La Guinée-Bissau dispose d’un cadre formel de justice pénale en vertu du Code pénal, décret-loi 4/93 (Código Penal Decreto-Lei 4/93), et du Code de procédure pénale 5/93 (Código de Processo Penal 5/93), mais la lutte contre la criminalité est fragmentée dans la pratique. La Police d’ordre public assure la police générale, la Garde nationale remplit des fonctions de sécurité et la Police judiciaire se concentre sur les enquêtes criminelles. Le ministère public, également appelé Procureur général de la République (Procuradoria-Geral da República), et les tribunaux assurent les poursuites et les procédures judiciaires. À Bissau, les risques courants comprennent les vols à la tire, les vols de sacs et de téléphones portables, en particulier près de l’aéroport, des marchés et des rassemblements publics, ainsi que les cambriolages réguliers. Verrouillez les portes, fermez les fenêtres et protégez vos pièces d’identité. Hors de Bissau, la couverture de sécurité est plus limitée, tandis que le banditisme routier et les détournements de véhicules peuvent survenir. Les déplacements de nuit présentent davantage de risques. Pendant les déplacements et les contrôles de taxi, gardez sur vous un passeport ou un titre de séjour, car des pièces d’identité peuvent être demandées. La criminalité comprend aussi des activités transfrontalières organisées, telles que le transit de cocaïne et d’autres drogues, la contrebande et le blanchiment d’argent. Les frontières poreuses, le long littoral, les 88 îles peu peuplées et une économie fondée sur les espèces compliquent la surveillance. Les capacités d’enquête et des tribunaux sont limitées par le sous-financement, la corruption et les risques d’infiltration. Les infractions liées aux stupéfiants peuvent entraîner de lourdes peines et les conditions de détention sont dures. Les statistiques locales fragmentées ne permettent pas de calculer un taux national fiable de prévalence de la criminalité. Les violences domestiques et sexuelles, le viol et les abus sexuels sont sous-déclarés, notamment parce que les victimes craignent de porter plainte. À Bissau, un poste de protection au parquet, un service d’assistance sociale et des centres d’accueil offrent du soutien. Le cadre juridique prévoit un examen et des soins médicaux gratuits, une aide juridique, un soutien psychologique et un hébergement, mais les capacités réelles varient selon les régions. Le 121 est le numéro documenté pour les violences domestiques, les violences sexuelles et le harcèlement sexuel, mais son fonctionnement actuel n’est pas vérifié. Les enfants peuvent être victimes de traite, de mendicité forcée, de mariages forcés et de travail des enfants. En 2024, 75 enfants victimes de mendicité forcée et 24 enfants victimes de mariage forcé ont été repérés et orientés vers des services compétents. L’Institut de la femme et de l’enfant (Instituto da Mulher e da Criança, IMC) coordonne la gestion des cas avec les acteurs de la protection de l’enfance. Une juridiction pour mineurs existe officiellement, mais l’existence de tribunaux spécialisés pour les affaires pénales impliquant des mineurs n’est pas attestée. Les victimes et les témoins peuvent utiliser la procédure de plainte ou de dénonciation de la PJ, notamment le signalement en ligne sécurisé et confidentiel. Un numéro de référence permet de suivre un dossier ; en cas de perte ou de vol d’un téléphone portable, le signalement peut inclure son IMEI. La présence territoriale de la PJ s’étend, avec notamment une nouvelle direction provinciale à Bafatá en 2026, mais la couverture régionale reste inégale. En dehors des grands centres, la POP et la Garde nationale peuvent être les premiers contacts pratiques ; des chefs de village ou des responsables religieux interviennent parfois comme médiateurs informels, mais cette médiation ne remplace pas une plainte pénale officielle. Les numéros d’urgence publiés sont contradictoires. Le Canada et le ministère britannique des Affaires étrangères répertorient le 117 pour la police, tandis que le site de la PJ publie le 121. L’assistance médicale est indiquée au 119 ; le site de la PJ donne le 118 pour les services d’incendie et le ministère britannique, le 1313. Vérifiez les numéros localement avant de vous y fier, car aucun tarif de plainte ni délai d’intervention garanti n’a été publié de manière fiable. Aucun système national de signalement de la cybercriminalité ni canal spécialisé correspondant n’est directement attesté en Guinée-Bissau. La loi 5/2010 sur les TIC réglemente les télécommunications et la gouvernance d’Internet ; l’ARN réglemente les télécommunications et le domaine .gw, mais l’existence d’une équipe nationale de réponse aux urgences informatiques n’est pas établie de manière fiable. Conservez les messages, les renseignements sur l’appareil, les transactions et les autres éléments numériques, puis signalez les faits à la PJ, à la POP ou à la Garde nationale et au ministère public. L’instabilité politique, les manifestations, les mines, le terrorisme et la circulation routière sont des questions de sécurité distinctes, même si elles peuvent influer sur les précautions liées à la criminalité.
Criminalité en Guinée-Bissau
La criminalité en Guinée-Bissau comprend les vols, les agressions, les cambriolages, les violences, la traite et d’autres menaces pour la sécurité quotidienne. À Bissau, les vols à la tire, de sacs et de téléphones, notamment près de l’aéroport, des marchés et des rassemblements publics, ainsi que les cambriolages sont des préoccupations récurrentes ; hors de la capitale, la couverture de sécurité limitée et le banditisme routier ou les détournements de véhicules accroissent l’incertitude, surtout la nuit. Les interventions relèvent de la Police d’ordre public (Polícia de Ordem Pública, POP), de la Garde nationale, de la Police judiciaire (Polícia Judiciária, PJ) et des procureurs, mais les voies de signalement, l’accès régional et le soutien aux victimes restent inégaux.
Conseil
En matière de criminalité en Guinée-Bissau, adoptez une stratégie de sécurité à plusieurs niveaux : réduisez d’abord votre exposition, protégez vos pièces d’identité et vos objets de valeur et choisissez une voie de signalement adaptée à l’urgence et au lieu. Renforcez les précautions près des aéroports, des marchés, des rassemblements publics et lors des déplacements de nuit, surtout hors de Bissau où la couverture peut être inégale. En cas de violence, de traite, de danger pour un enfant ou de vol numérique, préservez les éléments de preuve et utilisez les voies officielles au lieu de vous fier uniquement à une médiation informelle ou à un numéro non vérifié.

