Le riz est la céréale la plus consommée en Guinée-Bissau. Les autres aliments de base comprennent le maïs, le sorgho, le mil, le manioc, les arachides, les haricots et les patates douces. Le poisson constitue une source essentielle de protéines animales ; l’huile de palme, les légumes, les pommes de cajou, les mangues, papayes, bananes, ananas et goyaves complètent les repas locaux. Les ménages s’approvisionnent par la production familiale, les marchés, les petits commerçants, les importations et les restaurants, plutôt que par un système national centralisé. Oio, Cacheu et Biombo sont d’importantes régions de production céréalière et rizicole. Les communautés du sud, du littoral et des îles dépendent davantage du riz de bas-fond et de mangrove, du poisson, des huîtres et d’autres produits de la mer. À Gabú et Bafatá, la production céréalière et arachidière dépend davantage des pluies. La disponibilité régionale dépend aussi des routes, du transport, des précipitations et de la saison. La saison des pluies s’étend généralement de juin à octobre et la récolte du riz peut se poursuivre jusqu’en janvier. En 2025, la production céréalière était estimée à environ 351 000 tonnes, soit quelque 18 % au-dessus de la moyenne quinquennale, tandis qu’environ 146 000 personnes ont connu une insécurité alimentaire aiguë pendant la période de soudure de juin à août. Une bolanha est une rizière de bas-fond ou de mangrove aménagée avec des digues et une gestion de l’eau. Le terme pam-pam désigne la riziculture de plateau ou pluviale. Ces systèmes font face à des risques différents : les inondations et l’intrusion saline menacent les bolanhas, tandis que les champs dépendant des pluies sont plus exposés à leur irrégularité. Les mangroves abritent les poissons et les huîtres et contribuent à protéger le littoral ; leur dégradation nuit donc à l’approvisionnement alimentaire et aux moyens de subsistance. Parmi les plats courants figurent le riz au caldo ou au mafé, le caldo de chabéu préparé avec de l’huile de palme et souvent du gombo avec du poisson ou de la viande, le caldo de mancarra à base d’arachides, et le sigá au gombo, au poisson ou à la viande, parfois accompagné de crevettes. Le pitche-patche de ostras associe des huîtres et du riz. La cafriela est du poulet ou du mouton grillé servi avec du citron vert, du piment et de l’oignon ; le poisson est souvent grillé ou cuit en sauce. Les recettes et ingrédients varient selon les régions et les communautés ethniques, avec également des influences portugaises. Les restaurants formels sont surtout concentrés à Bissau et peuvent servir une cuisine bissau-guinéenne, portugaise et internationale. Hors de la capitale, les ménages, les marchés locaux et les vendeurs informels jouent un rôle plus important. Il n’existe pas de base nationale fiable pour comparer les coûts de la restauration ou de l’alimentation des ménages. Les prix du riz, du poisson, des haricots, du maïs, du manioc, du mil, du sorgho et de l’huile varient selon le marché, la saison, les importations, le coût du transport et le prix de la noix de cajou. En novembre 2025, le riz importé coûtait environ 10 % de moins qu’un an auparavant, la farine de blé environ 10 % à 20 % de moins et le mil local environ 10 % à 25 % de plus. L’accès à l’alimentation est aussi un enjeu nutritionnel. Environ 68 % de la population ne peut pas se permettre une alimentation saine et riche en nutriments, et le retard de croissance chronique touche plus de 28 % des enfants. Les enfants de moins de cinq ans, les femmes enceintes ou allaitantes et les ménages ruraux pauvres sont davantage exposés à la vulnérabilité nutritionnelle. Les programmes du PAM comprennent des repas scolaires, des aliments nutritifs spécialisés, une aide en espèces et une agriculture tenant compte de la nutrition ; l’accès dépend du groupe cible et du programme. La Guinée-Bissau dispose d’un cadre formel de sécurité sanitaire des aliments, comprenant le décret-loi 62-E/92 sur le contrôle sanitaire des aliments, le décret-loi 9/2011 sur l’inspection des produits de la pêche, le décret-loi 1/2019 sur les repas scolaires et le décret-loi 1/2004 sur le sel iodé. Des règles de fortification et de supplémentation de 2014 s’appliquent également. Le ministère de la Santé, l’INASA et les organismes des pêches tels qu’INIPO, DGPA et INFISCAP ont des responsabilités pertinentes, mais l’application, les inspections, les laboratoires et la chaîne du froid restent inégaux. L’eau non potable, le manque d’installations pour se laver les mains, l’hygiène insuffisante des surfaces, la contamination croisée, une cuisson ou une réfrigération insuffisante et les coquillages crus peuvent accroître les risques. L’eau traitée, une cuisson complète, la séparation des aliments crus et cuits et le choix de vendeurs fiables réduisent l’exposition, même si les conditions varient selon les endroits. Le ministère de l’Agriculture et du Développement rural est responsable des questions agricoles ; la coordination de la sécurité alimentaire et de la nutrition associe le PAM, la FAO et l’INE. Le ministère de la Pêche et de l’Économie maritime supervise les questions liées aux pêches. La noix de cajou est la principale source d’exportation et de revenus, mais la dépendance à sa récolte saisonnière et à ses prix peut rendre les ménages plus dépendants des achats alimentaires. Diversifier la production avec du riz, des arachides, des patates douces et des légumes, soutenir la transformation locale, les banques céréalières et des systèmes rizicoles plus résilients peut renforcer la sécurité alimentaire. La surpêche, la pêche illégale ainsi que la faiblesse des capacités de chaîne du froid et de transformation menacent les moyens de subsistance liés à la pêche.
L’alimentation en Guinée-Bissau
En Guinée-Bissau, l’alimentation repose surtout sur le riz, le poisson, les légumes, les fruits, les arachides, les haricots, le manioc et les patates douces. Les ménages s’approvisionnent par leur propre production, les marchés, les petits commerçants, les importations et les restaurants ; la disponibilité varie selon la saison, la région et les conditions de transport. Les plats de riz avec caldo, mafé, huile de palme, fruits de mer ou viande grillée sont courants, tandis que les prix alimentaires et l’accès à une alimentation nutritive varient considérablement.
Conseil
En Guinée-Bissau, planifiez l’alimentation en fonction de la saison, du lieu, du transport et du budget du ménage plutôt que de supposer qu’un modèle national unique s’applique. Gardez le riz comme aliment de base pratique, mais ajoutez du poisson, des haricots, des arachides, des légumes ou des fruits de saison lorsqu’ils sont disponibles pour varier l’alimentation et réduire la dépendance à une seule source d’approvisionnement ou de revenu. Traitez l’eau avec précaution, faites bien cuire le poisson et les coquillages, et comparez les prix avant de compter sur un marché, un vendeur ou un restaurant particulier.

