La Guinée-Bissau ne dispose pas de système national direct qui remplace le revenu après une perte d’emploi. En vertu de la Lei n.º 4/2007, l’Institut national de sécurité sociale (Instituto Nacional de Segurança Social, INSS) couvre la maladie, la maternité, les accidents du travail, l’invalidité, la vieillesse, le décès et les charges familiales, mais le chômage ne figure pas parmi les prestations actuellement énumérées. La loi prévoit la possibilité d’une future allocation chômage (subsídio de desemprego) pour les personnes ayant cotisé pendant une longue période, mais aucun règlement d’application ni aucune procédure de demande établie pour cette prestation n’a été constaté. Les droits existants auprès de l’INSS ne garantissent donc pas automatiquement un revenu en cas de chômage. Les personnes sans emploi dépendent souvent d’activités informelles, de la production de subsistance, du soutien de leur ménage ou de leur communauté, de l’aide religieuse et de programmes ciblés occasionnels. L’aide alimentaire, la protection sociale de base et l’aide aux personnes handicapées dépendent du groupe concerné et du programme ; elles ne créent pas un droit automatique lié à la perte d’emploi. On estime que plus de 95 % des emplois sont informels, et le travail informel laisse souvent peu de traces de cotisations et apporte peu de preuves d’un emploi antérieur. L’agriculture représentait 62,7 % de l’ensemble des emplois en 2022. Le ratio emploi-population était de 63,1 % en 2022, tandis que le taux de chômage modélisé était de 2,7 % en 2025. Ces chiffres ne prouvent pas que la plupart des personnes ont un emploi rémunéré stable. Les jeunes sont particulièrement exposés à un marché du travail informel : environ 99 % des jeunes ayant un emploi travailleraient dans l’informel. En 2022, 17,0 % des personnes âgées de 15 à 29 ans n’étaient ni en emploi, ni aux études, ni en formation. Parmi elles, 90,6 % étaient inactives plutôt qu’à la recherche active d’un emploi, tandis que 9,4 % en cherchaient activement un. Un faible taux de chômage enregistré peut donc coexister avec des personnes qui ont cessé leurs recherches ou dépendent d’activités irrégulières. Pour trouver un emploi ou reprendre le travail, l’Agence pour l’emploi et la formation professionnelle (Agência de Emprego e Formação Profissional, AGEFP) est le principal service public de l’emploi. Créée en 2021, elle relève de l’autorité du ministère chargé du travail et exerce des responsabilités à l’échelle nationale. Ses fonctions comprennent l’information et le placement en emploi, l’orientation professionnelle, la qualification et la requalification, la réadaptation professionnelle, l’entrepreneuriat et l’inclusion. L’AGEFP a son siège à Bissau, des délégations à Bissorã, Gabú et Catió, ainsi que des guichets de services dans d’autres localités. UFE/CIFAP Bula, CENFI/CIFAP Bissau, Quelelé et Bissorã sont d’autres points d’accès aux services liés à l’emploi ou à la formation. Le bureau de l’AGEFP à Bissau est indiqué à Avenida Domingos Ramos ; son adresse de contact public est agefp2021@gmail.com. Son site web indique des horaires d’ouverture du lundi au vendredi, de 09:00 à 16:00, mais il faut confirmer auprès du bureau concerné les horaires locaux, les frais et les documents requis. Aucun délai d’inscription ni frais uniformes pour les demandeurs d’emploi n’a été établi. Une personne à la recherche d’un emploi peut demander à l’AGEFP des offres, une orientation professionnelle, une formation ou un appui à l’entrepreneuriat. Une personne qui travaille dans l’informel ou à son compte peut aussi s’informer sur l’aide à l’activité indépendante, à la microentreprise ou à l’artisanat. Les salariés du secteur formel ont une situation juridique différente. Les employeurs doivent inscrire leurs salariés à l’INSS et conserver les contrats, les relevés de salaire et les justificatifs de cotisations. Lorsqu’une relation de travail formelle prend fin, l’employeur peut devoir remettre des documents, verser des rémunérations impayées ou payer une indemnité, selon le motif de la rupture. Le cadre applicable est le Code du travail (Código do Trabalho), Lei n.º 7/2022, entré en vigueur le 19 juillet 2022 et ayant remplacé la Lei n.º 2/1986. Il régit principalement les relations formelles entre employeur et salarié. Les litiges peuvent être portés devant l’Inspection du travail (Inspeção do Trabalho) ou le tribunal du travail ; les délais dépendent du type de rupture. Après une perte d’emploi, les principales voies de retour au travail sont le placement par l’AGEFP, la formation professionnelle ou la requalification, l’activité indépendante, la microentreprise et l’artisanat. En cas de retour à un emploi formel, le nouvel employeur devrait normalement réinscrire le salarié à l’INSS. Le soutien et l’accès aux services peuvent varier selon l’âge, le genre, le handicap, le milieu urbain ou rural et la disponibilité des services locaux. Un faible taux de chômage national ne dispense pas de vérifier la sécurité du revenu, les justificatifs, l’accès aux services et la fiabilité concrète du travail proposé.
Le chômage en Guinée-Bissau
En Guinée-Bissau, la plupart des emplois sont informels : perdre son travail n’ouvre donc que rarement droit à un soutien automatique au revenu. Aucun régime national d’indemnisation du chômage ni système unifié d’inscription n’a été établi. L’AGEFP aide les personnes à trouver un emploi, une formation ou un appui à la création d’une activité indépendante.
Conseil
En Guinée-Bissau, considérez le chômage comme un problème de revenu et de justificatifs, et non comme une période automatiquement couverte par l’INSS. Vérifiez les aides réellement disponibles, contactez l’AGEFP pour obtenir un appui à la recherche d’emploi ou à la formation, et conservez toutes les pièces liées à un emploi formel. Ne vous fiez ni au taux de chômage national ni à des promesses informelles pour évaluer la sécurité du revenu d’une possibilité d’emploi.

