L’enseignement et la formation techniques et professionnels (Technical and Vocational Education and Training, TVET) en Gambie couvrent l’apprentissage pratique et professionnel dans des domaines tels que la mécanique, la soudure, la maçonnerie, la bijouterie, la sculpture, la couture, la conduite de véhicules utilitaires, le commerce, la comptabilité, la construction, l’ingénierie, les technologies de l’information et de la communication, l’agriculture, le tourisme et l’hôtellerie-restauration. Les programmes formels sont proposés par des établissements publics et privés, des ONG, des organisations communautaires et des projets. Parmi les lieux de formation figurent l’Institute of Technical Training, anciennement GTTI, GTMI, Gambia College, GTHI, GSI et le Njawara Agricultural Training Centre. Le registre actuel des établissements publics et privés d’enseignement supérieur et de TVET est tenu dans le cadre du système national d’assurance qualité ; il faut donc vérifier l’établissement et le programme avant de s’inscrire. L’apprentissage traditionnel se déroule principalement en atelier et est dirigé par un maître artisan. Il est particulièrement courant dans le secteur informel et comporte généralement beaucoup plus de pratique que de théorie. Il n’existe pas de norme nationale unique pour son contrat, ses frais, son indemnité, ses horaires, ses dispositions de sécurité ou sa procédure de réclamation. La durée dépend du métier et du maître artisan et est souvent d’un à trois ans. L’enquête disponible de 2019 a constaté que 79 % de l’offre d’apprentissage dans la zone de gouvernement local (Local Government Area, LGA) de Kanifing relevait de ce modèle ; ce chiffre constitue une référence historique, et non une proportion nationale actuelle. Les apprentissages traditionnels sont souvent à prédominance masculine, même si l’accès dépend du métier, du prestataire et du lieu de travail. Le TVET formel suit des programmes structurés et peut mener à des qualifications relevant du Gambia Skills Qualification Framework (GSQF). Ce cadre comporte sept niveaux. Le niveau 1 comprend les programmes Foundation Certificate 1 et 2, qui durent chacun au moins neuf mois et représentent 30 crédits ; ils sont accessibles aux adultes, aux jeunes ayant quitté l’école tôt et aux apprenants issus de parcours informels ou non formels. Des qualifications préalables ne sont pas toujours exigées. Aux niveaux 1 et 2, l’anglais peut être accompagné d’une autre langue d’enseignement, tandis que les mathématiques peuvent être enseignées sous forme de calcul appliqué au domaine professionnel. Les niveaux supérieurs peuvent comprendre de la formation pratique, de l’entrepreneuriat et des possibilités d’accéder à un emploi, au travail indépendant ou à des qualifications supplémentaires, mais une qualification ne garantit ni emploi ni placement automatique. La National Accreditation and Quality Assurance Authority (NAQAA) enregistre les établissements, accrédite les programmes, soutient les audits qualité et supervise l’évaluation et la certification des Gambia Skills Qualifications. Les formateurs, évaluateurs et vérificateurs peuvent également devoir détenir les licences correspondantes. Un certificat délivré à l’issue d’un programme non accrédité peut ne pas être reconnu ou validé par la NAQAA et peut compliquer l’accès à l’emploi ou à des études ultérieures. L’évaluation pratique est au cœur des programmes fondés sur les compétences. L’apprentissage, les stages en milieu professionnel et d’autres expériences pratiques peuvent fournir des éléments de preuve ; l’APEL/RPL (validation des acquis de l’expérience et reconnaissance des acquis antérieurs) peut évaluer les acquis issus d’une expérience professionnelle, d’études inachevées, d’un apprentissage autonome ou informel, ou de qualifications étrangères, lorsque la procédure correspondante est disponible. Terminer un apprentissage traditionnel auprès d’un maître artisan ne confère pas automatiquement une qualification reconnue à l’échelle nationale. Les responsabilités sont réparties entre plusieurs organismes publics. Le Ministry of Higher Education, Research, Science and Technology est chargé du TVET postsecondaire et de l’enseignement supérieur ; le Ministry of Basic and Secondary Education couvre le TVET de base et secondaire ; et le Ministry of Youth and Sports soutient certains centres de formation professionnelle. Le Ministry of Trade, Industry, Regional Integration and Employment fait le lien entre la formation, les besoins du marché du travail et la formation en entreprise répondant à la demande des employeurs. La NAQAA est chargée de l’enregistrement, de l’accréditation, de l’assurance qualité, de l’évaluation, de la certification et de la reconnaissance. La National TVET Policy 2021–2030 fournit le cadre politique actuel. Un projet de National Apprenticeship Policy a été présenté lors d’un atelier de validation le 14 août 2026, mais les responsabilités envisagées, telles que les contrats types, la protection sociale, les obligations des mentors et un modèle national dual, ne doivent pas être considérées comme des dispositions légales établies tant qu’elles n’ont pas été adoptées et mises en œuvre. Les coûts varient selon le prestataire et la forme de formation. Une enquête de 2019 indiquait des frais de scolarité annuels moyens d’environ 15 000 GMD pour le TVET en établissement, tandis que la plupart des programmes étudiés coûtaient moins de 5 000 GMD par an. Les prestataires publics peuvent recevoir des financements publics, tandis que les offres privées combinent souvent les frais de scolarité et le soutien de donateurs. Aucuns frais types ni règles nationales de financement n’ont été établis pour l’apprentissage traditionnel. En 2025, le NYSS Apprenticeship Training Program a soutenu pendant deux ans 150 jeunes Gambiens, en finançant les frais de scolarité et une allocation grâce au gouvernement et au PNUD ; il s’agissait d’une mesure propre à ce programme, et non d’un droit général. La NETT Levy finance l’assurance qualité et ne crée pas de subvention universelle pour les apprentis. Les possibilités de formation sont concentrées dans la zone urbaine autour de Banjul et de Kanifing. La référence de la politique de 2021 estimait qu’environ 75 % des prestataires de TVET accrédités s’y trouvaient, tandis que l’offre en milieu rural était plus limitée. Les transports, l’équipement et le coût peuvent donc affecter l’accès. Certaines initiatives, notamment TekkiFii, le Youth Empowerment Project et le Job, Skills and Finance Project, ont contribué à relier les centres de formation, les maîtres artisans, les employeurs et les possibilités d’emploi. Les stages, les périodes de formation en entreprise, les salons de l’emploi, les incubateurs et le soutien au travail indépendant peuvent faciliter la transition, mais aucun ne garantit un emploi. Pour comparer des formations en apprentissage en Gambie, vérifiez qui encadre l’apprentissage, les travaux pratiques et la théorie proposés, le coût total et la durée, les conditions de sécurité, la méthode d’évaluation, l’accréditation et la qualification ou les preuves de compétences obtenues à la fin.
Apprentissage en Gambie
L’apprentissage en Gambie est un système fragmenté qui comprend l’apprentissage traditionnel en atelier, l’enseignement technique et professionnel formel et la formation en entreprise. Les apprentissages traditionnels restent un moyen important d’apprendre un métier pratique auprès d’un maître artisan, tandis que les établissements agréés proposent des programmes structurés menant à des qualifications évaluées à l’échelle nationale. L’accès, les frais, la qualité de la formation et la reconnaissance varient selon ces formes.
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