Le ministère de la Santé coordonne les services dans le cadre de la Politique nationale du secteur de la santé 2021-2030. Les soins de santé primaires (primary health care, PHC) constituent le premier niveau de soins, destiné à servir la plupart des personnes par l’intermédiaire des services communautaires et des établissements locaux. Les agents de santé villageois (Village Health Workers), les accompagnatrices communautaires à l’accouchement (Community Birth Companions) et les infirmiers communautaires (Community Health Nurses) facilitent l’accès local, aux côtés des dispensaires communautaires (Community Clinics), postes de santé, centres de santé de niveau inférieur et supérieur (Minor Health Centres et Major Health Centres). Les hôpitaux de district et les hôpitaux généraux prennent en charge les cas plus complexes, tandis que l’hôpital universitaire Edward Francis Small, appelé EFSTH, est l’hôpital universitaire et le principal hôpital de référence du pays. Avant l’apparition d’une maladie ou de complications, les services comprennent l’éducation à la santé, la vaccination systématique, les soins prénatals, les services maternels et néonatals, la santé infantile, la planification familiale, la prévention et le dépistage du paludisme, le dépistage du VIH, le dépistage nutritionnel et les activités de proximité. La prévention liée à l’eau, à l’assainissement et à l’hygiène (WASH) porte sur les risques correspondants. Pendant les soins, les établissements peuvent proposer une évaluation clinique, des analyses de laboratoire ou des examens de radiologie lorsque ces services sont disponibles, des traitements, des soins d’urgence maternels et néonatals, des services contre le paludisme, la tuberculose et le VIH, la prise en charge des maladies non transmissibles et un soutien en santé mentale. Les services proposés dépendent de l’établissement, du personnel, de l’équipement et des fournitures disponibles. Le système comprend des établissements publics, des cliniques privées, des cliniques d’ONG et des cliniques de service. La médecine traditionnelle reste une porte d’entrée de confiance pour de nombreuses personnes et fait l’objet d’efforts croissants de réglementation et d’intégration. Son recours ne supprime pas la nécessité d’une évaluation par un professionnel qualifié lorsque les symptômes sont graves, persistants ou s’aggravent. Les soins de santé mentale ont historiquement été concentrés dans les zones urbaines, mais la formation mhGAP élargit le rôle des prestataires de soins primaires et communautaires. En janvier 2026, le projet de loi sur la santé mentale était encore au stade des consultations avec les parties prenantes ; son adoption n’était donc pas vérifiée. L’évaluation officielle de 2025 citait toujours la loi de 1917 sur la détention des personnes considérées comme aliénées (Lunatics Detention Act). Les orientations vers des soins de niveau supérieur sont nécessaires lorsqu’un établissement local ne peut pas prendre en charge la maladie de manière sûre. Les retards peuvent être dus à la distance, à l’état des routes, au transport, au carburant, à la disponibilité des ambulances, à l’absence de retour après orientation et aux lacunes des protocoles. En cas d’urgence médicale, appelez la ligne d’urgence du ministère de la Santé au 1025 et contactez l’établissement de santé le plus proche. Dans le cadre des politiques, les établissements sont censés évaluer et stabiliser les urgences, mais aucun délai précis d’intervention des ambulances n’a été identifié. Ne retardez pas une évaluation urgente en essayant vous-même d’organiser une orientation vers un établissement éloigné. La Direction des services pharmaceutiques nationaux (Directorate of National Pharmaceutical Services) coordonne les médicaments dans le cadre de la Politique nationale du médicament. Les magasins médicaux centraux (Central Medical Stores) achètent, stockent et distribuent médicaments, consommables et équipements en s’appuyant sur la Liste nationale des médicaments essentiels et les Directives thérapeutiques standardisées. Les stocks, la qualité et la disponibilité peuvent néanmoins varier selon les établissements et les régions. Les soins du VIH sont intégrés dans 77 établissements de santé. Les services différenciés pour le VIH comprennent la délivrance de médicaments pour plusieurs mois, les visites intégrées et des horaires flexibles ; plus de 1 000 mises sous traitement ont été signalées entre octobre 2025 et mars 2026. Le suivi peut comprendre l’observance du traitement, la surveillance de la charge virale, les bilans de maladies chroniques, la réadaptation, les soins palliatifs et les vérifications des orientations, selon la maladie et l’établissement. Le cadre de politique du ministère de la Santé prévoit des droits des patients à une information compréhensible, au choix du prestataire lorsque cela est possible, à l’évaluation et à la stabilisation en cas d’urgence, à la participation aux décisions de traitement, à des soins respectueux et non discriminatoires, à la confidentialité, à la consultation et à la correction du dossier médical, ainsi qu’aux réclamations et recours. La force juridique actuelle de chacun de ces droits n’a pas été vérifiée séparément. Les responsabilités générales des patients comprennent la communication d’informations de santé pertinentes, le respect des traitements ou des orientations convenus et des règles de l’établissement. Aucun tarif, prix de médicament, délai de rendez-vous ou délai d’orientation uniforme à l’échelle nationale n’a été identifié ; les coûts et les délais peuvent donc différer selon les prestataires et les régions.
Santé en Gambie
Le système de santé gambien associe services communautaires, établissements publics et privés, prestataires d’ONG et hôpitaux de référence. Les soins de santé primaires couvrent la prévention, les traitements courants, les services maternels et infantiles, les médicaments et le suivi ; les cas plus complexes sont orientés des dispensaires communautaires et centres de santé vers les hôpitaux. L’accès varie selon la distance, le transport, les effectifs, l’équipement et la disponibilité des médicaments, particulièrement en zone rurale.
Conseil
Pour la prévention courante, les soins de base et le suivi, adressez-vous à l’établissement de soins primaires adapté le plus proche et prévoyez une voie d’orientation claire pour les cas plus complexes. Le transport, la disponibilité des médicaments et la continuité du suivi constituent des risques pratiques, surtout en zone rurale. En cas d’urgence, appelez le 1025 et contactez l’établissement le plus proche au lieu de retarder les soins pour comparer les prestataires.

