la capacité à utiliser les services numériques de façon fiable. La Constitution, notamment ses articles 44 et 44A, protège la liberté d’expression et la liberté de la presse. Elle prévoit aussi que la presse, la radio et la télévision publiques fonctionnent indépendamment des intérêts économiques et politiques. La loi sur la presse no 4/91 (Lei da Imprensa No. 4/91) porte sur la presse écrite, la radio, la télévision et la reproduction publique de contenus écrits, audio et visuels, et reconnaît le statut de journaliste. Le CNCS (Conselho Nacional da Comunicação Social) est l’organisme légalement chargé de la surveillance des médias et du pluralisme. Sa composition inclut des représentants liés à la Cour suprême, à l’Assemblée nationale populaire, au chef de l’État, à l’association des journalistes et aux médias publics et privés. Les décisions relevant de sa compétence légale sont contraignantes. L’ARN-TIC, créée en vertu de la loi no 5/2010, réglemente et contrôle les technologies de l’information et de la communication, notamment leur planification technique. Un règlement de 2025 sur les réseaux et services de communications électroniques a instauré un régime de licence unique. Les responsabilités en matière de surveillance des médias et de réglementation des communications électroniques sont donc distinctes. Les droits formels n’éliminent pas les risques pratiques. Les recherches font état d’influence politique, d’autocensure, d’agressions physiques, de perquisitions dans les rédactions, de harcèlement en ligne et de menaces de suspension. Le 26 novembre 2025, une prise de pouvoir militaire a temporairement interrompu toutes les activités médiatiques. Reporters sans frontières a classé la Guinée-Bissau au 100e rang sur 180 pays de son classement 2026 de la liberté de la presse, avec un score de 51,99, contre le 110e rang et 51,36 en 2025. Les médias contribuent aussi à l’éducation et à la participation. Depuis 2020, le MENESIC propose l’enseignement à distance par radio pour les enfants ; en 2024, plus de 200 leçons radiophoniques dans les régions de Gabú et de Bafatá auraient touché environ 176 350 enfants. U-Report a été lancé en Guinée-Bissau le 30 septembre 2025 par l’UNICEF, le ministère de la Culture, de la Jeunesse et des Sports, cinq organisations non gouvernementales et Telecel. Ce service permet une participation confidentielle par SMS, WhatsApp et Facebook Messenger ; les utilisateurs peuvent envoyer le mot-clé SMS DJUNTA au 233 via Telecel, et l’UNICEF a fait état de plus de 19 000 inscriptions au cours des trois premiers mois. L’AMPROCS soutient les femmes dans le secteur des médias, l’égalité et le journalisme éthique. L’OJGB travaille sur l’éthique journalistique et l’autorégulation, tandis que le SINJOTECS représente les journalistes et les techniciens de la communication. En 2025, une formation de l’UNESCO a porté sur les enquêtes en sources ouvertes et la vérification des faits pour 30 journalistes de Guinée-Bissau et de Gambie. Ces initiatives améliorent l’évaluation critique, mais les recherches fournies n’établissent ni loi distincte sur les médias destinés aux jeunes ni grille tarifaire nationale vérifiée pour l’accès aux médias et les licences.
Les médias en Guinée-Bissau
La Guinée-Bissau compte des médias publics, communautaires et privés. La radio est la principale source d’information publique. L’accès en ligne et au streaming reste limité par la faible connectivité. Des protections juridiques existent, mais la liberté des médias est exposée à des risques politiques et sécuritaires.
Conseil
Utilisez la radio comme canal principal lorsque l’information doit atteindre la population dans tout le pays, en particulier là où l’accès à Internet est faible. Ajoutez les radios communautaires, le kriol et les canaux en ligne lorsque le dialogue local, la participation ou un public connecté le nécessitent. Considérez Facebook, la vidéo et le streaming comme des compléments et évaluez les risques réglementaires et sécuritaires avant toute publication.

