En Gambie, aucun service national unique ne gère tous les aspects du cadre de vie quotidien. L’Agence nationale de l’environnement (NEA) assure le suivi environnemental, la lutte contre la pollution, les analyses en laboratoire, le traitement des plaintes environnementales et l’évaluation de l’impact environnemental ; les autorités locales gèrent ou coordonnent les fonctions liées aux routes locales, au drainage, aux services d’eau, aux déchets et à l’assainissement. La Compagnie nationale de l’eau et de l’électricité (NAWEC) fournit une grande partie des infrastructures d’eau et d’électricité en zone urbaine et périurbaine, tandis que les zones rurales et provinciales dépendent davantage de forages communautaires, de puits et d’autres systèmes locaux. La couverture des égouts, le traitement des eaux usées, la collecte des déchets et la gestion des boues de vidange restent inégaux selon les lieux. Un projet de réhabilitation des routes, du drainage et des égouts à Banjul était déclaré achevé à environ 80 %, avec une échéance visée en juillet 2026 ; l’état d’avancement de ce projet ne définit pas une norme nationale d’infrastructure. Les abords des agglomérations sont aussi affectés par des aménagements informels ou non réglementés, notamment lorsque des constructions occupent des terres exposées aux inondations, des cours d’eau ou des voies de drainage. La saison des pluies s’étend généralement de juin à octobre ; de fortes pluies peuvent provoquer des inondations lorsqu’elles se combinent à un drainage insuffisant et à des déchets dans les cours d’eau. La Gambie a recensé des risques d’inondation, de tempête de vent, de sécheresse, d’érosion côtière, de contamination de l’eau, d’incendie urbain et d’incident industriel ou de déversement pétrolier. L’Agence nationale de gestion des catastrophes (NDMA) coordonne la gestion des risques de catastrophe, l’alerte précoce et la préparation par l’intermédiaire de structures nationales, régionales, de district et communautaires, à l’aide de messages radio, électroniques et sur les réseaux sociaux, de canaux de communication traditionnels et d’alertes. La pollution de l’air provient de la cuisson domestique à la biomasse, de la circulation, des générateurs, de l’industrie et du brûlage des déchets ; la fiche pays 2025 de l’OMS indique une moyenne annuelle de PM2,5 de 39 microgrammes par mètre cube, contre une valeur guide de l’OMS de 5. La NEA promeut l’information en temps réel sur la qualité de l’air dans cinq régions administratives, mais l’exposition varie selon les lieux et la couverture locale des mesures. Les règles environnementales portent sur la pollution, les émissions, le bruit, les odeurs, les vibrations, les déchets et les sacs plastiques, mais une source directe de projet signale que la Gambie ne dispose pas d’une norme générale de niveau sonore ambiant pour les zones résidentielles. Les parcs, les couloirs de drainage et les espaces publics ou communautaires contribuent à la qualité de vie quotidienne et à la gestion des inondations, même si aucun inventaire national fiable ni aucune norme minimale d’accès n’ont été établis. Il est possible de signaler à la NEA les dépôts illégaux de déchets, la pollution industrielle, les déversements de produits chimiques, la contamination de l’eau et les infractions relatives aux sacs plastiques, par son canal de plainte, en indiquant le lieu et en joignant des photographies ou vidéos ; la NEA annonce un accusé de réception sous 48 heures, mais l’enquête et le suivi dépendent du dossier. Une évaluation de l’impact environnemental ou une évaluation de l’impact environnemental et social peut être exigée avant l’approbation d’un projet ou le début de travaux ; la consultation locale peut associer les conseils locaux de l’environnement et d’autres organismes publics. La loi nationale sur la gestion de l’environnement, le règlement sur les normes de qualité environnementale et la loi sur les collectivités locales constituent une partie du cadre formel, mais l’accès pratique, l’application des règles, les calendriers de collecte, les raccordements disponibles et les frais locaux dépendent de l’autorité et de la zone de service compétentes.
Le cadre de vie en Gambie
En Gambie, le cadre de vie quotidien dépend de l’accès à l’eau et à l’électricité, du drainage, des services de gestion des déchets, de la qualité de l’air, des espaces verts, de la sécurité et des infrastructures locales. Les services et les normes diffèrent entre le Grand Banjul, les autres zones urbaines et périurbaines, les villes de province et les communautés rurales. Les inondations, les caniveaux bouchés, la contamination de l’eau, l’accumulation des déchets, la fumée et le développement rapide peuvent affecter directement la vie quotidienne.
Conseil
En Gambie, considérez le cadre de vie comme une question de services et de risques propres à chaque lieu, et non comme une norme nationale uniforme. Pour évaluer ou aménager un endroit, vérifiez précisément l’eau, le drainage, la collecte des déchets, la pollution de l’air, l’exposition aux inondations et les moyens d’alerte d’urgence. Adressez-vous à l’autorité locale, à la NAWEC ou à la NEA selon le problème, et gardez des preuves des difficultés non résolues.

